Patrick Bruel

Patrick Bruel
© T. Rajic
Passeport artiste
14/05/1959
Tlemcen (Algérie)
Pays:  France
Langue:  Français
Qualité:  Auteur / Chanteur / Compositeur
Genre musical:  Chanson

Il y eut la "Bruelmania" en France au début des années 1990. Le chanteur reste très marqué par cette époque et ne souhaite pas toujours l'évoquer. Au contraire, il est plutôt en quête d'une respectabilité artistique. Il est aujourd'hui un des "poids lourds" de la chanson française.

Biographie: 

Né en Algérie, à Tlemcen près d'Oran, le 14 mai 1959, Patrick Benguigui est élevé par sa mère, divorcée, Augusta, professeur de français. De retour en France en 1962, après l'indépendance de l'Algérie, ils s'installent tous deux à Argenteuil dans la banlieue parisienne, avant de déménager dans le XIIIème arrondissement de Paris. La grande passion de son adolescence est le football, dont il rêve de faire son métier. Cependant, la musique reste l'autre centre d'intérêt de Patrick qui grandit entre les disques de Brassens et de Brel qu'écoute sa mère, et ses propres disques des grands guitaristes rock, Eric Clapton, Jeff Beck ou Jimi Hendrix. 

Après son baccalauréat en 1978, Patrick entre en faculté mais surtout devient GO (animateur) au Club Méditerranée, où il anime les soirées en chantant à la guitare.

La même année, après avoir répondu à une petite annonce dans le quotidien France Soir, Patrick décroche un rôle dans le film d'Alexandre Arcady, "Le coup de sirocco", histoire, qui conte l'arrivée en France d'une famille pied-noir après l'indépendance de l'Algérie en 1962. C'est à ce moment-là, que Patrick Benguigui devient Bruel. Malgré le succès du film, les conséquences professionnelles sont maigres, et Patrick décide en 1979 de partir à New York, ville dont il rêve depuis longtemps. Là, pendant un an, il va sillonner la grosse pomme et mener une vie nocturne riche d'expériences musicales. Boîtes de nuit, clubs, bars, il visite tous les innombrables endroits de la ville où on écoute de la musique. A cette occasion, il rencontre celui qui restera son complice, ami et principal auteur, Gérard Presgurvic.

A son retour, Patrick Bruel, qui avait été repéré par Margot Capelier (un des principaux directeurs de casting de la capitale française) obtient assez rapidement quelques rôles au théâtre, puis au cinéma. En 1981, il joue "Le Chariman", de Pierette Bruno au théâtre, puis l'année suivante, retour au cinéma pour "Le Batârd" de Bertrand Van Effentere, avant de retrouver en 1983 Alexandre Arcady dans "Le Grand Carnaval", film qui une fois encore se passe dans l'Algérie française des années 50.

1983 : "Marre de cette nana-là"

Après un premier 45 tours passé inaperçu en 1981, "Vide", sort en 1983, "Marre de cette nana-là". Succès immédiat pour le jeune homme qui devient du jour au lendemain l'idole des jeunes filles. 

En 1985, il enchaîne avec une nouvelle pièce de théâtre, "On m'appelle Emilie", de Maria Pacôme, puis un film, "P.R.O.F.S", de Patrick Schulman. Enfin, paraît un second 45 tours, "Comment ça va pour vous", qui marche tout aussi bien que le précédent.

En 1986, Patrick Bruel connaît sa première expérience cinématographique internationale avec le film, "La Mémoire tatouée" de Rida Dehi.

Mais 1986 est surtout l'année de son premier album, "De face". Presque entièrement écrit par Gérard Presgurvic et par Bruel lui-même, le disque, qui ne contient pas les premiers tubes du chanteur, ne se vend pas autant que les 45 tours précédents. Parmi les titres, on peut signaler un duo avec la comédienne Miou-Miou, et la chanson "Tout le monde peut se tromper", qui servira de générique au film de Claude Lelouch, "Attention Bandits", dans lequel Patrick Bruel tient un des rôles principaux (1987).

En février 1987, à presque 28 ans, Patrick Bruel monte sur la prestigieuse scène de l'Olympia de Paris. Ce premier grand contact avec la scène, donne lieu à un album live en 1988.

