PIERRE HENRY

On ne pouvait trouver meilleure idée, pour clore ce MIDEM 2000, que de faire descendre Pierre Henry, et sa tonne de matériel électro-acoustique ; plus d’une centaine de hauts-parleurs répartis dans la très belle salle du Noga, dont la moitié sur scène. Un genre d’orchestre symphonique, sans les nœuds-pap…

Clôture idéale d’un MIDEM réussi.

On ne pouvait trouver meilleure idée, pour clore ce MIDEM 2000, que de faire descendre Pierre Henry, et sa tonne de matériel électro-acoustique ; plus d’une centaine de hauts-parleurs répartis dans la très belle salle du Noga, dont la moitié sur scène. Un genre d’orchestre symphonique, sans les nœuds-pap…

U ne fois la salle vidée de ses éléments-parasites (tous les Cannois non avertis ayant cru faire une bonne affaire en recevant une invitation gratuite), on put s'asseoir confortablement -chose rare aux concerts du MIDEM- et se mettre en condition pour affronter «L’Apocalypse de Jean».

E n effet, il vaut quand même mieux être en forme pour écouter une œuvre de Pierre Henry. Depuis son « Concerto pour une Porte et un Soupir », dans les années soixante, le maître des sons a exploité (presque) toutes les possibilités de l’électro-acoustique avec grand bonheur pour ses partisans, avec une surdité garantie, pour ses détracteurs.

D isons-le tout net : nous faisons partie des fans. Seuls ces derniers sont en effet capables de rester une heure et demi, à décortiquer chaque mouvement, essayer d’anticiper la séquence suivante, prévoir la chute. « L’Apocalypse de Jean », comme on s’en doute, n’est pas une œuvre précisément rigolote, mais d’une richesse inouie. Le mariage de la voix narrative, elle aussi passée à la moulinette des distorsions, et des fréquences dissonnantes, nous installe peu à peu dans une sorte de ouate euphorique, ce qui est quand même assez paradoxal vu le sujet traité. Forcément très applaudi, le Maître se retire à la fin, sans une expression sur son visage. Ce type est une sorte d’extra-terrestre, mélange de Stockhausen et de Professeur Nimbus.
Q u’on le déteste ou qu’on le vénère. Mais que l’on cesse de faire référence à son œuvre pour justifier la techno. Lui qui ne parle quasiment jamais a tenu à faire savoir qu’il était fatigué de tous ces hommages plus ou moins sincères. A part les sons –qu’il a pour la plupart tous inventés- il n’y a rien de commun entre du bpm au mètre linéaire et l’œuvre de Pierre Henry.

JJD.

L es enfants non reconnus de Pierre Henry feront l'événement samedi 29 janvier à l'Elysée Montmartre de Paris.

En effet les rois de la "French Touch" seront à l'affiche d'une soirée exceptionnelle.

Pas moins que DAFT PUNK, CASSIUS et Laurent GARNIER y prouveront toute la créativité de la nouvelle scène électronique française.