Koffi Olomidé à Bercy

Ca y est. Il l’a fait !
Koffi Olomidé, le "Grand Mapao", le "Rambo du Zaïre", le Barry White africain, a réussi son pari. Remplir le Palais Omnisports de Paris-Bercy, la plus grande salle de spectacle parisienne.

Pari(s) gagné.

Ca y est. Il l’a fait !
Koffi Olomidé, le "Grand Mapao", le "Rambo du Zaïre", le Barry White africain, a réussi son pari. Remplir le Palais Omnisports de Paris-Bercy, la plus grande salle de spectacle parisienne.

18 000 personnes s’étaient déplacées, venues de Belgique, de Hollande, d’Allemagne et de toute la France. Les Congolais de tous horizons s’étaient donné le mot pour fêter leur idole.

Un pari réussi. L’Olympia, le Zénith puis Bercy en l’espace d’un an et demi pour un artiste qui se dit boycotté par les médias français, c’est un parcours qu’aucun chanteur n’avait réalisé à ce jour.
S’il est vrai que son public est toujours aussi africain - peu de Français en effet s’aventurent à ses concerts - les télévisions nationales avaient pour une fois fait le déplacement en nombre.
Simple curiosité pour le phénomène ou début de retournement de tendance ? En tout cas, les caméras de France2, M6, Canal+ étaient présentes, et la chaîne MCM Africa enregistra l’intégralité du spectacle, qui dura de minuit à 6 heures du matin.

Imaginez la tête des gabelous voisins (le ministère des Finances est situé juste en face) habitués à toutes sortes de spectacles dans cette salle, qui est la référence de la popularité en France. Les Sardou, Hallyday, Mitchell, bref toutes les pointures nationales et internationales, les tournois de tennis, judo, basket se déroulent d’habitude ici à des heures « normales ».

Mais là, le « Grand Mapao » a voulu faire comme à Kin : commencer son show à minuit pour l’achever aux aurores, à l’heure du premier métro. Six heures d’un spectacle où les petits frères de Bisso Na Bisso, Passi en tête, ainsi que Stomy Bugsy, ont rendu un hommage tonique à celui qui représente si bien leurs racines africaines.
La Sénégalaise Coumba Gawlo Seck, avec laquelle Koffi a réalisé un duo sur son dernier album (pour lequel il a justement reçu hier soir un disque d’or), ainsi que l’Ivoirienne Nayanka Bell sont venues faire des duos de charme et donner une touche romantique au crooner congolais.

Premier chanteur africain à passer et à remplir le POPB, Koffi n’a pas oublié les anciennes vedettes de la rumba zaïroise, les Franco, Rochereau, Kabasele, dont il a repris le flambeau, et leur a rendu un hommage émouvant pour le plus grand bonheur des ambianceurs de tous bords.

Dans sa course à la démesure, il ne lui reste plus qu’une étape à franchir - après être passé chez Drucker et Foucault, un vieux rêve ! -, c’est de partir à la conquête du Stade de France où seuls Céline Dion, Hallyday, les Stones et Tina Turner se sont aventurés. Mais là, ce n’est pas seulement de toute l’Europe, mais également d’Afrique, que les « Koffiphiles » afflueront… à moins que d’ici-là le « Rossignol du Zaïre » parvienne enfin à convertir le public européen à sa rumba et à son soukouss endiablés.