Vincent Delerm

© Cauboyz
Passeport artiste
31/08/1976
Evreux
Pays:  France
Langue:  Français
Qualité:  Auteur / Chanteur / Compositeur
Genre musical:  Chanson

Dans la lignée de son père écrivain qui s’attache à la description minutieuse et drôle des petits plaisirs quotidiens, Vincent chante les drames familiers de l’existence. Il se situe lui-même dans la lignée d’une tradition qui évolue avec le temps, celle de la chanson à textes estampillée "rive gauche". Sa devise ? Trouver la légèreté en chaque chose.

Biographie: 

Fils unique de Philippe Delerm, auteur de "La Première Gorgée de Bière" qui a séduit, en trois ans, près d’un million de lecteurs, Vincent Delerm naît à Evreux le 31 août 1976. Dans une famille de professeurs de Lettres où la culture des activités parallèles est de rigueur. En effet, ses parents occupent tous deux un second métier. Philippe, son père, est aussi écrivain et Martine, sa mère, navigue entre ses talents d’illustratrice et d’auteur de romans policiers pour enfant.

Très jeune Vincent voit beaucoup de spectacles et découvre l’extase de la scène : Jean-Michel Caradec, Yves Duteil, Philippe Chatel, la tournée d’adieux des Frères Jacques… La musique est pour son père la culture première, au moins autant que la littérature. Un de ses albums préférés est sans doute l’album d’Alain Souchon "Toto, 30 ans, rien que du malheur". Vincent grandit aussi en compagnie de Barbara et de Gilbert Laffaille.

En 1993, le lycéen crache ses 17 ans avec une bande de copains dans un groupe de coldwave -Triste Sire- tendance Cure et Joy Division. Pendant ce temps, il écrit à la maison des chansons très Rive Gauche, plutôt fleur bleue. Mais c’est par admiration pour Michel Berger et William Sheller qu’il se décide à étudier le piano. En autodidacte, pour s’accompagner. Ce grand écart dure jusqu’en 1997. Vincent commence alors ses études de Lettres Modernes à l’université de Rouen, se voyant bien devenir professeur pour une dizaine d’années, tout en chantant.

Des études qui se révéleront fondatrices : il se lance dans le théâtre, participe activement à une troupe et se prend de passion pour le cinéma, en particulier celui de François Truffaut, auquel il consacrera en 1999 son mémoire de maîtrise. Sans pour autant quitter son piano avec lequel il met peu à peu sa vie en musique. Son enfance, surtout, dont la subtile nostalgie imprègne la plupart de ses textes.

1998 : première scène comme chanteur

Malgré son attirance pour la scène, il demeure insatisfait de ses performances dramaturgiques et théâtrales. Le pianiste autodidacte préfère alors se tourner définitivement vers la chanson. Des débuts timides et c’est la panique qui le prend quand il s’aperçoit que les maisons de disque ne se bousculent pas pour lui manifester leur soutien.

Sa première scène, c’est en 1998, à la salle Ronsard de Rouen. Mais les choses sérieuses débutent en 1999 après avoir composé quatre des titres qui figurent aujourd’hui, dans son premier album. Ses influences ? Pas mal d’écrivains britanniques ou les textes de chansons anglaises des Smith ou de Pulp. Il aime une écriture sociale, dans le sens des rapports entre les gens. La tournée des petits lieux parisiens peut alors commencer : le Limonaire, le théâtre des Déchargeurs…

Quand il arrive à Paris en 2000, il aime beaucoup se balader dans la rue Robert-Estienne dans le 8ème arrondissement où François Truffaut qu’il vénère, avait ses studios et ses petites habitudes. Bien sûr, il connaît un peu la capitale et Paris reste pour lui une fascination. Le chanteur affectionne le Saint-Michel des éditeurs, cette gentille nostalgie des cinémas d’art et d’essai de la rue Champollion, ces parties de flâneries chez les bouquinistes des quais mais aussi les grands cafés parisiens.

Il continue donc ses classes dans les cabarets du Marais, devant des publics restreints. Un soir, l'écrivain Daniel Pennac, Vincent Frèrebeau, patron du label Tôt ou Tard, ainsi que Thomas Fersen, sont dans la salle. Mais avant tout, la grande chance de Vincent c’est la rencontre en 2000, avec François Morel, comédien chez "les Deschiens", la troupe de Jérôme Deschamps. Quand celui-ci reçoit la démo, tombé sous le charme, il la fait circuler notamment dans les couloirs de la radio France Inter et dans ses tournées où il la donne aux programmateurs des salles que la troupe investie.

Avec une cinquantaine de chansons en poche, Vincent Delerm n’a pas encore enregistré d’album et se produit au théâtre des Déchargeurs une fois par semaine durant les hivers 2000 et 2001 où il partage l’affiche avec Matthieu Vermeulen. Après l'avoir vu, Thomas Fersen, emballé, lui propose la première partie de ses concerts en juin 2001 à la Cigale puis le fait rentrer chez Tôt ou Tard, sa maison de disques. Un peu après, c’est lui que l’on retrouve dans cette même salle, son nom en tête d’affiche.

