Serge Lama

© Claude Gassian
Passeport artiste
11/2 /1943
Bordeaux (France)
Pays:  France
Langue:  Français
Qualité:  Auteur / Chanteur
Genre musical:  Chanson

Elevé dans les coulisses du music-hall, Lama a rapidement compris que sa destinée se trouvait là. Les scènes de France et de Navarre ont vu débarquer ce chanteur "populaire" avec de l'énergie à revendre, bouillonnant, guerrier, à la stature imposante et la voix sûre, presque tonitruante.

Biographie: 

Serge Chauvier naît à Bordeaux le 11 février 1943. Son père Georges est chanteur baryton. Il interprète des opérettes. En 1950, avec sa femme Georgette et son fils, il monte à Paris et s'y installe. Malheureusement, la vie est difficile. La famille habite une chambre meublée dans un hôtel du VIIème arrondissement. Georges trouve enfin un engagement au Théâtre des Capucines. La vocation du jeune Serge est en train de naître. Les lumières des music-halls commencent déjà à briller dans ses yeux.

La vie d'artiste est inconfortable et la mère de Serge préfère la sécurité. Elle pousse son mari à accepter un travail de représentant de commerce. Il lâche l'opérette, au grand dam de son fils qui l'admire beaucoup. De cette période de tension familiale, Serge garde un mauvais souvenir. Nous sommes au milieu des années 50. Il a déjà commencé à écrire des poèmes et même des chansons. En 56, il entre au lycée Michelet à Vanves à côté de Paris. Adolescent difficile, il se réfugie dans la lecture. Gide, Camus ou Sartre sont ses compagnons de solitude. Le français est le seul cours qui l'intéresse. A l'âge de seize ans, le jeune Serge fait partie de la troupe de théâtre du lycée. Il joue les pièces d'Anouilh ou de Giraudoux. La scène l'attire. Secrètement, il envisage déjà une carrière d'artiste, celle-là même que son père a abandonnée.

A dix-huit ans, plus ou moins en conflit avec ses parents, il quitte la maison et commence à faire différents petits boulots. En 62, il part servir sous les drapeaux, en France d'abord puis en Algérie ensuite où la guerre d'indépendance tend à sa fin.

Débuts au cabaret

Rendu à la vie civile en décembre 63, il fréquente le Petit Conservatoire de Mireille, grande figure de la chanson. Il y rencontre surtout un pianiste qui mettra en musique une vingtaine de ses textes, Jackie Bayard.

Après une audition ratée au cabaret parisien de l'Ecole Buissonière, il se présente à l'Ecluse. Il fait ses débuts sur cette scène le 11 février 64, le jour de sa majorité. Tous les soirs, il chante aux côtés de Barbara. Il participe au concours "Les Relais de la chanson française" et le gagne. Il y chante ses premiers textes "A quinze ans" et "le Bouffon du roi". En août, Renée Lebas, grande chanteuse des années 40 qui l'a remarqué à l'Ecluse lui propose de faire un disque. En octobre, sort le premier 45 tours de Serge Lama avec notamment les deux titres déjà cités. Il est aussi engagé à Bobino, célèbre salle parisienne, avec Barbara, en première partie de Georges Brassens. Il retourne ensuite chanter au cabaret, la Tête de l'art et la Villa d'Este. Il écrit quelques textes pour d'autres artistes comme Francis Lemarque ou Régine.

Pendant l'été 65, il part en tournée avec Marcel Amont. Le 12 août, il est victime d'un grave accident de voiture. Pendant un an et demi, il est totalement immobilisé. Un gala de soutien est organisé par Bruno Coquatrix, patron de l'Olympia et Léo Noël, patron de l'Ecluse en décembre, pour lui venir financièrement en aide. Début 66, Serge Lama, toujours incapable de marcher, enregistre quelques chansons, "Avec leurs beaux sourires" ou "On n'est pas né pour rien" qui sortiront un peu plus tard en 45 tours sur le label La Voix de son maître. En juin, c'est un troisième 45 tours qui voit le jour avec la participation pour la musique de Yves Gilbert sur "Sans toi" et Madame Poupon" et de Emil Stern sur "la Guerre à vingt ans" et Y'a pas à dire".

