Talisco, pop positive

Talisco aux Francofolies de la Rochelle en 2017. © RFI / Bastien Brun

Avec son deuxième album Capitol Vision, Talisco creuse le sillon d’une électro-pop pleine de gimmicks. Résolument positif, ce songwriter bordelais a connu une première carrière dans la communication avant de se lancer à fond dans la musique. Rencontre sur la route des festivals, au cœur d’une saison bien chargée.

Une fois de plus, Talisco risque de ne pas voir passer son été. À l’affiche des plus grands festivals français cette saison, le chanteur aura aussi traversé l’Atlantique mi-juillet pour un concert au Québec et il fera un petit tour d’Europe au mois d’août. "Je vis à 1000 %. En quatre ans de tournée, j’ai vécu plus que les dix années qui ont précédé. Tu vois tellement de choses en peu de temps que tu prends des grosses doses", assure-t-il.

Les plats de pâtes au beurre et au fromage râpé avalés devant la télévision et la routine peuvent bien attendre un peu. Depuis que sa chanson The Keys a servi pour la publicité, ce garçon originaire de Bordeaux est devenu l’un des artistes français qui s’exportent bien à l’étranger. Ayant notamment fait son trou en Allemagne, Jérôme Amandi -de son vrai nom- s’est directement inspiré de ses longues traversées pour un deuxième album entièrement chanté anglais.

De la pop, des gimmicks

Pour celui qui a grandi avec les disques de folk (Bob Dylan, Joan Baez...) qu’écoutaient ses parents espagnols, la question du français ne s’est pas posée. "Je chante en anglais, car j’y trouve simplement une musicalité que je n’ai pas en français ou en espagnol", constate-t-il. Cette langue de la pop va comme un gant à l’ancien communicant, qui s’est lancé à fond dans la musique après avoir mis cette idée entre parenthèses, de ses vingt ans jusqu’au milieu de la trentaine.

Avec ce nom qui évoque les sommets plus que les abysses, Capitol Vision enchaîne les tubes qui donneraient envie de gravir des montagnes. Cet électropop possède des élans héroïques qui évoquent tantôt les Who (Thousand Suns), Led Zeppelin (Sitting With The Braves) ou des influences plus funky. C’est attendu parfois, mais extrêmement accrocheur. "En tant qu’auditeur, j’aime entendre de belles mélodies, des gimmicks. Donc, forcément, ça se retrouve dans ma musique", assume-t-il.

Ce deuxième album est "un carnet de vie", avec tout ce que cela comporte de joie et de deuils. Mais la musique de Talisco est bel et bien faite pour donner la pêche, jamais pour s’appesantir. Il s’agit un peu d’une course, comme le laisse entendre le final du disque : "Quand je compose un morceau, c’est comme si je me jetais dedans. Tu vas retenir ta respiration et tu te dis : ‘Là, j’y vais’  Après, tu vas ressentir des émotions. Ces émotions, je les mets dans la musique."

Sur l’émotion qu’entend porter sur scène ce garçon franc du collier avec son trio, elle est aussi toute simple. "Je veux que les gens perçoivent le plaisir que j’ai ressenti en faisant cela, quelque chose de vrai. Si ça s’arrête demain, ce ne sera pas grave. Ce que je fais aujourd’hui, c’est récréatif. J’ai déjà une chance énorme", conclut-il, avant de repartir d’un pas terminé vers son concert.

Talisco Capitol Vision (Roy Music) 2017

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