Marema, une femme battante

Marema, une femme battante
Marema © Nampémanla

Le prix Découvertes RFI a été décerné cette année à l’artiste sénégalaise Marema, née d’un père mauritanien et d’une mère sénégalaise. Influencée par la musique acoustique de Tracy Chapman, Marema a débuté comme choriste auprès de grands artistes sénégalais comme Didier Awadi ou Idrissa Diop. En répétition dans un studio de Dakar, la jeune artiste de 28 ans nous livre ses premières impressions.

RFI Musique : Qu’est-ce qui vous a poussée à vous lancer dans la chanson ?
Marema : Ma mère m’a influencée. C’est une grande fan de Tracy Chapman. Mais elle aime aussi écouter la musique mandingue. C’est une grande mélomane. En ce qui me concerne, je chante depuis toute petite. Je mettais la musique à fond, notamment quand je faisais le ménage ou que je travaillais. Je suis née à Dakar. Ma mère est de l’ethnie diola. Cette culture m’a beaucoup influencée.  

Pouvez-vous nous parler de la naissance de votre premier album ?

Mon premier single, Femmes d’affaires, rend hommage aux femmes battantes, aux femmes qui n’attendent personne pour aller de l’avant. Je rends donc hommage aux dames de fer à partir de ce single que j’ai composé et que Mao Otayek a réalisé (ndlr : musicien et réalisateur d'origine ivoirienne installé au Sénégal, ancien accompagnateur d'Alpha Blondy).

 
Vous avez entamé une carrière solo il y a deux ans. Est-ce difficile de percer dans la musique sénégalaise, sachant qu’il y a énormément de groupes ?
La musique, c’est difficile, comme tous les domaines. Lorsque je me suis lancée, je me suis inscrite dans une école de musique. J’ai suivi une formation de trois ans. Après cette école, je me suis imprégnée de la musique sénégalaise en faisant les chœurs pour différents artistes. Mao Otayek a joué un grand rôle dans ma carrière.
Concernant le contexte sénégalais, c’est très difficile : plusieurs producteurs sont venus vers moi. Ils ne me proposaient qu’une chose : chanter du mbalax. J’ai fait les chœurs de mbalax, je l’ai chanté et dansé depuis toute petite. C’est notre musique au Sénégal. Mais moi, j’ai ma musique. Et j’y croyais.
 
Comment définissez-vous votre musique ?
Ma musique n’a pas de frontières. Je peux toucher tous les rythmes, toutes les sonorités : africaines, blues, pop, rock… je fais de tout.
 
Que comptez-vous faire de ce prix ?
Je suis heureuse d’être lauréate. Je pense que cela va m’ouvrir beaucoup de portes. Je vais bientôt lancer mon second single, qui s’intitule My friend. L’album devrait sortir en 2015.
 
 
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