1967 : "les Ballons rouges"

En juin 67, sort ce qui va devenir son premier grand succès "les Ballons rouges". En octobre, il fait la première partie de la jeune chanteuse grecque Nana Mouskouri sur la scène prestigieuse de l'Olympia. L'année suivante, il change de maison de disques et signe avec Philips. Avec Yves Gilbert, il signe plusieurs chansons pour différents interprètes de talent, Juliette Gréco, Lemarque ou Marie Laforêt. En octobre 68, Serge Lama sort un 33 tours intitulé "D'aventures en aventures". Sur ce disque arrangé par Jean Morlier figurent plusieurs chansons qui resteront longtemps au répertoire de Lama : "le Temps de la rengaine", souvenirs de son enfance ou justement "D'aventures en aventures". Pour cet album, il recevra d'ailleurs l'année suivante, le Prix de l'Académie Charles-Cros.

En octobre 68, il se produit en vedette américaine de Georges Chelon à Bobino. En décembre, il épouse Daisy Brun qu'il avait rencontrée lors de son hospitalisation. Serge Lama est un auteur apprécié. Il adapte deux chansons pour Nana Mouskouri. Il écrit aussi pour Isabelle Aubret.

"Une île" est le titre qui en 69 lui permet d'obtenir le prix de la Rose d'Or d'Antibes. L'année suivante, il chante "Edith" en hommage à Piaf, dont il confie la musique à Maxime Le Forestier. On retrouve ces deux titres sur un 33 tours publié chez Philips "Et puis on s'aperçoit". En février 70, Lama se produit pendant trois semaines à Bobino avec le groupe les Haricots Rouges et Jacqueline Dulac. Après cela, il investit le célèbre cabaret Don Camillo et y chante pendant presque un an. En 71, il fait la connaissance d'Alice Dona, avec qui il va écrire par la suite de nombreux succès. Cette rencontre a lieu à l'occasion du passage du chanteur au grand Concours de l'Eurovision. Il présente une chanson "Un jardin sur la terre" signée Henri Djian et Jacques Demarny pour les paroles et Alice Dona pour la musique. Malheureusement, il ne gagne pas le prix.

1971 : "Superman"

Cette même année, sort l'album "Superman". La chanson qui lui donne le titre est en fait une reprise d'un morceau du groupe anglais de Kinks "Apeman". Le texte en français est écrit par Lama lui-même. Le refrain "Dites pourquoi/Je passe auprès des femmes/Pour Superman" lui donne une image de "tombeur séducteur" dont il aura quelques difficultés à se départir par la suite. Dans cet album, il adapte une autre chanson anglo-saxonne "Bird on a wire" de Leonard Cohen, qui devient "Vivre tout seul".

En février 73, après de nombreux passages au Don Camillo, il se produit sur la scène de l'Olympia pour un Musicorama, concert enregistré qui passe sur la station de radio Europe 1. Devant l'immense succès, Bruno Coquatrix l'invite à revenir la semaine suivante et Lama ce coup-ci assure dix jours de suite la vedette de la célèbre salle parisienne avec en première partie, le flûtiste roumain Georges Zamfir. Mais l'événement de l'année est sans doute la sortie de l'album à la fameuse pochette rouge intitulé "Je suis malade". Outre la chanson-titre qui devient un énorme tube, il y a aussi "les Petites femmes de Pigalle" à la verve vaguement paillarde (et un peu "youp la boum") et "la Chanteuse a vingt ans" qu'il signe avec Alice Dona.

L'année suivante, Serge Lama retourne se produire à l'Olympia. Il sort un nouvel album (moins d'un an après le précédent) intitulé "Chez moi". Il contient encore quelques tubes en puissance, "Chez moi", "Star" ou "la Salle de bain". Quelques mois plus tard, c'est un enregistrement live qui voit le jour, "Olympia". Figurent sur cet album deux inédits, "la French Nana" et "Mon ami, mon maître", chanson-hommage à Marcel Gobineau, celui que Lama considère comme son second père.