Les rôles de Patrick Bruel au cinéma sont, contrairement au théâtre, plutôt des rôles dramatiques tel celui qu'il tient en 1988, dans "La Maison assassinée" de Georges Lautner. Mais c'est en 1989, qu'il fait deux compositions remarquées, d'abord dans sa troisième collaboration avec Alexandre Arcady, "L'union sacrée", mais surtout dans le film de Pierre Jolivet, "Force majeure".

En octobre 1989, sort le deuxième album de Patrick Bruel, "Alors regarde". Ce disque marque un tournant dans sa carrière puisque le chanteur va désormais passer du statut de vedette à celui de véritable star de la chanson.

C'est entre Toulouse (aux studios Polygone) et New York (Hit Factory), deux lieux volontairement choisis par Patrick Bruel, que cet album est enregistré et produit par Mick Lanaro, producteur entre autres du "Nougayork" de Claude Nougaro. Interprétés par des musiciens français (Philippe Saisse au piano et aux cuivres, Gérard Bikialo au piano, Christian Padovani à la batterie), et américains (Nick Moroch, Carl James), les onze titres écrits par Bruel et Presgurvic (et Bruno Garcin pour deux textes), évoquent les sujets de prédilection du chanteur, soit l'amitié ("Place des grands hommes"), l'amour ("Je te l'dis quand même"), le Brésil ("Décalé") ou les problèmes de la planète ("Alors regarde"). Basé sur l'émotion, l'album n'a pas un succès foudroyant dès sa sortie, ce qui n'est pas le cas en revanche du premier simple, "Casser la voix" qui pulvérise les ventes. Mais c'est sur scène que le "phénomène Bruel" apparaît.

Bruelmania

Un an après la sortie de l'album, le 5 octobre 1990, commence une longue tournée de plus de 130 dates à travers la France et l'étranger. Jour après jour, ses concerts se déroulent devant des salles débordantes de fans, dont les cris et les appels éplorés au chanteur empêchent parfois les musiciens de s'entendre. C'est la "Bruelmania" qui s'empare du pays. Du 9 au 17 octobre 90, la tournée s'arrête au Zénith de Paris, dates auxquelles devront s'ajouter 3 autres concerts en décembre pour satisfaire les demandes du public. En outre, Bruel fait un passage à l'Olympia le 16 décembre. 

Nommé à trois reprises aux Victoires de la musique en février 1991, Bruel ne décroche pas un seul prix. En effet, son succès triomphal auprès des jeunes (filles), provoque souvent moqueries et sarcasmes. En ne le récompensant pas, la profession se fait l'écho de cette image dans une partie de l'opinion publique.

Cependant, Patrick Bruel continue à attirer des dizaines de milliers d'admirateurs, et au Printemps de Bourges de mai 1991, 8000 billets sont vendus en quelques heures. Ses différents simples sont classés dans les charts européens et canadiens. Il tourne des clips dans plusieurs langues, et on le voit sur de nombreux plateaux de télé à travers l'Europe.

En juin, Patrick Bruel obtient un des prix que la Sacem (Société des auteurs compositeurs) décerne tous les ans, le prix Vincent Scotto. Puis durant tout l'été 91, la tournée continue de naviguer entre les foules de fans, et fait escale entre autres, aux Francofolies de la Rochelle. Enfin, en novembre, alors que l'album "Alors regarde" s'est déjà vendu à près de 2 millions et demi d'exemplaires (il dépassera largement les 3 millions), sort un album live enregistré lors de la tournée 90-91, "Si ce soir", album qui se vendra à 1 million d'exemplaires.

Le 1er février 1992, Patrick Bruel reçoit enfin la Victoire de la musique du meilleur interprète masculin. Puis, on le retrouve en 1993, dans deux films, "Profil bas" de Claude Zidi, puis "Toutes peines confondues" de Michel Deville.

C'est en avril 1994, que sort son troisième album, "Bouge". Toujours produit par Mick Lanaro et enregistré à New York, ce nouveau disque est nettement plus rock que le précédent, et privilégie les riffs de guitare qui rappellent sa passion pour le rock des années 70. Mais c'est avec peine que Bruel réussit à briser son image de chanteur romantique et le succès du disque reste bien en deçà des scores de "Alors regarde". Sa maison de disques BMG espère donc que la tournée qui démarre fin 94 fasse redécoller les ventes. C'est donc avec tambours et trompettes que la série de concerts à Bercy (la plus grande salle parisienne) du 16 au 20 septembre 1994, est annoncée dans les médias.

