Rone rêve la ville

Rone. © Olivier Donnet

Mirapolis est le quatrième album du musicien électro Rone. La pop et les voix transforment son univers musical, habituellement plus sombre. Revue de détails.

Rone nous invite à découvrir sa ville imaginaire, Mirapolis. Son quatrième album est moins sombre et plus coloré que le précédent, plus habité, plus pop également. Habitué à créer de la musique de chambre —de l’électro dans son home studio— Rone a visiblement pris goût aux collaborations avec d’autres artistes.

Après un concert donné à la Philharmonie de Paris début 2017, Rone a décidé de continuer de travailler avec des musiciens, notamment le batteur John Stanier, qui était à ses côtés sur scène. On retrouve le violoncelliste Gaspar Claus ou le guitariste américain Bryce Dessner, du groupe The National, déjà croisé sur Creatures, ou encore la voix de la petite fille d’Erwan. Le musicien a néanmoins commencé à composer dans des chambres… d’hôtel, se posant quelques week-ends dans des établissements face à la mer.

Ensuite, retour dans son home studio de Montreuil, près de Paris, où certains invités sont venus chanter, comme Baxter Dury  (Switches) ou Saul Williams avec un texte anti-Trump (Everything). Erwan a également rencontré le réalisateur français Michel Gondry, dont il est fan et qui lui a dessiné la pochette bigarrée de son album, représentant une ville futuriste. Un dessin qui a influencé les compositions de Rone, inspirées par le Metropolis de Fritz Lang, mais aussi par ce parc d’attractions du même nom, qui fascinait Erwan gamin avec son gigantesque Gargantua.

Sa musique reste très cinématographique. Mirapolis évolue de titre en titre, change d’ambiance, et est construit comme une histoire. Mirapolis, comme le mirage d’une aventure collective.

Rone Mirapolis (InFiné) 2017

Site officiel de Rone
Page Facebook de Rone