La trentaine sied parfaitement au chanteur. Il a trouvé sa place dans la chanson française. Le public adhère à ces textes enlevés, vaguement franchouillards et toujours populaires, au bon sens du terme. En plein succès, Lama continue à écrire pour les autres, de "Il faut du talent" enregistré par Nicole Croisille ou "Que je sois un ange" interprété par son amie Nana Mouskouri.  

Palais des Congrès pour longtemps

Il inaugure en 75 la nouvelle salle des Palais des Congrès à Paris et s'y produit pendant trois semaines en janvier. Quelques 70.000 spectateurs voient son spectacle. Le succès est là. Rien d'étonnant donc qu'il sorte un nouvel album un peu après, "la Vie Lilas". Sa complice Alice Dona signe encore un certain nombre de musiques. Elle sort, elle aussi un disque en 76, son premier. Serge Lama lui écrit à cette occasion quelques textes.

Infatigable, Lama revient sur la scène du Palais des Congrès du 8 au 27 février 77. 180.000 spectateurs se pressent pour le voir. En même temps sort "l'Enfant au piano" avec notamment le titre "l'Algérie", en référence aux jeunes soldats français (dont il fit partie) qui ont combattu en Algérie durant la guerre d'indépendance.

L'année suivante Serge Lama réunit quelques 25 chansons dans l'album "Enfadolescence". On retient notamment "Femme Femme Femme" qui restera comme un tube. En 79, il passe à nouveau au Palais des Congrès. Toujours plus grand toujours plus fort. Cette fois-ci, ce sont 70 représentations et 300.000 spectateurs qui viennent l'applaudir. Il bat tous les records de l'époque.

En hommage à un des plus grand artiste francophone mort l'année précédente, Serge Lama enregistre en 79 des chansons de Jacques Brel : "Lama chante Brel". Le chanteur/acteur qui "jouait" ses chansons quand il était sur scène a sans doute impressionné et influencé Serge Lama dans ce domaine. L'année suivante, le grand chef d'orchestre Lorin Maazel enregistre l'album "Lama/Maazel. Le monde symphonique de Serge Lama" avec le Philharmonique de Cleveland. Les deux hommes s'étaient rencontrés sur un plateau de télévision et avaient sympathisé.

Cela n'empêche pas Lama de sortir un nouvel album original en octobre, "Souvenirs…attention…danger" soit onze chansons dont les musiques sont signées évidemment Alice Dona, mais aussi Tony Stéfanidis, Yves Gilbert, Jean-Claude Petit et Claude Parraudin. En 81, fidèle au Palais des Congrès, Lama s'y produit pendant trois mois rassemblant ainsi quelques 330.000 spectateurs. Un live sortira un peu plus tard, avec quelques inédits dont "Avec simplicité", chanson écrite avec Richard Cocciante.

1980 : "Lama père et fils"

L'événement pour Lama en ce début des années 80 vient de la sortie de l'album "Lama père et fils" : un disque sur lequel les deux hommes, Lama et Georges Chauvier, se retrouvent, chantant en duo ou en solo des chansons originales comme "Non, mon fils n'aura pas d'enfants" ou des reprises comme "Je n'peux vivre sans amour" déjà interprétée par Maurice Chevalier. Ils feront ensemble une trentaine de galas dont un à Paris au Grand Rex.

Après plus de vingt ans de carrière et de très nombreux concerts, Lama veut briser cette "routine". Il veut monter une comédie musicale. La mise en scène est confiée à Jacques Rosny, co-auteur avec Lama du livret. La musique est composée par le fidèle Yves Gilbert. Le choix du sujet se porte sur la vie de Napoléon. La coupe de cheveux du chanteur rappelle celle du général corse devenu empereur des Français. Lama se glisse visiblement avec facilité dans la peau de Napoléon. D'aucun disent même, qu'il se prend pour lui. Si son entourage ne croit pas au succès, le public lui, s'emballe rapidement. Les représentations ont lieu au Théâtre Marigny à Paris. "Napoléon" se joue pendant trois ans. Triomphe. En 82 paraît le double album "De Bonaparte à Napoléon vol. 1 et 2" et en 84, le volume 3 "Marie la Polonaise".

