Superbus

Superbus
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Ils rêvaient d’Amérique, leur cinquième album leur a fait larguer les amarres. Loin des studios français, ils s'éloignent aussi de plus de dix ans de pop acidulée. Après deux années de stand by, Superbus remet le contact avec Sunset, le coffre rempli de la smala de l’Oncle Sam.

Dès leurs débuts en 2000, ils ont traîné leurs basques dans tous les recoins de la musique pop anglo-saxonne. Sucrés et multicolores, leurs tubes nous ont toujours rappelé ces petits bonbons-dragées dont les enfants raffolent, même s’ils restent parfois un peu coincés entre les dents.

Depuis, Jennifer Ayache et ses quatre garçons se sont laissés portés par les vents : post punk en kilt, new wave girly… Nos No Doubt à nous, la longévité en plus, puisque seul le batteur a été troqué à mi-parcours.
 

De leur aventure à Los Angeles, ils ont ramené le son "Billy Bush" (maître des manettes de Garbage), un solo de Richie Sambora de Bon Jovi, mais surtout onze titres plus rock que jamais, autant qu’inégaux.
 
Les claviers fin 80's et les guitares début 90's n’auraient pas été pour nous déplaire, si les singles All Alone et A la chaîne n’avaient pas été indigestes, en matière de textes ou de mélodies, comme une bonne partie de l’album. On leur préfèrera les entêtants Smith n Wesson et Whisper pour le côté lolita, Mrs Better comme la marque d’héritage des idoles de la chanteuse, à la limite le Duo "dahoesque" avec le mannequin Marco Kamaras.
 
Tandis que les paysages défilent, on aurait aimé suivre le convoi d’un peu plus près. On en gardera surtout Get real, assurément le morceau le plus réussi, et son versant grunge. En restant sur notre faim, le nez collé à la vitre.
 
Superbus Sunset (Polydor) 2012
En concert à l’Olympia à Paris le 11 décembre 2012

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