Jocelyne Labylle

Jocelyne Labylle
© dr
Passeport artiste
7 /1 /1973
Saint-Claude (Guadeloupe)
Pays:  France
Langue:  Créole Français
Qualité:  Auteur / Chanteuse / Compositeur
Genre musical:  Chanson / Zouk

Bien avant sa consécration aux African Music Awards (trophées de la musique africaine) en 1998 avec la récompense du meilleur album des Caraïbes, Jocelyne Labylle avait déjà inscrit quelques exploits à son palmarès, notamment en 1997 avec son tube "Quand tu veux". Des textes simples, des histoires de tous les jours, une voix agréablement mise en évidence par des mélodies zouk ambitieuses et sans fioriture, voici la recette d'un succès qui se confirme de jour en jour.

Biographie: 

Jocelyne Labylle est née le 7 janvier 1973 à Saint-Claude en Guadeloupe. Très tôt, elle est attirée par le monde du spectacle. Le strass et les paillettes la font rêver, largement nourrie par les succès de sa mère, danseuse au sein du groupe Karabina, le plus célèbre ensemble folklorique de danse guadeloupéenne. Jocelyne assiste aux répétitions et aux spectacles de cette formation et s’impatiente de retrouver sa mère sous les projecteurs. Mais son destin sera différent car c’est comme chanteuse qu’elle fait finalement valoir de sérieux atouts. En dépit d’une scolarité heureuse, elle choisit de jouer sa propre partition.

L’icône du zouk

En 1992, Jocelyne Labylle intègre le groupe Mélodie aux côtés de Tony Deloumeaux, futur co-leader du groupe Fuzion.

Cette première aventure dure deux ans à peine. Mais déjà son nom commence à circuler dans le microcosme musical guadeloupéen. En 1994, Jocelyne rencontre José Vildina, fondateur du célèbre groupe Zouk Orchestra. Cette association sur la scène et dans la vie lui donne l’occasion d’apprendre de manière plus rigoureuse son métier de chanteuse.

L'apprentissage à la dure école du "spectacle- live" la change de la pratique du play-back largement répandue dans le milieu du zouk. Et c’est elle qui permet à ce groupe de gagner ses premières notes de respect dans le milieu. Désormais, son nom précède celui du groupe sur les pochettes.

Après trois albums, Jocelyne quitte le Zouk Orchestra pour voler de ses propres ailes. Elle prépare aussitôt avec Frédéric Caracas et Liso une chanson qui lui vaut un contrat sous le label Sonodisc. En août 1997, le simple "Quand tu veux" est sur toutes les radios et le tube se vend à plusieurs milliers d’exemplaires. Mais la chanteuse ne se laisse pas griser par ce fulgurant succès. Tout au plus, elle prend conscience de ses potentialités et se soumet à une nouvelle discipline de travail. Dans la forme, elle peaufine son style vestimentaire en optant pour un ensemble sexy en dentelles, chaussures à talons compensés et cheveux longs à mèches mauves. Au fond, elle doit confirmer musicalement tout le bien qu’on pense d’elle.

Rencontres parisiennes et africaines

L’année 1999 constitue l’un des temps forts de la carrière de celle qu’on appelle déjà l’ "Icône du Zouk". Frédéric Caracas, devenu véritablement son mentor accepte de l’accompagner dans la production de son troisième album "On verra". On note les contributions de Jean-claude Naimro, Jacob Desvarieux de Kassav et Harry Diboula à la réalisation. "On verra" la chanson qui donne le nom à l’album est un énorme succès.

La même année, Jocelyne découvre l’Afrique en se rendant en Côte-d’Ivoire. Ce sera la première étape d’une longue série de rendez-vous avec ses fans d’Afrique sur lesquels elle exerce le même pouvoir de séduction sur le public antillais…Lorsqu’elle chante en Afrique, elle se sent africaine et la communion est parfaite, affirme t-elle.

Pour répondre aux nombreuses sollicitations dont elle fait déjà l’objet, Jocelyne Labylle choisit dès 1998 de s’installer à Paris. Au printemps 2000, elle s’entoure d’un nouveau staff dirigé par Eric Siar comme manager et producteur exécutif et obtient des conditions plus avantageuses dans sa maison de disques Sonodisc, désormais contrôlée par Next Music.

En juillet 2000, le simple "J’ai déposé les clés" qui annonce son prochain album est un tube. Cette chanson est un tableau réaliste d’une rupture amoureuse au profit d’une nouvelle idylle.

