Marc Lavoine

Marc Lavoine
© Richard Schroeder
Passeport artiste
06/08/1962
Longjumeau (France)
Pays:  France
Langue:  Français
Qualité:  Auteur / Chanteur
Genre musical:  Chanson

Au début de sa carrière, il fut rapidement étiqueté chanteur pour midinette. Sa voix chaude et ses yeux clairs y sont forcément pour quelque chose. Marc Lavoine s'est prêté au jeu un moment puis a décidé de changer de ton. Le voilà maintenant dans un registre plus proche de ce qu'il est et aime vraiment.

Biographie: 

Marc Lavoine est né le 6 août 1962 à Longjumeau en banlieue parisienne. Il passe une enfance entourée d'un père passionné de jazz et d'un frère qui passe son temps à écouter Dutronc et les Rolling Stones. Dès l'adolescence, certaines prédispositions artistiques se dessinent : il commence déjà à écrire des chansons, encouragé par ses bonnes notes en français. Mais vers 16 ans, c'est plutôt le métier d'acteur qui l'attire.

Il s'engage alors dans une troupe de comédiens amateurs, rue Chabrol à Paris. Une de ses amies lui trouve un petit boulot comme ouvreur à l'Olympia.

C'est assez naturellement qu'il va montrer ses premières chansons à Patricia Coquatrix, la patronne du célèbre music-hall. Cette dernière l'oriente vers le Rideau rouge, les éditions de Gilbert Bécaud. Il y rencontre la productrice Florence Aboulker qui lui conseille d'aller voir son fils, directeur artistique de la maison de disques Barclay, Fabrice Aboulker.

Leur premier contact est un peu raté mais Aboulker envoie Marc Lavoine chanter avec un groupe de hard rock lyonnais, Your Vice(!). L'expérience capote et l'apprenti chanteur rentre à Paris.

En 1981, il décroche un rôle dans "Pause Café", feuilleton télé très populaire. Mais le métier d'acteur lui paraît moins accessible que celui de chanteur. Il recontacte Aboulker et le convainc de composer la musique qui conviendrait à ses textes.

1983 : "Je ne sais même plus de quoi j'ai l'air"

Le premier simple s'appelle "Je ne sais même plus de quoi j'ai l'air" et sort en 83. Ce n'est que l'année suivante que le succès arrive avec le titre "Pour une biguine avec toi". Son physique de jeune premier lui est utile pour camper le chanteur romantique.

Après un troisième simple "Elle a les yeux revolver", devenu entre-temps un véritable tube, vient le premier album en 85 "le Parking des Anges" enregistré notamment avec le London Symphony Orchestra.

Lors d'une émission sur la chaîne de télévision Canal +, il rencontre Catherine Ringer des Rita Mitsouko. De là, naît une amitié et un duo "Qu'est-ce que t'es belle" qui figure sur le deuxième album de Marc Lavoine, "Fabriqué". De cet opus sorti en 87 sont extraits comme simples deux autres titres, "le Monde est tellement con" et "Même si". S'ensuivent quelques concerts à La Cigale à Paris et une tournée, marqués par une volonté certaine de briser l'image de jeune homme à la voix chaude et au physique d'éphèbe comme souvent la presse le décrit à ce moment-là. Il se produit parfois sur scène en tutu ! Un album live sort en 88, qui se vend à plus de 100.000 exemplaires.

Après une année sabbatique passée à Los Angeles en compagnie de son ami Fabrice Aboulker, il revient en 89 avec un nouvel album intitulé "les Amours du dimanche". "C'est la vie " et "Rue Fontaine" sont les deux extraits qui propulsent l'album vers les 300.000 exemplaires vendus.

Le quatrième album sort en 91 et s'intitule "Paris". La musique est toujours signée par Fabrice Aboulker. Les chansons d'amour restent le fonds de commerce du chanteur. Il chante "L'amour de 30 secondes" et rêve dans "Paris".

1993 : "Faux rêveur"

La trentaine passée, la personnalité de Marc Lavoine s'affirme d'album en album. Cela se vérifie avec "Faux rêveur", produit par le célèbre Tony Visconti qui sort en 93. "On n'ira jamais à Venise" donne un aperçu du romantisme décalé dont fait preuve le chanteur.

Le chanteur de variété aspire à d'autres aventures et renoue en 94, avec le cinéma : il obtient un rôle dans le film du réalisateur Claude Chabrol "L'Enfer". En 95, il se produit dans un spectacle musical "Cabaret", monté à Paris par Jérôme Savary. Il participe à deux autres films, "Fiesta" de Pierre Boutron et "les Menteurs" de Chouraqui. Cette même année, il prête sa voix à Véronique Sanson pour un duo velouté "Une nuit sur ton épaule".

