CZERKINSKY

Désormais il faudra vous entraîner à prononcer son nom : Czerkinsky. Sans vous décrocher la mâchoire, cet album vous donnera le sourire et l'émerveillement au coeur.

Nouveauté : Czerkinsky ce mec-là ?

Désormais il faudra vous entraîner à prononcer son nom : Czerkinsky. Sans vous décrocher la mâchoire, cet album vous donnera le sourire et l'émerveillement au coeur.

Il y a un mois de cela, les radios françaises s'entichaient d'un titre entêtant "Natacha". Après "Vanessa" par le Doc(teur) Gynéco, c'est une nouvelle égérie aux résonances slaves qui envahit nos oreilles. Celle pour laquelle le narrateur "reste attaché" demeure attachante à nos douces oreilles.

Czerkinsky dont le prénom est Grégori (ce qui est plus simple à prononcer) est un jeune musicien dont l'herbe ne cesse de repousser les limites. Dans son jardin doré où l'easy-listening (facile à écouter traduirons-nous) côtoie un authentique sorcier du stéréophonique miniaturisé, Czerkinsky nous rattache à notre enfance. Sa biographie ne dit-elle pas qu'à seize ans, il monte à Paris et a sa première expérience musicale et poétique comme percussionniste dans l'orchestre de la revue du Moulin Rouge. Cette enfance faite de découvertes et de surprises : les années yé-yé rencontrent la french touch des années 80 telle que Étienne Daho savait si bien mettre en mesure comme "Épaule Tatoo".

Dans ce kaléidoscope illuminé de mille feux, Michel Legrand rencontre France Gall au chevet de Françoise Dorléac, Dominique A se met à sourire et Dick Annegarn est fier de nous présenter un de ses cousins-frères-germains pour qui le kitsch est savoureux et délicat à souhait.

Comme un euphorisant qu'on aura trouvé sur la route (du soleil), dans une bulle de joie et de bonheur, Czerkinsky (continuez à vous entraîner sur la prononciation de son nom) nous ramène cet esprit de 68 lorsque Jacques Dutronc voyait des cactus partout et voulait voir Paris s'éveillait.

"Je suis Czerkinsky/Et c'est mon nom, ne l'oublie pas/Sinon tant pis pour toi... Ne t'en fais pas/Ne sois pas triste/Regarde-moi, qu'est-ce que tu vois".

ERD

CZERKINSKY, "Czerkinsky", Le Village Vert-Arcade