Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte

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50 ans de Jazz à Montreux!

Depuis la disparition, en janvier 2013, de Claude Nobs, fondateur du Montreux Jazz Festival, c'est Mathieu Jaton qui veille aux destinées de ce rendez-vous culturel majeur de l'été. 2016 marque le cinquantenaire de cette institution musicale suisse qui se doit désormais de proposer une affiche éclectique de grande qualité pour ne pas s'enfermer dans le passé et l'élitisme. Ainsi, avec une rigueur de tous les instants, l'équipe de programmation affine les plateaux, convainc les artistes, concocte des soirées inédites ou inattendues.

© Lionel Flusin
Quincy Jones.

Pour les 50 ans du Montreux Jazz Festival, rien n'a été laissé au hasard... Les grandes figures de «L'épopée des Musiques Noires» comme les jeunes pousses de notre temps ont été conviés à participer à cette célébration des rythmes planétaires hérités de la grande tradition jazz. De Quincy Jones à Al Jarreau, de Buddy Guy à Angélique Kidjo, la diversité et le métissage ont été respectés comme au premier jour. Il faut se souvenir que, dès les premières années du festival, les couleurs caribéennes et africaines ont trouvé leur place dans le bouillonnement sonore de cette manifestation d'envergure.

© Lionel Flusin
Jimmy Cliff.

Les spectateurs d'hier ont toujours en mémoire les prestations de King Sunny Ade, Miriam Makeba, Jimmy Cliff, Gilberto Gil ou Hugh Masekela... Cette année encore, la diaspora noire a été honorée puisque le pianiste jamaïcain Monty Alexander a lancé les festivités, bientôt suivi par Randy Weston, Richard Bona, Manu Katché, Ernest Ranglin ou Harold Lopez-Nussa. Mais au-delà de cette volonté affirmée de porter les valeurs artistiques de la terre africaine, Montreux a longtemps été et reste un espace d'expression et d'expérimentation que les virtuoses savent apprécier avec gourmandise.

Les échos de cette vie trépidante sur les bords du lac Leman sont aujourd'hui réunis dans un ouvrage imposant signé Arnaud Robert et Salomé Kiner, sobrement intitulé «50 Summers of Music» (Editions Textuel). Ce condensé d'un demi-siècle d'agitation jazz brillamment illustré par plusieurs dizaines de photos, parfois inédites, donne tout le relief nécessaire aux anecdotes nombreuses et savoureuses qui ponctuent ce beau livre anniversaire. L'aventure unique évoquée dans ce recueil de souvenirs semble assurer la pérennité de ce festival hors normes qui se poursuivra, et nous enchantera encore, n'en doutons pas, en 2017, 2018, 2019, 2020...

Le site du Festival de Jazz de Montreux

 

© Eagle Vision
Marvin Gaye - Montreux 1980.