Il revient à ma mémoire… Rachid Taha

Rachid Taha à RFI en 2016 en session live pour Musique du monde avec La Caravane passe. © RFI/Laurence Aloir

Pour rendre hommage à Rachid Taha (1958-2018), nous avons choisi quelques moments de l’artiste à RFI, à Paris, à Beyrouth, à Issy… Les entretiens de Rachid Taha proviennent des archives RFI de Yasmine Chouaki, Jean-François Cadet et de Musiques du monde (Laurence Aloir). Avec les témoignages de Francis Dordor, journaliste et Thomas Feterman (La Caravane Passe, Soviet Suprem) avec qui Rachid Taha venait de terminer son nouvel album.

«Rachid l’unique, Rachid l’étoile insolente, Rachid l’Arabe du futur. Je crains qu’il ne soit honoré comme il se doit, comme l’immense artiste qu’il était, qu’outre-Manche par des fans aussi illustres que Brian Eno, Robert Plant ou Mick Jones de Clash qui ont su reconnaître en lui le défricheur, le transgressif, le passeur de cultures, celui dont chaque geste, chaque parole, chaque note, avaient un sens et une portée politique », Francis Dordor, journaliste Best, Inrocks.

 

© RFI/Laurence Aloir
Rachid Taha et Hakim Hamadouche à RFI en 2013 pour la promo de l’album «Zoom» dans la session live de Musiques du Monde.

 

« La musique de Rachid greffe la formulation et la texture du rock sur la complexité mélodique et rythmique de la musique arabe moderne. J’aime cette musique parce que c’est la voix fière et futuriste du jeune monde arabe. Quelque chose qui se dresse, comme un reniement direct aux stupides idées du choc des civilisations que Bush et Blair n’ont cessé de promouvoir. En travaillant avec Rachid, j’espère suggérer aux gens que ce soi-disant choc peut être quelque chose de fructueux et créateur. », Brian Eno en 2007.

 

© RFI/Laurence Aloir
Rachid Taha et Toma Feterman (La Caravane passe) à RFI en 2016.

 

« "La mémoire est infidèle, mais il ne faut pas la trahir ! ". S’il n’oublia jamais d’où il venait, entre autres de l’usine où il avait formé en 1981 Carte de Séjour avec Mohammed et Moktar, ce « pessimiste joyeux » aura toujours souhaité faire swinguer jusqu’à pas d’heure les lendemains. Sur scène, Rachid Taha était une bête à sang chaud. Une espèce de Diogène dionysiaque qui ressemblait à Al Pacino façon Serpico, au cuir tanné, remixé d’une bonne dose d’Alan Vega. Tel un petit frisé surgi d’un roman de Pasolini, avec quelques traits burinés années après années par les excès. », Jacques Denis, Next Libération.

 

© RFI/Laurence Aloir
Rachid Taha et Laurence Aloir à Beyrouth, Liban 2005.

 

Morceaux diffusés
Douce France (Charles Trenet x Carte de Séjour)
Zoubida, Voilà Voilà, Ya Rayah (Dahmane el Harrachi)
Ecoute-moi camarade, Rock El Casbah, Agatha (Francis Bebey)
Now or Never (Elvis Presley, trad napolitain)
Zoum sur Oum (session live à RFI pour l’émission Musiques du Monde 2013)

Rachid Taha interprète Galbi sur RFI

A lire
Rachid Taha sur RFI Musique « L’arrêt du cœur du rocker »
L’Algérie rend hommage à Rachid Taha

Rachid Taha dans Libération par Jacques Denis

 

© Flammarion
Rachid Taha biographie chez Flammarion en 2008.

 

Rachid Taha vidéo Ya Rayah

 

 

Rachid Taha vidéo Now or Never en duo avec Jeanne Added