Dimitri from Paris

Dimitri from Paris
© Charley Gallay/Getty Images
Passeport artiste
Pays:  France
Qualité:  Compositeur / DJ

Issu de la mouvance des DJs remixeurs (la «French touch»), Dimitri from Paris est devenu en 10 ans le prince de l’électro-lounge: une musique rétro-futuriste élégante taillée pour les soirées chic-excentriques et les piscines d’hôtels de rêve. Comme les bons cocktails, Dimitri s’exporte dans le monde entier.

Biographie: 

Il débute en 1986 sur une radio FM française, Skyrock, et commence à mixer du funk avec une musique plus électronique et fraîchement arrivée en France, la House. Ces mixes sont faits sans grands moyens, mais cela lui donne quand même l'occasion de montrer ses talents, retravaillant aussi des morceaux d'artistes de variété comme Julien clerc, Etienne Daho ou Richard Gotainer.

Initié à la dance music en même temps qu'un DJ rap, Dee Nasty, il s'intéresse à des groupes américains comme Sugarhill Gang et Afrikaa Bambaâta.

En 87, il change de radio et va officier sur NRJ, où il s'occupe dans un premier temps de l'habillage d'antenne. Finalement, il réussit à décrocher une émission hebdomadaire de House qu'il garde jusqu'en 1994.

Sacré français

Il produit aussi pour la chanteuse islandaise Björk un remix d'un de ses titres, "Human Behaviour", qui devient rapidement un énorme succès dans les clubs du monde entier. Au total, il réalise plus d’une centaine de remixes (Brand New Heavies, Cheb Khaled, New Order, Quincy Jones etc). Spécialiste des ambiances chic et branchées, il réalise aussi des bandes-sons de défilés de mode: Chanel, Jean-Paul Gaultier, Hermès, Yves Saint-Laurent…

La consécration grand public a lieu lors de la sortie de son album "Sacrebleu" en juillet 1996. Précédé d'une réputation excellente dans les pays anglo-saxons, Dimitri sort un disque assez proche du easy-listening, style qui remet au goût du jour la musique d'ambiance des années 50-60. Signé sur le label Yellow Productions, qui lui avait permis de sortir deux titres sur une compilation "La Yellow 357" ("Band annonce" et "Un grand cœur"), l'album contient le tube "Sacré français", morceau kitsch et léger, qui donne envie de danser autour d'une piscine sur la Côte d'Azur française plutôt que dans un club branché de Londres. Très éclectique dans ses références, Dimitri, jeune dandy parisien, donne ici un aperçu de la musique qui s'exporte bien : 90% des ventes d'albums ont lieu en Angleterre, Japon et Etats-Unis.

La play boy attitude

Dimitri imagine à quoi ressemblerait une gigantesque fête dans la maison du fondateur du magazine Play Boy, Hugh Hefner. Résultat: "A night at the Playboy Mansion", mix/remix de tubes soul, disco et hip hop des années 1970/1980, auquel Hugh Hefner donne son accord après écoute. Suivront dans le même esprit "Disco Forever" en 2000 et "After the Playboy Mansion" en 2002. Les trois CD ont du succès : presque 500 000 exemplaires vendus dans le monde. 

Le deuxième véritable album de Dimitri tarde lui à trouver un distributeur – et son public: "Cruising Attitude" sort d’abord au Japon en 2003 – où il jouit d’une bonne côte de popularité: Dimitri y compose en 2004 le générique d'une série d'animation japonaise intitulée Moon Face -, puis en France l’année suivante. Mais l’humour à la Peter Sellers qui traversait "Sacrebleu" n’est plus là. C’est son profil DJ qui finalement consolide sa notoriété, notamment avec la sortie du triple CD de mix, "In the house" (sur le label anglais Defected), ainsi que son travail de producteur : il coproduit le prochain album du groupe Los Amigos Invisibles - des reprises de vieux morceaux disco funk vénézuéliens des années 70 et 80.

Sans aucun complexe face aux DJ's d'outre-Atlantique ou d'outre-Manche, Dimitri from Paris fait partie de cette nouvelle génération d'artistes pour qui musique et business ne sont pas incompatibles, sans pour autant oublier ce que la culture française peut avoir d'exotique pour un public étranger. 

juillet 2004

Discographie
SACREBLEU
SACREBLEU
Album - 1996 - East West
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