Le 15 septembre, c'est le Zaïrois Lokua Kanza, qui assure la première partie de Patrick Bruel pour son retour sur scène. Parmi toutes ses nouvelles chansons et quelques anciennes, Patrick Bruel met un point d'honneur à chanter quelques reprises, en particulier "Jeff" de Jacques Brel.

Trio avec Youssou N'dour et Khaled

Fin 94 et durant une partie de l'année 95, il retrouve son public lors d'une tournée beaucoup plus calme que la précédente. Au printemps 95, il est nommé président du jury du 10ème festival du film de Paris, festival qui se singularise par le fait que les jurés sont des adolescents. 

Au cours de l'été 95, il est à nouveau l'invité des Francofolies de la Rochelle où a lieu une "fête à Bruel" au cours de laquelle il chante "Quand les hommes vivront d'amour" en trio avec Khaled et le Sénégalais Youssou N'dour. En tournée du 12 juillet au 13 août, il annule deux concerts dans le sud de la France, à Orange et à Toulon, afin de marquer son désaccord avec les mairies d'extrême droite de ces deux villes. Très concerné par l'actualité, Patrick Bruel n'hésite pas à donner son avis sur les événements politiques et sociaux de l'Hexagone, et fut même souvent invité à de fameuses émissions d'information de la télévision française comme "Sept sur Sept" fin novembre 1991.

A l'automne, il s'envole pour l'Amérique du sud pour le tournage du film de Francis Veber, "Le Jaguar" avec Jean Reno. Puis le 1er décembre, sort un nouvel album live, "On s'était dit", enregistré lors de la tournée 94-95. Le simple de promotion de l'album, "Pour exister", titre écrit à l'origine pour Johnny Hallyday, sort en novembre.

En janvier 1996, à peine rentré du Venezuela où s'est achevé le tournage du "Jaguar", Patrick Bruel, se rend au Midem de Cannes (Marché International du Disque et de l'Edition Musicale) dont il est un des invités d'honneur. Le 7 février, sort sur les écrans "Sabrina", du réalisateur américain Sydney Pollack, dans lequel Patrick Bruel partage l'affiche avec des stars internationales dont notamment Harrison Ford. Puis, le 9 octobre, c'est au tour du "Jaguar, de sortir sur les écrans

A cette époque, il crée un petit label de production pour lancer quelques jeunes artistes. De plus, son nom apparaît souvent dans des albums à but humanitaire, essentiellement ceux au profit des Restaurants du cœur, association crée par l'humoriste français, Coluche, dans le but de fournir des repas aux personnes défavorisées.

1999 : "Juste avant"

Le 27 août 1997, sort un nouveau film de l'acteur Bruel, "K", thriller politique réalisé par Alexandre Arcady. En attendant un album pour l'automne 99, Patrick Bruel se lance au printemps 98 dans la production d'une pièce de théâtre à Paris, "La Grande magie", mise en musique par son frère David. L'expérience a séduit l'acteur qui n'est pas monté sur une scène depuis plus de 10 ans. 

Toujours très attendu, le nouvel opus du chanteur, "Juste avant" sort en octobre 99. Ses deux frères David et Fabrice Moreau (nés du deuxième mariage de sa mère) ont collaboré à la composition pour le premier et à l'interprétation de certains titres pour le deuxième. La parolière Marie-Florence Gros et Mick Lanaro, son producteur fétiche sont venus compléter l'équipe. Félix Gray lui a aussi écrit une chanson "le Café des délices" aux sonorités arabisantes, qui rend hommage aux racines algériennes du chanteur. Les histoires d'amour heureuses et malheureuses restent pourtant le fond de commerce de Bruel même si les critiques peuvent lui reconnaître une certaine maturité artistique.

Avant de reprendre la route en avril 2000 pour la première fois depuis 1995, Patrick Bruel participe en janvier à la tournée des Enfoirés, collectif des artistes qui prêtent leur voix au profit des Restaurants du cœur. Patrick y partage un duo avec Patrick Fiori et un autre avec Pascal Obispo sur "La Bombe humaine" de Téléphone. Puis il attaque enfin sa tournée avec un très grand succès. Avec moins de folie et plus de maturité dans sa relation avec le public, Patrick confirme sa popularité et sa place désormais importante dans le monde de la chanson. Pour preuve, la couverture que le magazine Chorus lui offre pour son numéro du printemps 2000, véritable consécration professionnelle.