C'est aux Etats-Unis à San Francisco qu'il a découvert le monde des autistes. Quelque temps plus tard, à Paris cette fois-ci, il rencontre quelques-uns d'entre eux et leur propose d'écrire un journal. C'est ainsi que naît la petite aventure du "Papotin" ou comment écrire pour et avec des personnes (et surtout des enfants) différents. De ce type de rencontres, Marc Lavoine tire un bénéfice qu'il réinjecte dans ses chansons.

En octobre 96, le chanteur sort un nouvel album "Lavoine Matic". Déclarant lui-même "Dans cet album, il n'y a pas de chansons d'amour, il n'y a que de l'amour dans les chansons", Marc Lavoine opère un virage significatif de son état d'esprit du moment. Tourné vers les problèmes des autres et les difficultés de la vie, le chanteur écrit des textes qui sont autant de chroniques sur le monde qui nous entoure : la prostitution avec "Myriam", le phénomène des attentats "100% d'innocents", une photographie de la France avec "C'est ça la France" (dont le clip vidéo sera récompensé par une Victoire de la Musique) ou bien encore en duo (malicieux) avec Princess Erika "les Hommes sont des femmes comme les autres". Lavoine en termine avec son image de chanteur romantique, un rien fleur bleue.

En 97, il revient sur scène avec une formule piano-voix. Cette idée a germé alors qu'on lui proposait de faire deux concerts à Beyrouth au Liban. N'ayant pas de musiciens à disposition, il proposait à son ami Alain Lanty de l'accompagner sur scène. Cette formule est reprise à Paris en novembre à la Boule Noire, salle underground du côté de Pigalle, Paris où il n'a pas donné le moindre concert depuis dix ans.

Son septième album s'intitule "7ème ciel" et sort en septembre 99. Entouré de son équipe habituelle (Lanty, Jean-Pierre Lousteau ou Richard Mortier) qui l'aide à composer la musique, Lavoine fait aussi appel à deux grosses pointures : Goldman et Obispo. Le titre "les Tournesols" est le premier simple qui est extrait de l'album.

Et de huit

Après quatre opus parus chez BMG, Marc Lavoine signe un nouveau contrat avec Mercury, filiale d'Universal. En septembre 2001, sort donc le huitième album du chanteur. Sans nom, celui-ci contient une fois de plus quelques duos avec des femmes : la comédienne Claire Keim sur "Je ne veux qu'elle", la chanteuse sicilienne Christina Marocco sur "J'ai tout oublié" et enfin Françoise Hardy sur "Chère amie".

Pour l'ensemble des morceaux, Marc a fait appel à des auteurs et des compositeurs comme Jean Fauque, Marc Esposito, Jean Kapler (alias Robert Goldman), Romano Musumara ou Jacques Duvall. La réunion de tous ces artistes sur un même album n'empêche pas une certaine cohérence car le chanteur a su donner une atmosphère particulière à l'ensemble, plutôt soft, avec une utilisation sensible des cordes. Outre les chansons originales, on peut noter la reprise drolatique de "Besame mucho" qui devient "Mucho embrasse-moi", l'adaptation de "La Moldau" pièce classique du compositeur Smetana, transformé en "J'aurai voulu" mais aussi une nouvelle version du poème d'Apollinaire "Le pont Mirabeau". Ce dernier titre est le premier extrait de l'album.

Alors que l'on comptabilise 600.000 exemplaires vendus du simple "J'ai tout oublié", le (presque) quadragénaire séducteur remonte sur scène au Théâtre de la Porte Saint Martin à Paris du 14 au 25 mai 2002. Il y interprète une vingtaine de chansons de ses débuts jusqu'aux plus récentes. En fait, c'est une tournée de 190 dates que le chanteur va boucler. Un live sort d'ailleurs en juin 2003, intitulé "Olympia deuxmilletrois". 

L'album se vendra en réalité à plus de 700.000 exemplaires. 

Il poursuit tranquillement sa carrière de comédien : en 2001, il obtient un rôle dans "Ma femme est une actrice" de Yvan Atal. En 2002, sortent "Blanche" de Bernie Bonvoisin et "L'homme de la riviera", production internationale de Neil Jordan. En 2003, on le voit dans "Le coeur des hommes" de Marc Esposito, film qui rencontre un certain succès auprès du public français.