Malgré l'énorme succès rencontré (1 million de spectateurs) avec cette comédie musicale, Lama met un terme à l'aventure. Début 86, le chanteur sort un nouvel album intitulé "Portraits de femmes". "Je vous salue Marie" rend hommage à son père et "Maman Chauvier" à sa mère. En effet, ses parents sont décédés lors d'un accident de la route en décembre 84. Par la chanson, il tente d'exorciser sa tristesse. Dans cet album, on trouve aussi "la Musique et l'amour" et "Pas vraimambeau".

1987 : "Je t'aime"

En 87, sort un autre album "Je t'aime", suivi d'une série de concerts au Casino de Paris, suivi à son tour de la sortie d'un live. A l'occasion de l'anniversaire de ses 25 ans de métier, Lama propose en 89 une compilation "A la vie à l'amour" rassemblant ses plus grands succès.

Mais l'engouement du public en cette fin de décennie, est un peu retombé et Serge Lama en profite pour renouer avec ses premières amours, le théâtre. En 90, il joue dans "la Facture" une pièce de Françoise Dorin, et rencontre un grand succès. Jusqu'à la fin 91, il tourne à travers la France, la Suisse et la Belgique.

Ce n'est qu'en 92, qu'il revient avec un nouveau disque "Amald'âme" reprenant neuf anciennes chansons avec un nouvel arrangement et trois inédites. Mais l'album passe un peu inaperçu. Il reprend le théâtre avec cette fois-ci une pièce de Sacha Guitry, "Tôa" qu'il joue en 93. La même année, il participe à une série télévisée policière "En garde à vue".

En novembre 94, sort un nouvel album "Lama". De facture classique, les onze chansons ne surprennent pas vraiment. "Je te partage" sort un peu du lot et on remarque "Tel père tel fils" dédié à Frédéric, son fils né en 71 alors que Lama avait rencontré Michèle (avec qui il s'est marié depuis).

Retour au Palais des Congrès en janvier 95, il enchaîne ensuite sur une tournée en France et en 96, il revient à Paris et se produit pendant une semaine à l'Olympia. Chez WEA, sort l'enregistrement live du spectacle, "Lama l'ami".

Symphonique

Les projets ne manquent pas pour ce forcené de travail. Après avoir parcouru la France dans tous les sens, de gala en gala, et d'autres pays aussi, Lama partage maintenant son temps entre la chanson et le théâtre, histoire de diversifier ses activités mais pas forcément son public !

Du 3 au 15 novembre 98, Lama fait un grand retour sur une scène parisienne avec un ensemble classique à ses côtés. C'est au public de l'Olympia qu'il offre, deux semaines durant, ce nouveau spectacle créé l'année précédente au Québec. Peu d'inédits (quatre), mais de nombreux succès passés se suivent dans des versions réorchestrées pour orchestre de chambre en première partie puis pour orchestre symphonique en seconde.

Très à l'aise sur scène, comme s'il était chez lui, Serge Lama continue à dépenser son énergie devant le public avec autant d'enthousiasme. Après la série de concerts symphoniques, il opte pour une autre formule différente et part en tournée avec seulement un accordéoniste, un guitariste et un percussionniste. Satisfait de cette formule, et après 120 concerts donnés ainsi, il décide de continuer sur cette voie. En effet, cela lui permet de chanter avec plus de retenue et de mettre les textes un peu plus en avant. Serge Lama se voit comme un véritable auteur, quelque peu frustré d'être considéré uniquement comme un interprète. C'est donc avec l'écriture d'un nouvel album qu'il tente de montrer son véritable talent. "Feuille à feuille" sort en novembre 2001. Il est réalisé par son percussionniste Nicolas Montazaud. Accompagné sur l'ensemble des morceaux par l'accordéoniste Sergio Tomassi, le chanteur a pour une fois, laissé de côté l'emploi du piano et s'est concentré sur une interprétation beaucoup plus sobre des textes originaux qu'il a écrits.

