Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte

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Vicky Edimo

Instrumentiste respecté et salué par les plus grands, le bassiste camerounais Vicky Edimo mène, depuis plus de 40 ans, une vie de virtuose discret rythmée par des rencontres prestigieuses et parfois déterminantes. Fasciné, dès les années 60, par le jazz américain et les prouesses stylistiques de Paul Chambers, Ray Brown ou James Jamerson, l'adolescent qu'il est alors n'imagine sûrement qu'il évoluera bientôt dans la cour des grands. Et pourtant...

Son arrivée à Paris, en septembre 1973, va bousculer sa destinée. Aux côtés du trompettiste nigérian Ray Stephen Oché et du pianiste américain Bobby Few, Vicky Edimo découvre la frénésie musicale de la capitale française à laquelle il s'habitue très vite. Son nom circule de clubs en clubs et son talent déjà bien affirmé attise la curiosité d'éminentes personnalités. Le saxophoniste Manu Dibango lui propose d'ailleurs de devenir le bassiste attitré de son orchestre. Le rythme des concerts et des enregistrements s'accélère lorsque les Gibson Brothers, jeune formation martiniquaise en vogue, le sollicite pour participer à une aventure qui dépassera toutes ses espérances.

© vickyedimo.com
Fred Wesley, Vicky Edimo et Pee Wee Ellis.

Cette expérience enthousiasmante lui permet d'entrer, au tournant des années 80, dans le cercle très fermé des musiciens de studio en France, et de briller sur les scènes internationales. Ses indéniables qualités de soliste et de mélodiste valident sa réputation et lui donnent l'occasion unique d'accompagner de grandes figures américaines. James Brown, Bob Marley, Maceo Parker, Steve Coleman, Vernon Reid, entre autres, adoptent la musicalité afro-jazz de ce bassiste précieux qui fait désormais l'unanimité.

Mais, pour maintenir un tel niveau de notoriété, il faut être sur tous les fronts... Sur le continent africain, en Europe ou aux Etats-Unis, Vicky Edimo doit donner le meilleur de lui-même pour se renouveler. Il ne veut pas sacrifier sa carrière personnelle au profit d'une image exclusive de «Sideman». Il fait d'ailleurs paraître régulièrement, sous son nom, différents albums comme pour réaffirmer son statut de compositeur émérite. Sa dernière production «Siseya» en est une belle illustration. Profondément attaché à ses racines ancestrales, Vicky Edimo se replonge dans les rythmes et traditions sonores de son enfance avec la modernité d'un interprète aguerri.

http://www.vickyedimo.com/
 

 

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