2002 : "Vincent Delerm", premier disque

Fin avril 2002, sort son premier disque. Chez Tôt ou Tard, l’écurie des Têtes Raides, de Thomas Fersen et de Matthieu Boogaerts. Sur le disque, il s’est notamment entouré du virtuose Cyrille Wambergue, pianiste de Thomas Fersen, du même arrangeur, Joseph Racaille, mais aussi d’Yves Torchnisky à la contrebasse. Il y garde le goût de certaines orchestrations, un peu baroque d’Angelo Branduardi qu’il affectionnait étant jeune. De Fanny Ardant à Jean-Louis Trintignant - dont il emprunte pour le CD un extrait de dialogue de "Un Homme et une Femme" de Claude Lelouch - à qui il rend hommage, en passant par Irène Jacob qu’il fait chanter sur "Cosmopolitain", le septième art est un fil rouge dans son travail.

En deux mois et demi, l’album s’écoule à 50.000 exemplaires sans autre promotion qu’un passage régulier sur France Inter et quatre semaines à l’Européen. Puis, on le regarde continuer sérieusement sa progression, jusqu'au cap des 100.000 disques écoulés. Après la première partie de Julien Clerc, les Francofolies en juillet 2002 entre autres, la tournée se rallonge démesurément : soixante-dix villes prévues jusqu’au printemps 2003, pour 80 dates et cinq concerts en clôture au Bataclan à Paris du 20 au 24 mai.

Le 15 février 2003, Vincent Delerm reçoit la Victoire de la Musique de l'Album Révélation.

2004 : "Kensington Square"

Avril 2004 : le nouvel album, "Kensington Square", creuse le même sillon que "Vincent Delerm", celui de l’élégance mélancolique. Le chanteur a invité quelques amis : Irène Jacob sur "Deutsch Gramophon", Keren Ann et Dominique A chantent avec lui sur "Veruca Salt et Frank Black". Un pied dans le présent, un autre dans le passé, Vincent Delerm continue sa route sans esbroufe.

Interlude théâtral pour Vincent Delerm. Il est l'auteur d'une pièce, "Le fait d'habiter Bagnolet", mise en scène par Sophie Lecarpentier. Dans le même esprit que ses chansons, la pièce raconte un moment du quotidien, une rencontre entre un homme et une femme. Elle sera notamment jouée à Paris, au Théâtre du Rond-Point, en 2004 et reprise en 2005. 

Le troisième album de Vincent Delerm sort en septembre 2006. "Les piqûres d'araignée" a été enregistré en Suède, aux côtés de Peter Von Poehl, artiste d'origine suédoise, et de ses musiciens. Neil Hannon (The Divine Comedy) est également présent sur un titre. Les textes semblent désormais plus s'inscrire dans le présent que dans le passé. Le titre "Du sépia plein les doigts" s'en prend même à une certaine nostalgie passéiste. Le premier simple de l'album quant à lui, s'intitule "Sous les avalanches". Un vent d'air frais souffle sur les nouvelles compositions de Delerm.

Mais on continue à voir dans ce trentenaire tranquille et bien mis, un chanteur "bobo" comme l'épingle gentiment le quinqua Renaud, auteur d'un titre intitulé fort à propos "les Bobos" ("Dans les chansons de Vincent Delerm/on les retrouve à chaque rime"). Delerm poursuit son chemin et repart sur les routes de France dès le mois d'octobre, pour une nouvelle série de concerts.

En 2007 sortent coup sur coup les deux premiers enregistrements live de Vincent Delerm : "Vincent Delerm à la Cigale" et "Favourite songs". Ce dernier est une série de duos captés entre le 21 novembre et le 9 décembre à La Cigale avec des artistes invités, comme Georges Moustaki, Cali, Alain Chamfort, Katerine, Yves Simon ou encore Alain Souchon.

Cette même année, le chantre enregistre "Les mots de rien" en duo avec Helena Noguerra, pour le nouvel album de cette dernière. Il devient aussi pour la première fois père, avec la naissance d'un petit Sacha. 

2008 : "Quinze chansons"

Vincent Delerm sort son propre album en novembre 2008 sous le nom transparent de "Quinze chansons". Comme dans "Kensington Square" et "Les piqûres d’araignée", les patronymes foisonnent dans les paroles de ces quinze titres parfois ultra-courts (deux ne durent pas plus de 52 secondes). Le photographe Martin Parr, le footballeur Patrick Vierra, l’historien Max Gallo, l’acteur Patrick Dewaere… Il y en a pour tous les publics et tous les âges, Vincent Delerm abordant tant les années 1970 ("Monterey") que les attentats du 11 septembre 2001 ("Allan et Louise").  