Le 4 mai, il donne le premier concert d'une série de huit soirées au Zénith de Paris avant de repartir à travers la France. Mais il retrouve la salle parisienne le 15 mai pour fêter ses 40 ans au milieu d'une pléiade d'amis, de Pascal Obispo à Nilda Fernandez en passant par Régine, Khaled, Garou (de NDDP), Lââm ou Line Renaud. Mais c'est surtout l'exceptionnelle présence de Charles Aznavour qui est le clou de cette soirée, pour le bonheur d'un public qui n'en croit pas ses yeux.

Le million pour Patrick

Après une tournée d'été triomphale, le chanteur continue un parcours scénique non stop à l'automne avant d'attaquer de plus belle en 2001. En décembre 2000, on apprend que son album "Juste avant" s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires. 

En janvier, il se produit avec l'Odyssée des Enfoirés, une série de concerts destinés à apporter de l'argent à l'association caritative des Restaurants du cœur. Il repart sur les routes françaises en mars, cette fois-ci pour son propre compte. En avril, on peut l'applaudir pendant plusieurs jours au Zénith à Paris. En juin, on le retrouve dans l'Océan indien pour quelques dates avant qu'il ne reprenne ses concerts en France.

En mai, sort un double album live intitulé sobrement "PatrickBruel live", disque qui vient saluer le retour de Bruel parmi les artistes les plus populaires de la chanson française. On comptabilise 1,8 million d'exemplaires vendus de l'album "Juste avant", un an de tournée et 15 Zénith complets à Paris.

Hormis ses activités discographiques personnelles, il tourne deux films "Le lait de la tendresse humaine" (2000) de Dominique Cabrera et "les Jolies choses" (2001) de Gilles Paquet-Brenner, participe à l'édition 2002 des Enfoirés ainsi qu'à l'album de duos de Florent Pagny en interprétant avec ce dernier "Les emmerdes" d'Aznavour. Il co-écrit aussi la chanson "Il faut du temps", représentant la France à l'Eurovision 2002 et chantée par Sandrine François.

2002 : "Entre-deux"

S'étant déjà aventuré sporadiquement dans le répertoire de la chanson française du milieu du XXe siècle, Patrick Bruel propose au printemps 2002 un double disque de reprises de ce répertoire, intitulé "Entre-deux". Une sélection de 23 chansons parmi 200 lui donne l'occasion de convier quelques amis chanteurs pour des duos. C'est ainsi qu'il interprète avec Charles Aznavour "Ménilmontant", avec Francis Cabrel "la Complainte de la butte", avec Johnny Hallyday "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux". D'autres artistes comme Zazie, Jean-Louis Aubert, Jean-Jacques Goldman, Danielle Darrieux, Laurent Voulzy, Souchon et Renaud viennent aussi apporter leur contribution. Après la sortie du disque, il démarre une mini-tournée entre Belgique et France tout au long du mois de juillet. 

L'album "Entre deux" se révèle le carton de l'année 2002. En quelques mois, le disque s'écoule à deux millions d'exemplaires et assure à l'artiste les plus gros revenus de l'année 2002 parmi les chanteurs français : 5,2 millions d'euros.

Ce succès commercial, et populaire, ne l'empêche pas de renouer avec le théâtre dont il n'avait pas foulé les planches depuis 1985. Il s'attaque à une pièce américaine, "Le Limier", aux côtés de Jacques Weber. C'est un succès. Bruel joue de septembre à mars 2003 puis attaque le tournage de "Une vie à t'attendre" de Thierry Klifa avec la comédienne Nathalie Baye avant de repartir en tournée pour une quarantaine de dates, la dernière étant en Suisse le 24 juillet, au Paleo Festival de Nyon.

En août, il est autorisé par décret à changer son nom, Patrick Maurice Benguigui, en Patrick Bruel Benguigui. L'année suivante, en septembre, il se marie avec sa compagne Amanda, rencontrée à Saint-Tropez en 2001 et avec qui il a un petit garçon prénommé Oscar, né en 2003.