Dans cet album, les chansons semblent traduire une profonde maturité de la jeune Labylle. Aux tenues extravagantes, se substituent un chic vestimentaire fait de sobriété et des cheveux courts. Plusieurs extraits de cet opus connaissent un certain succès : "Je reconnais", un texte émouvant et poignant écrit en hommage à sa mère décédée en 1995 et qu’elle a su accompagner jusqu’à ses dernières heures, "Parle-moi d’elle" chanson écrite par Harry Diboula, un medley de l’œuvre de Coupé Cloué, le légendaire groupe haïtien. On retiendra surtout le titre "Jusqu’au bout" où elle invite le célèbre groupe ivoirien Magic System (rencontré à Abidjan en 1999) et Claudy Siar, chanteur et animateur de Radio France Internationale. Outre Frédéric Caracas, la chanteuse a aussi fait confiance à Frédéric Wurtz, réalisateur de l’album "Meta Ipso Facto" de Jacques d’Arbaud, compositeur de "Kimbé" de Sonya Dersion (la meilleure amie de Jocelyne) et chef d’orchestre de Francky Vincent.

L’album "Ma petite lumière" reste douze semaines consécutives en tête des ventes de musiques antillaises et permet aujourd’hui à Jocelyne de chanter en permanence sur les scènes d’Afrique, comme au Cameroun et au Burkina Faso où elle se produit à l'automne 2001 mais aussi aux Antilles francophones et anglophones, et en France métropolitaine.

2003 : "Laisse parler les gens"

Sa rencontre avec Passi l’amène à participer en 2003 à la compilation "Dis L’heure 2 Zouk" que le rappeur français produit. Le titre "Laisse parler les gens" qu’elle chante avec Cheela et Jacob Desvarieux, se hisse rapidement au sommet des ventes de simples. Il s’en vend 700.000, auxquels s’ajoutent les 200.000 exemplaires de l’album. Avec ce tube de l’été, nommé aux Victoires de la Musique, Jocelyne obtient en France métropolitaine le succès qui lui faisait jusqu’alors défaut et du même coup renforce sa notoriété, en particulier dans certains pays d’Afrique francophone où la chanson est aussi largement diffusée.

En juin 2004, elle représente les Antilles au festival Ebony qui se tient à Dakar, la capitale sénégalaise. La même année, elle sort le simple "Day’O", avec Marina Ursule et Jacob Desvarieux. Elle apparaît également sur le disque "Crossing West indies à Haiti" des Haïtiens T-Vice pour lequel elle écrit la chanson "Toujou là". Cette collaboration, initiée par leur manager commun, se poursuivra par la suite.

La chanteuse reprend la direction du continent africain en 2005 pour rejoindre le groupe Magic System sur la scène du Palais de la culture d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, puis s’illustre à nouveau en 2006 aux côtés de T-Vice sur leur album "Kite’m Viv" avec le morceau "J’aimerais te revoir".

En mars 2007, le tribunal de grande instance de Paris rend son jugement dans l’affaire de plagiat qui concerne "Laisse parler les gens". Le chanteur et producteur guadeloupéen Henri Debs, qui revendique la paternité de la chanson originellement intitulée "Je reviendrai toujours", obtient gain de cause et la maison de disques ainsi que le producteur sont condamnés à lui verser des réparations financières.

Cela n’empêche pas l’association avec Passi de continuer à fonctionner puisque, en mars 2008, le rappeur emmène la chanteuse avec lui à Brazzaville, au Congo dont il est originaire, afin de l’accompagner lors de ses concerts au Centre culturel français puis au Stade Félix-Eboué. En octobre, Jocelyne prend part à un tout autre projet en Guadeloupe. Baptisé "Les femmes chantent le gwo ka", le spectacle sert de révélateur : après y avoir interprété une reprise "Kan Nida" très applaudie, elle décide de sortir un album entièrement gwo ka, quittant temporairement l’univers du zouk. Le CD six titres "Roots chic Tambour bling bling" parait en début d’année 2009, à une période où les Antilles traversent une crise sans précédent. La chanson "Grèv’", en relation directe avec ces événements, devient vite populaire.

Quelques mois plus tard, elle est invitée par le groupe Kassav sur la scène du Stade de France, à Saint-Denis, où la bande de Jocelyne Beroard et Jacob Desvarieux fête ses trente ans en donnant un concert exceptionnel. On la retrouve aussi avec le collectif Bisso na Bisso sur "Africa", le second album de l’équipe emmenée par Passi, sur le morceau "Chéri pa douté".

2010 : " An Ti Fanm Gwada"

Quelques-unes de ces collaborations effectuées au cours des années passées sont rassemblées, aux côtés de nouveaux morceaux, dans le nouvel album "An Ti Fanm Gwada" que sort Jocelyne Labylle en 2010 et qui marque son retour au zouk.

Septembre 2010

Discographie
AN TI FANM GWADA
AN TI FANM GWADA
Album - 2009 - OMC music
ROOTS CHIC TAMBOUR BLING BLING
ROOTS CHIC TAMBOUR BLING BLING
2008 - OMC music
MA PETITE LUMIERE
MA PETITE LUMIERE
Album - 1999 - Sonodisc
ON VERRA
ON VERRA
Album - 1998 - Sonodisc
QUAND TU VEUX
QUAND TU VEUX
Maxi cd - 1996 - Sonodisc
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