Spéciale 21ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde à Essaouira (Maroc)

Affiche du Festival Gnaoua 2018. © a3com

Un festival plein d’avenir
«En 2017, la célébration du 20ème anniversaire du festival qui a démarré à New York, avant de se poursuivre à Washington, puis à Paris, et de finir en apothéose à Essaouira, a été un grand motif de fierté, de satisfaction et d’espoir pour notre équipe. La fierté d’avoir parcouru un chemin si long malgré l’adversité, la satisfaction de voir la musique gnaoua occuper la place qu’elle mérite et la flamme de ce projet si particulier maintenue intacte au fil des années, et enfin, l’espoir incarné par la montée d’une nouvelle génération d’artistes et de festivaliers. Cette année, la 21ème édition fait justement le pari de miser sur cette relève de maâlems. En provenance notamment d’Essaouira, Marrakech et Casablanca, des jeunes maâlems reprennent le flambeau de leurs aînés pour perpétuer cet art majeur dans notre pays dont la notoriété et l’influence ont depuis longtemps dépassé nos frontières.» Neïla Tazi

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Nos invités sont Mâalem Abdelkébir Merchane et son fils mâalem Hicham Merchane de Marrakech, mâalem Houssam Gania d'Essaouira et mâalem Brahim Hamam de Casablanca. Sans oublier le directeur artistique historique du festival : le batteur Karim Ziad.

Maâlem Abdelkebir Merchane
Abdelkebir Merchane
est né en 1951 à Marrakech. Âgé d’à peine 9 ans, la tagnaouite n’a déjà plus de secrets pour lui. D’origine arabe, il est le seul Gnaoua de sa famille. C’est après plusieurs fausses-couches, onze au total que sa mère l’a confié à une nourrice noire. Il participe ainsi dès son plus jeune âge à des lilas. Ses maîtres El Ayachi, Baqbou et Mohamed Sam l’ont initié à la tagnaouite dans la plus pure tradition. Ses styles de prédilection : le marsaoui (Essaouira) et le marrakchi. Il participe à de nombreux festivals internationaux en Europe, dans les pays arabes et au Japon. Il dirige aujourd’hui le groupe Oulad Sidi H’mou.

Maâlem Hicham Merchane
Fils du maâlem Abdelkébir Merchane, Hicham Merchane
est né en 1976 à Marrakech il a été initié à l’Art des Gnaoua dès l’âge de 7 ans, art qui s’hérite de père en fils, son parcours l’a amené à jouer avec plusieurs maâlems : Abdeslam Alikkane en France et en Belgique, Mahmoud Gania au Maroc est à l’étranger, ainsi qu’avec Hamid El Kasri. Il a également eu l’occasion de jouer au Brésil et en France avec Hassan Hakmoun, un maâlem qui vit aux États-Unis. Hicham Merchane marche dans les traces de son père avec lequel il a joué. Il a appris à chanter, danser et jouer de tous les instruments Gnaoua avec le grand maâlem Baqbou. Entre 2003 et 2004, il a participé à trois fêtes Gnaouies à Chicago, au Texas et à New York, où il a joué avec un groupe de jazz et s’est donc initié à l’art de la fusion.

Maâlem Hossam Gania
Il avait reçu le guembri des mains de son père, le grand Feu Mahmoud Gania et a vu les plus grands maâlems et les artistes de renom fouler la porte de sa maison. Ouvert sur les rythmes du monde tout en ayant une parfaite maîtrise des traditions Gnaoua, Hossam est doté d’une belle technique qu’il doit non seulement à son talent, mais surtout à son acharnement et à sa rigueur. En 2012, il accompagne son père pour un concert en Belgique et l’aventure est lancée... Dès 2014, il crée son groupe basé à Essaouira et se produit au Maroc, mais aussi en Angleterre et aux Pays-Bas. En 2016, outre sa prestation lors du concert hommage à son père par Doudou N’Diaye Rose, Hossam Gania a foulé les planches de Mawazine pour une fusion avec Omar Sosa et Mehdi Nassouli.

Maâlem Brahim Hamam
Natif de Marrakech, ce grand voyageur s’imprègne des grands orchestres pour parfaire son apprentissage musical. Il travaille avec l’orchestre Oulad Lahssiri et décide de déménager à Casablanca pour apprendre des plus grands maâlems : Sam, Hmida Boussou, Abdelkader Benthami et Ouled Chrifa. Maâlem Hamam s’intéresse à la recherche musicale et à la fusion de l’art Gnaoua avec les musiques du monde. Il participe à de nombreux projets musicaux dans ce sens, notamment avec Amine Serraj, Vivier Lagneau ou encore Boddhi Satva.

Morceaux interprétés et interprètes :
- Sidi Mimoun
par mâalem Abdelkébir Merchane et les kouyous Ayoub et Marouane
- Mawama Sidi Moussa par mâalem Hicham Merchane, mâalem Abdelkébir Merchane et les kouyous Najib Obakaz et Yacine Khairi
- Sidi Komi et Bania par mâalem Houssam Gania et les kouyous Hamza Gania, Hamouda Be et Mohammed Benzaid
- Kazani Bau Lilla et Ah Ayou Hossa par mâalem Brahim Hamam et les kouyous Qatane nabil et Kchitti Abdelhak.

 

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