St Germain

© Benoît Peverelli
Passeport artiste
1970
Paris (France)
Pays:  France
Qualité:  Compositeur / DJ
Genre musical:  Jazz / Electro

Ce singulier homme orchestre, précurseur d'une musique électronique à la française, est aujourd'hui une des valeurs les plus admirées de la French Touch à travers le monde.

Biographie: 

Né à l'aube des années 70, fils d'un tapissier décorateur, Ludovic Navarre grandit dans la banlieue parisienne, à Saint-Germain-en-Laye. Avant la musique, sa première passion est de pratiquer à haut niveau la voile et les sports de glisse. Mais un accident de mobylette à 14 ans - il restera immobilisé deux ans - remet ce projet en question. Il se lance alors dans l'informatique dont il est féru. Devenu DJ, c'est en bidouillant les sons avec ses ordinateurs qu'il découvre les possibilités musicales qui lui sont offertes. Ce sont les années 80 avec les débuts de l'électro en provenance de Chicago ou de Detroit. C'est une révélation.

La musique, il la découvre petit à petit en commençant par le reggae et le blues. Puis, de fil en aiguille, ce garçon curieux, découvre la soul, le jazz, le hip hop jusqu'à se fabriquer une vaste culture musicale qui sera le fondement de son travail à venir.

Maison

Mais c'est dans la house qu'il se fait d'abord un nom. Au début des années 90, il bidouille dans un home studio chez sa mère à Versailles mariant maintes influences musicales dans un habillage house particulièrement inventif. En solo ou en duo, il sort dès 91 le résultat de ses recherches sous divers pseudos à commencer par Sub System et Deepside qui recouvrent le duo avec son ami, Guy Rabiller. Puis, Modus Vivendi, Soofle (avec Shazz) ou DS. Le travail de St Germain s'inspire alors de ce qui se fait dans les berceaux du genre, Détroit pour l'ambiant, New York pour le garage ou Chicago pour la house.

Le nom de St Germain apparaît en 1993 avec le single "French Trax". D'abord un pseudo parmi d'autres, ce nom vient à la fois de ses origines banlieusardes mais aussi du compte de Saint-Germain, figure de la cour du roi Louis XV, personnage un rien menteur…

Boulevard

Lorsqu'en juillet 1995, il sort un premier album, "Boulevard", chez F.Communications, le principal label électro français, celui de Laurent Garnier, St Germain épate à la fois la scène électronique et jazz par son mariage des genres. Les éloges sont légion et proviennent du monde entier, même des terres fondatrices américaines. Le CD s'écoule à 200.000 exemplaires et est élu disque de l'année en Grande-Bretagne. St Germain se retrouve même nommé aux côtés de… Michael Jackson aux Dance Music Awards britanniques.

C'est en décembre 95 qu'il monte pour la première fois sur scène aux Transmusicales de Rennes. De là, St Germain est un nom qui fait fureur dans le landernau musical international. A l'instar des plus grands, il remixe Björk en 95 ("Isobel"), le compositeur contemporain Pierre Henry en 97 ou le Capverdien Boy Ge Mendes en 1998.

Tourisme

Etrangement, c'est d'un quasi-silence discographique qu'il gratifie ses fans pendant cinq ans. Juste après "Boulevard", il songe même à tout arrêter… Cette réussite ne comble pas Ludovic qui n'est pas trop à l'aise dans l'univers trop ciblé de la musique électronique. Ce qui lui manque, ce sont des musiciens, des rencontres, des voyages musicaux plus vastes que son passage sur F.Com ne l'aide pas à effectuer. Il les quitte donc et finit par signer sur le légendaire label jazz Blue Note qui s'ouvre ainsi à une lecture nouvelle de son répertoire.

En avril 2000, sort "Tourist", deuxième album de St Germain, neuf titres qui vont encore plus loin dans les noces électro-musicales entre house, jazz, musique africaine ou reggae. Cette fois, le succès est énorme. Les ventes, menées par le single "Rose Rouge", s'envolent à 250.000 exemplaires en France et 800.000 dans le monde où le CD sort en septembre. Au début de l'été 2001, elles atteindront 1,5 million.

Sur ce disque, Ludovic réalise son souhait de travailler avec des musiciens. C'est ainsi qu'il s'entoure d'invités dont le Sénégalais Idrissa Diop et le guitariste jamaïcain Ernest Ranglin.

Sur la route

Tout naturellement, St Germain reprend la route mais cette fois, plus intensément. Les demandes sont nombreuses. Le 9 novembre, il clôt une tournée française à l'Olympia. Parallèlement, il entame une tournée européenne à Londres le 20 octobre. Enfin, en 2001, s'il repasse à l'Olympia le 6 avril, il s'attaque surtout aux Etats-Unis, à l'Asie et à la Nouvelle-Zélande. Cette année-là, le 17 février, il est consacré par trois Victoires de la musique. L'événement est d'autant plus remarquable qu'il les reçoit dans des domaines aussi différents que le jazz (Découverte jazz de l'année) et l'électro (Meilleur album électro), ce qui prouve l'éclectisme de son travail. La troisième récompense son spectacle : Découverte scène de l'année.

Au cours de l'été 2001, il est invité sur quelques grands festivals (le Paleo en Suisse, Nice, les Vieilles Charrues ou Fourvière à Lyon).

Fin juillet 2002, St Germain achève sa tournée internationale de 260 concerts à Hyde Park, à Londres. Plus de deux ans après sa sortie, l'album "Tourist" compte plus de 2 millions d'exemplaires vendus à travers le monde dont 600.000 en France.

Septembre 2002

Discographie
St GERMAIN
St GERMAIN
Album - 2014 - Parlophone
TOURIST
TOURIST
Album - 1999 - EMI
BOULEVARD
BOULEVARD
Album - 1994 - F Communication
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