Côté bande-son, des airs jazzy, des ballades douces ou au contraire parfois déchirées façon Léonard Cohen et d’autres aux accents pop. Les fidèles acolytes musiciens-arrangeurs-compositeurs sont là : Albin de la Simone, JP Nataf, le Suédois Peter Von Poehl. Ibrahim Maalouf est même venu poser ses cuivres solaires ici et là et Alain Souchon entonner quelques notes. En janvier 2009, Vincent Delerm prend sous le bras ses "Quinze chansons" pour une grande tournée. Il se produit à la Cigale à Paris tous les lundis du 9 février au 9 mars.  

Les 3 et 4 juillet, il se produit au Bataclan à Paris. Un DVD est enregistré à cette occasion. Il sort en novembre accompagné d'un livre de photos sous le nom de "23 janvier - 18 Juillet 2009".

Fin 2011, Vincent Delerm fait paraitre un livre-disque pour enfant chez Tôt ou Tard, intitulé "Léonard a une sensibilité de gauche" avec la participation notamment de Jean Rochefort.

Le chanteur présente un nouveau spectacle du 6 au 30 décembre 2011 au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, intitulé "Memory". Désireux de se renouveler, l'artiste a écrit une pièce de théâtre accompagné de chansons inédites (mise en scène par la célèbre Macha Makeïeff). Vincent Delerm joue le rôle de Simon, un homme qui s'interroge sur le temps qui passe.

De janvier à avril 2012, il part en tournée en France avec ce spectacle.

En janvier 2012, il est fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

2013 : "Les amants parallèles"

Vincent Delerm termine sa tournée "Memory" à l'Olympia le 16 avril 2013. Quelques mois plus tard, en septembre, il propose une installation plastique au Centquatre à Paris intitulée "Ce(s) jour(s)-là" et composée de vidéos, portraits et témoignages faits autour de l'élection présidentielle de mai 2012.

En novembre, l'artiste touche-à-tout publie "Les amants parallèles", un album-concept de chansons originales autour du thème de la rencontre amoureuse et de la relation entre un homme et une femme qui se construit par la suite. C'est avec le concours de l'ingénieur du son, Maxime Le Guil et du réalisateur et arrangeur Clément Ducol, qui avait déjà travaillé avec la chanteuse Camille, que Vincent Delerm enregistre ses onze chansons sur 3 pianos : l'utilisation particulière de ces instruments donne à entendre une musique intimiste, subtile et sensible, à l'image des textes écrits par le chanteur. Une ambiance qui n'est pas sans rappeler celles des films français de la Nouvelle Vague, comme le reconnait d'ailleurs Vincent Delerm, lui-même.

Avec près de 50 dates, une tournée démarre le 31 janvier 2014 et se clôture le 15 avril 2015.

Le 22 janvier 2015, il se produit à l'Olympia à Paris.

Par ailleurs, le tournage de son premier long-métrage, "Je ne sais pas si c’est tout le monde" débuté à l’automne 2015 est repoussé par manque de financements.

Fort de son talent de parolier, il écrit le texte "Une vie à l’envers", un titre présent dans l’album "De l’amour" de Johnny Hallyday sorti en 2015.

2016 : " À présent"

En octobre 2016, le chanteur et compositeur sort un sixième album, "À présent". Il délaisse la formule piano-voix pour des arrangements moins contraignants où l'on entend aussi bien les boites à rythmes que les cordes. Les textes y sont intimes allant des souvenirs avec son grand-père en passant par son enfance à Rouen, avec toujours cette pointe de nostalgie.

Dans un joli duo avec Benjamin Biolay sur le titre "Les chanteurs sont tous les mêmes", il évoque également le quotidien de chanteur, moins glamour que l’image qu’en a le public.

Les détails lui permettent de ciseler des textes qui ne sont pas sans rappeler les photos qu'il prend, notamment pendant ses tournées. C'est ainsi qu'il publie chez Actes Sud, un recueil de photos sur ce thème, sous le titre "Songwriting". Sortent en même temps, un autre recueil qui évoque des lieux fréquentés par son grand-père pendant sa jeunesse ("C'est un lieu qui existe encore") et un autre encore, qui raconte les vacances ("L'été sans fin").

En novembre de la même année, il part de nouveau sur les routes pour une tournée en France, Belgique et Suisse. On le retrouve à La cigale à Paris du 28 au 30 novembre. Entre temps, il écrit et compose la chanson "Rue battant" pour l’album "Loin" d’Alex Beaupain.

Janvier 2017

Discographie
À PRÉSENT
Album - 2016 - Tôt ou Tard
LES AMANTS PARALLELES
LES AMANTS PARALLELES
Album - 2012 - Tôt ou Tard
LEONARD A UNE SENSIBILITE DE GAUCHE
LEONARD A UNE SENSIBILITE DE GAUCHE
Album - 2010 - Toto ou Tartare
QUINZE CHANSONS
Album - 2007 - Tôt ou Tard
FAVOURITE SONGS
Compilation live - 2006 - Tôt ou Tard
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