Fort de toute cette réussite professionnelle, la quarantaine fringante, le chanteur prépare un nouvel album, intitulé "L'heure d'été" qui sort en juin 2005. Ambiances graves ou légères, un brin de mélancolie, voire de nostalgie pour ses années d'adolescence, pour les années 80 aussi, Marc Lavoine use des synthétiseurs et effets électroniques, comme dans le premier extrait "Je me sens seul". Daniel Darc et Frédéric Lô signent "Ne m'en veux pas de t'en vouloir". Marc Lavoine qui affectionne les duos avec des interprètes féminines, chante cette fois-ci avec une jeune Vietnamienne Quynh Anh.

Il monte sur la scène du Casino de Paris à partir du 15 novembre 2005.

En 2006, Marc Lavoine est à l’affiche du film "Toute la beauté du monde", du réalisateur Marc Esposito qu’il connaît bien, et avec qui il tourne "Le Cœur des hommes 2" en 2007. Il reçoit cette même année le titre de Chevalier de la légion d’honneur et sa femme Sarah Poniatowski donne naissance à Roman, leur deuxième enfant.

2009 : "Volume 10"

En 2009, Marc Lavoine figure au générique de plusieurs films dans des rôles principaux ("Liberté" de Tony Gatlif, "Celle que j’aime d’Elie Chouraqui). Il sort au mois d’août un nouvel album tressé de vieilles guitares sèches et de chansons très personnelles, écrites de sa main entre la mort de son père et la naissance de son fils Roman. Enregistré en une seule prise à Los Angeles, "Volume 10" parle du temps qui passe trop vite, de l’amour, de la solitude… Les musiques sont signées Fabrice Aboulker (l’ami fidèle, auteur de la mélodie des "Yeux Revolver"), Christophe Cazenave (déjà présent sur l’album précédent) mais aussi Julien Clerc, Lulu Gainsbourg et Bertrand Burgalat, qui offrent chacun un titre à Marc Lavoine.

Marc Lavoine démarre la tournée de "Volume 10" en 2010 et retrouve sa salle fétiche du Casino de Paris entre le 19 et le 31 janvier avant de se produire en Belgique et en Suisse. En février 2011, il donne une série de concerts acoustiques en province, qui affichent souvent complets. Il s'arrête du 22 au 26 juin au Casino de Paris.

2012 : "Je descends du singe"

Il aurait sans doute été trop facile d'intituler l'album suivant "Volume 11", le chanteur propose donc un titre un peu étrange pour ce nouvel opus : "Je descends du singe" qui sort en septembre 2012. À tout juste 50 ans et après une longue tournée qui, de son aveu même, l'a laissé un peu vidé, Marc Lavoine évoque dans ses nouvelles chansons, ses interrogations et ses sentiments personnels avec subtilité. Sont abordés les thèmes de l'amour, de l'amitié, de la vie, mais aussi de la mort avec notamment la chanson "Ballade pour Michelle" dédiée à sa mère récemment disparue. Les musiques pop-folk, parfois mélancoliques, sont signées Christophe Casanave.

2013 voit la sortie de deux productions importantes pour lui : le film "Le Cœur des hommes 3" de Marc Esposito et une série télévisée internationale "Crossing lines" dans laquelle il joue aux côtés de l'acteur canadien Donald Sutherland.

La tournée "Je descends du singe" débute en février 2013 avec un passage à l'Olympia à Paris (19 au 24 février) et se poursuit jusqu'en juin.

Il continue à tourner dans de nombreux films français.

On le connait, chanteur et acteur. Il se révèle en véritable écrivain avec la parution en janvier 2015 de "L'Homme qui ment", un récit autour de la figure de son père, employé des PTT et communiste, mais aussi séducteur invétéré. Un beau succès de librairie puisque le livre paru initialement chez Fayard, parait en poche en 2016.

Il fait ses premiers pas au théâtre en septembre 2015 aux côtés de Géraldine Martineau dans "Le poisson belge", un conte poético-fantastique.

À son tour, l'année suivante, il écrit un premier conte musical "Les Souliers rouges" d'après l'œuvre de Hans Christian Andersen. Il enregistre alors un disque avec la Québécoise Cœur de Pirate et le Français Arthur H. Un premier titre est extrait et s'intitule "Vivre ou ne pas vivre".  

Février 2017

 

Discographie
LES SOULIERS ROUGES
Album - 2016 - Barclay
JE DESCENDS DU SINGE
JE DESCENDS DU SINGE
Album - 2011 - Barclay
VOLUME 10
Album - 2008 - Mercury
LES DUOS DE MARC
Compilation - 2006 - RCA RECORDS
LES SOLOS DE MARC
Compilation - 2006 - RCA RECORDS
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