L'année 2002 est consacrée à une grande tournée à travers la France avec un passage à l'Olympia à Paris (du 26 au 31 mars), en Suisse, en Belgique et au Québec.

Le 11 février 2003, alors qu'il fête son soixantième anniversaire, il se produit sur la scène du Palais Omnisport de Bercy. Cela donne lieu à l'enregistrement en public d'un disque "Un jour une vie" qui sort deux mois plus tard.

A l'automne, il sort un album de duos, "Plurielles". Il fait appel à Lynda Lemay, Lara Fabian, Annie Girardot ou Lorie pour reprendre avec lui ses précédents succès. Il enregistre même un duo virtuel avec Dalida, "Je suis malade" chanson qu'il avait au départ, écrite pour elle.

A peine les bougies de ses soixante ans soufflées, Serge Lama embraye sur le spectacle "Accordéonissi-mots". Un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps : parcourir la France des petites salles avec pour seul partenaire de scène l’accordéoniste Sergio Tomassi. Au programme, des chansons connues et moins connues et quelques a cappella dont "Je suis malade". Entamée en janvier 2004, la tournée s’arrête deux mois à Paris au théâtre de Marigny en 2005. Un CD puis un DVD du spectacle paraissent en novembre. Pas essoufflés, les deux sexagénaires reprennent ensuite la route de février à juin 2006 pour aller visiter de nombreuses communes françaises avec leur spectacle à la lisière du music-hall, du théâtre et du cirque.

2008 : "L'âge des mots"

En avril 2007, Serge Lama pose enfin ses valises après des centaines de concerts. Il s’attèle à l’écriture d’un nouvel album. "L’âge d’horizons" sort le 3 novembre 2008. Composé de chansons graves ou au contraire, très gaies, il reflète les deux facettes du personnage Lama. Dans "D’où qu’on parte", ce dernier exprime de façon poignante la fugacité de la vie. quand dans "Les Hommes et les femmes", il s’égaye avec une rythmique manouche étourdissante. L’amour des mots et des rimes inspire largement Serge Lama, qui s’amuse à une radiographie du patrimoine poétique français dans "Grosso modo".

Une longue tournée s'ensuit, qui passe par le Palais des Congrès de Paris les 16, 17 et 18 décembre 2009, entouré de Sergio Tomassi à l'accordéon et Philippe Hervouet à la guitare. Après une pause de quelques mois en 2010, Serge Lama reprend les concerts en 2011 et fait un triomphe dans un Olympia à guichets fermés du 7 au 9 octobre. Le chanteur doit cependant annuler la fin de sa tournée, souffrant de fortes douleurs à la hanche dont il se fait opérer début 2012.

Serge Lama revient en décembre 2012 avec un double album célébrant ses 50 ans de carrière. "La balade du poète" revisite ses grands succès – "D’aventures en aventures", "Les p’tites femmes de Pigalle" ou "Je suis malade" – et dévoile quelques inédits, dont des textes écrits à l'âge de 11 ans. La fête se poursuit pour ses 70 ans, célébrés sur la scène de l'Olympia du 8 au 17 février 2013, qui donne le coup d'envoi à une tournée en France, Belgique et Suisse.

Avril 2013

Discographie
OÙ SONT PASSÉS NOS RÊVES ?
Album - 2016 - Warner Music France
LA BALADE DU POETE
LA BALADE DU POETE
Album - 2012 - Warner
L'AGE D'HORIZONS
Album - 2007 - Warner
ACCORDEONISSI-MOTS
ACCORDEONISSI-MOTS
Album - 2004 - Warner
UN JOUR UNE VIE
UN JOUR UNE VIE
Live - 2002 - WEA
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