Début 2005, quelques semaines après la catastrophe du tsunami qui a dévasté une partie du sud-est asiatique le 26 décembre 2004, Patrick Bruel écrit et compose une chanson "Et puis la terre", enregistrée par de nombreux artistes français. Les bénéfices de la vente de ce titre vont à la Croix Rouge. Quasiment au même moment, le chanteur commence la tournée des Enfoirés, au profit de l'association des Restos du Coeur.

2006 : "Des souvenirs devant"

En août, alors que le chanteur a déjà écrit plusieurs musiques de son prochain album, sa femme Amanda, lui propose un premier texte "Je fais semblant". Elle en écrira deux autres. Les autres chansons seront presque toutes signées Bruel. L'album "Des souvenirs devant" sort en mars 2006. On y retrouve un texte de Victor Hugo qui devient "Peuple impopulaire" et qui trouve une résonance particulière dans l'actualité française du moment. Le chanteur y dénonce aussi le terrorisme avec "Adieu".

Pourtant l'ensemble de l'album joue sur la corde sensible de l'autobiographie : un titre comme "Ma maison de papier" évoque, par exemple, son fils Oscar. "Des souvenirs devant" est un album teinté d'espoir et d'inquiétude qui témoigne d'un bonheur trouvé grâce à une famille enfin constituée (un deuxième fils prénommé Léon est né en septembre 2005) mais aussi d'une grande lucidité face au monde dans lequel nous vivons.

Une tournée démarre dès le mois d'octobre. 

Parallèlement, Patrick Bruel poursuit sa carrière d'acteur. Il joue aux côtés d'Isabelle Huppert et François Berléand dans le film de Claude Chabrol, "L'ivresse du pouvoir". En 2007, on le retrouve en tête d'affiche du film "Un secret", de Claude Miller et l'année suivante, il fait partie de la distribution du film choral de Danièle Thomson, "Le code a changé".

L'enregistrement de son concert à Bercy, en 2007 lors de la tournée "Des souvenirs devant", fait l'objet d'une sortie en CD et DVD, "Patrick Bruel Live". En octobre 2008, Bruel reprend la route mais dans une toute nouvelle formule. Cette fois, il donne des concerts en acoustique, piano-voix, parfois accompagné d'une guitare, dans des salles à taille humaine. Une tournée intimiste qui le mène dans des petites ou moyennes villes, au plus près de son public fidèle.

En 2010, après avoir retrouvé le réalisateur Alexandre Arcady pour le film "Comme les cinq doigts de la main", Bruel fait son retour au théâtre dans "Le Prénom", une comédie de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, mise en scène par Bernard Murat. La pièce est un immense succès, tout comme l'adaptation cinématographique qui sortira en avril 2012.

En juillet 2011, il donne un show à Las Vegas, quelques heures avant de participer au Mondial de poker, jeu qu'il pratique assidument et à haut niveau depuis plusieurs années.
La même année, il publie une autobiographie intitulée "Patrick Bruel : conversation avec Claude Askolovitch" (Editions Plon) dans laquelle il évoque ses origines, sa famille, sa carrière et ses passions.

2012 : "Lequel de nous"
Fin 2012, le revoilà chanteur avec un nouvel opus, "Lequel de nous". Six ans se sont écoulés depuis le précédent. Pour ce septième album, Patrick Bruel s'est nourri de ses expériences (son divorce fin 2007, sa paternité) et de son regard toujours affûté sur le monde. La révolution tunisienne du printemps 2011, l'angoisse d'un mari pour sa femme reporter prise en otage, la détresse d'un père en prison ou encore les dangers d'internet ("Maux d'enfants" avec le rappeur La Fouine en featuring) sont autant de thèmes qui traversent cet album.

Patrick Bruel retrouve son public à partir de mai 2013. Il se produit d'ailleurs au Zénith de Paris du 29 au 31 mai.

 Mai 2013

 

Discographie
BRUEL BARBARA - LIVE AU CHÂTELET
Live - 2016 - Columbia
TRES SOUVENT, JE PENSE A VOUS
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Album - 2014 - Sony music
LIVE 2014
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Live - 2013 - Columbia
LEQUEL DE NOUS
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Album - 2011 - Columbia
SEUL OU PRESQUE
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Compilation live - 2008 - Columbia
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