Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte

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Quincy Jones

Quincy Jones est, sans nul doute, l’un des producteurs les plus respectés de la planète. Il ne faut cependant pas minimiser ses talents d’orchestrateur et d’arrangeur qui ont fait sa gloire dès les années 60.
On le sait moins, mais c’est à la trompette que le jeune Quincy Jones fait ses débuts dans le grand orchestre de Lionel Hampton, il n’a que 18 ans ! Nous sommes alors en 1951, et déjà, sa fougue et son inventivité suscitent l’admiration de ses contemporains.
 

Dizzy Gillespie l’engage comme directeur musical de son Big Band, et Ray Charles le réclame à ses côtés pour superviser ses enregistrements. En l’espace de quelques mois, Quincy Jones devient une personnalité incontournable, et jouit d’une notoriété étonnante pour son âge. Count Basie, Dinah Washington, et bientôt, Frank Sinatra se félicitent de travailler avec ce précieux collaborateur qui ne ménage pas ses efforts pour satisfaire ses aînés. 

Figure montante de la musique populaire afro-américaine, Quincy Jones s’engage également dans le combat racial du mouvement des droits civiques emmené par Martin Luther King. A l’aube des années 70, il semble béni des dieux, et rien ne peut contrer son ascension vertigineuse…

 

Et pourtant, en août 1974, il est victime d’un accident vasculaire cérébral qui aurait pu lui coûter la vie. Après deux opérations chirurgicales majeures, et plusieurs mois de repos forcé, Quincy Jones retrouve la santé et entend rattraper le temps perdu en se plongeant dans différents projets, et notamment la direction artistique du film « The Wiz ». 

C’est à cette époque qu’il croise la route d’un certain Michael Jackson… La suite de son « Epopée » est miraculeuse. « Off the Wall », « Thriller » et « Bad » sont des succès planétaires incontestables et fort rentables. Quincy Jones peut dès lors donner libre cours à son imagination, et concrétiser toutes ses envies. Il co-produit le film de Steven Spielberg « La couleur Pourpre », réalise l’enregistrement de « We are the World », devient le programmateur du Montreux Jazz Festival en Suisse, et y convie son vieux partenaire, Miles Davis, pour un ultime concert en grande formation. 

Il paraissait naturel qu’en juillet 2008, Claude Nobs, fondateur du Montreux Jazz Festival, lui concocte une soirée anniversaire lumineuse. Ce jour-là, Al Jarreau, Angélique Kidjo, Patti Austin, ou James Moody (83 ans) ont le bonheur de souffler sur scène les 75 bougies de leur ami Quincy…

 

Le 13 juillet 2011, il sera de nouveau le maître de cérémonie d’une soirée magique qui réunira, à Montreux, Marcus Miller, Herbie Hancock et Wayne Shorter, dans un hommage vibrant à Miles Davis, 20 ans après sa disparition. 

A 78 ans, Quincy Jones n’a jamais été aussi jeune, son appétit créatif, son enthousiasme et sa curiosité entretiennent son goût de vivre intensément le présent, et même d’envisager l’avenir ! 

http://www.quincyjonesmusic.com/

 

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