Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte

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Louis Armstrong

Louis Armstrong. © Wikicommons/Library of Congress

Il y a 40 ans, le 6 juillet 1971, la famille jazz pleurait la disparition du patriarche. Les livres d’histoire affirment, non sans raison, que Louis Armstrong avait inventé, au début du XXème siècle, une forme d’expression unique, héritée des Negro-Spirituals et du Blues ancestral.

Il fut d’abord l’un des premiers à tenter l’aventure de l’improvisation à une époque où les orchestres, le plus souvent des fanfares, se contentaient d’une lecture approximative d’œuvres interprétées à l’unisson. Son esprit frondeur l’incita donc à entamer un solo, et à sortir du cadre harmonique des parades néo-orléanaises. 

Cette trouvaille stylistique lui permit très vite de se distinguer de ses homologues, et de créer un nouveau langage : le Jazz !

 

Ainsi, en l’espace de 50 ans, Louis Armstrong transforma le paysage musical afro-américain, et influença profondément des générations entières d’instrumentistes qui se nourriront de ses enregistrements pour développer leur identité personnelle. 

Louis Armstrong fut aussi l’instigateur d’un art vocal inédit. En 1926, alors qu’il enregistrait le titre « Heebie Jeebies », il oublia les paroles exactes de sa chanson, et se mit à bredouiller quelques onomatopées sur une tonalité furieusement swing… C’est ainsi, dit la légende, qu’il devint involontairement l’un des pionniers du « Scat ». 

Louis Armstrong fut l’un des piliers de la culture noire aux Etats-Unis. Miles Davis n’avait-il pas déclaré : «Dès qu'on souffle dans un instrument, on sait qu'on ne pourra rien en sortir que Louis n'ait déjà fait ». 

 

http://www.louisarmstronghouse.org/