General Elektriks ressort le Prophet 5

Hervé Salters alias General Elektriks. © Tim Deussen

Hervé Salters, plus connu sous le nom de General Elektriks, revient avec un cinquième disque, Carry no Ghosts, qui confirme sa recette électro-funky-pop. Un opus construit avec un synthétiseur mythique et vintage, le Prophet 5. On écoute !

L’une des formations les plus groovy de la scène hexagonale, General Elektriks –patronyme derrière lequel se cache Hervé Salters – revient avec un cinquième disque, Carry no Ghosts, qui surfe sur sa recette explosive, 100% contagieuse, à base de funk, de pop et d’électro.

Aux manettes, le bidouilleur nomade, qui a successivement habité Londres, San Francisco et Berlin, a concocté cette galette en tournée, entre deux concerts pléthoriques, de Saint-Pétersbourg à New York, de Paris à Rio. Pas étonnant alors à ce que ses pistes débordent d’énergie et d’influences globetrotteuses, où résonnent des langues comme le français, l'allemand, l'espagnol, l'anglais.

Surtout, pour cet opus, Hervé Salters a travaillé avec un synthétiseur mythique, le Prophet 5, commercialisé à la fin des années 70, un pionnier qui devançait les références Roland et Korg. L’instrument, tout droit sorti d’un grenier d’ex-RDA, acquis dans une brocante berlinoise, procure à l’opus un son vintage. Le disque révèle alors un cœur électronique, un millefeuille de matières sonores, qui couinent, grincent, gémissent, se percutent, un télescopage/carambolage de rythmes, sur lequel s’envolent les mélodies.

L’album pourrait ressembler à une montagne russe à sensations fortes, un feu d’artifice ; il clignote comme une fête foraine, née des délires bigarrés d’un artiste qui n’aurait pas perdu son âme d’enfant... On embarque le cœur et les jambes légères, l’esprit libéré des poids du quotidien, car comme le clame le titre : "Carry no Ghosts", "ne portez pas de fantômes !"

General Elektriks Carry no Ghosts (Wagram) 2018

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