Emily Loizeau

© Micky Clement
Passeport artiste
1975
Neuilly-sur-Seine (France)
Pays:  Grande Bretagne
Langue:  Français Anglais
Qualité:  Auteur / Chanteuse / Compositeur
Genre musical:  Chanson

Au sein de la nouvelle vague de la chanson française, qui a pris son envol au milieu des années 2000, Emily Loizeau est la dernière de la couvée. Cette chanteuse à la voix éraillée a créé un univers onirique, entre folk et chanson drôle, dans lequel se lit sa double culture franco-anglaise.

Biographie: 

Emily Loizeau naît le 7 février 1975 à Neuilly-sur-Seine dans l’Ouest parisien. Son père est secrétaire de rédaction dans les journaux tandis que sa mère, anglaise, élève ses enfants au foyer. Imprégnée par sa double culture franco-anglaise et longtemps marquée par son refus de la langue anglaise, son enfance se déroule dans un environnement artistique et cultivé. Emily Loizeau est la petite-fille de l’actrice anglaise Peggy Ashcroft et la sœur cadette de la journaliste Manon Loizeau. 

Très jeune, elle se lance dans l’apprentissage du piano : Bach, Schuman, Schubert sont les compagnons des longues heures passées sur son instrument. La jeune fille, qui rêve adolescente de théâtre et d’équitation, se destine à la musique de chambre. C’est suite à la mort de son père qu’elle composera sa première chanson, un poème de jeunesse de ce dernier sur lequel elle a plaqué ses accords.

Ses influences sont du côté anglo-saxon, Nina Simone, Bob Dylan, Tom Waits, et du côté chanson française, Georges Brassens, Barbara ou Jeanne Moreau.

La folie en tête

Alors qu’elle poursuit des études de philosophie, un nouveau jour débute pour Emily Loizeau. Elle part à Londres apprendre le théâtre et devient à son retour en France, assistante à la mise en scène. La jeune femme tourne déjà dans les cabarets et met alors à l’épreuve, entre deux reprises, ses premières compositions. En 2003, elle remporte le prix de la fondation La Poste grâce auquel elle autoproduit un premier 6 titres, "La folie en tête".

La critique la repère l’année suivante aux Francofolies de La Rochelle. C’est en 2005 qu’elle participe au FAIR et qu’elle remporte le prix de la SACEM au festival Chorus des Hauts-de-Seine.

Emily Loizeau devient la première chanteuse française signée sur le label folk Fargo.

2006 : "L’autre bout du monde"

Son premier album, "L’autre bout du monde", la fait entrer dans la nouvelle vague de la chanson française à un moment où les chanteuses, Camille, Jeanne Cherhal, Anaïs, Pauline Croze, etc., ont le vent en poupe. Le disque, qui est un pont entre la chanson humoristique et le folk, a été enregistré avec l’aide de Franck Monnet ; il compte un duo avec ce dernier et un autre, avec le songwriter américain Andrew Bird.

Arrivé dans les bacs le 27 février 2006, "L’autre bout du monde" devient Disque d’or, l’année suivante.

Après une résidence au mois de mars 2006 à l’espace La Comedia, à Paris, Emily Loizeau entame une tournée qui passera notamment par les grands festivals du monde francophone. Elle est nominée pour la première fois au Prix Constantin en 2006 et participe, en avril 2007, à un concert autour de l'œuvre de Neil Young, à l’occasion du Printemps de Bourges.

2009 : "Pays sauvage"

L’année 2008 est celle d’une première nomination aux Victoires de la musique et du repli. Emily Loizeau apparaît quelques fois au côté du groupe Dionysos - elle est Dr. Madeleine dans le spectacle "La Mécanique du cœur"- mais en coulisse, elle se consacre surtout à son deuxième album. La bande originale du film "King Guillaume", qu’elle a aussi composée, est dans les bacs début 2009.

"Pays sauvage" sort le 2 février 2009 chez Polydor, sa nouvelle maison de disque.

Ce disque, imaginé comme une réponse à "L’autre bout du monde", fait une large place aux collaborations de David-Ivar Herman Düne, du groupe Moriarty et aux invités, Danyel Waro, Thomas Fersen. La voix éraillée de la belle Loizeau est quant à elle, devenue plus rugueuse. Beaucoup plus produit que son prédécesseur, "Pays sauvage" a été enregistré au coin du feu dans le nouveau repaire de la chanteuse en Ardèche, et sur l’île de la Réunion pour ses ambiances. Il reçoit un accueil mitigé de la part de la critique et du public.

Emily Loizeau remporte le prix Constantin le 9 novembre 2009 à l’Olympia.

En parallèle de sa tournée, elle multiplie les apparitions ponctuelles (disque hommage à Boris Vian, B.O du film Gainsbourg "Vie héroïque") et participe à de nombreuses créations : les "Françoise", lors du Printemps de Bourges 2010, un hommage à Brassens à la Cité de la musique en mars 2011 et de janvier à juin 2011, une Carte blanche de l’auditorium du musée du Louvre autour de projections-concerts. A l’occasion du Printemps de Bourges 2012, Emily Loizeau est aussi au casting d’"A Walk for Lhasa", un hommage à la chanteuse canadienne Lhasa.

2012 : "Mothers and Tygers"

Présenté en avant-première le 14 juin lors d’un concert dans la salle parisienne du Studio 28 et aux Francofolies de La Rochelle 2012, "Mothers and Tygers", le troisième disque d’Emily Loizeau arrive chez les disquaires et en ligne pour la rentrée, le 10 septembre 2012.

La chanteuse qui s’est à nouveau entourée de David-Ivar Herman Düne et cette fois-ci, de Camille pour un duo, aborde sur cet album des thèmes plus personnels - la maternité, les poèmes de William Blake que lui lisait sa grand-mère…- et plus difficiles, comme la guerre qui meurtrie la Syrie. Largement tourné vers le folk et la culture anglo-saxonne, "Mothers and Tygers" est un disque introspectif et empreint d’atmosphères douces.

Elle débute, dans la foulée, une nouvelle tournée.Et se produit dans les festivals tels que les Francofolies de la Rochelle.

Autour de son piano et du violoncelle d'Olivier Koundouno, Emily Loizeau  reprend sur scène, avec des arrangements épurés, son propre répertoire et y associe quelques autres chansons inattendues comme "Gigi l'amoroso" de Dalida. Une version enregistrée sort en 2014 sous le nom de "Emily Loizeau revisited – Cello sessions".

On la retrouve dans un exercice de style un peu différent avec le projet "Run, Run, run - Hommage à Lou Reed". Sur scène encore, elle propose alors une plongée dans l'univers du musicien-poète américain, avec l'aide du guitariste Csaba Palotaï et de la comédienne Julie-Anne Roth. Ils se produisent dans la salle parisienne du Centquatre du 1er au 10 octobre 2015.

Début janvier 2016, la jeune femme présente, toujours au 104, une nouvelle création : un spectacle musical intitulé "Mona", un conte autour de l'enfantement et de la folie, traité par l'absurde et avec poésie. "Eaux sombres" sort en mars et c'est le premier extrait de l'album à venir.

Mars 2016
 
 
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