PARIS LIBRE, PARIS DANSE

Swing, java, et bal populaire pour fêter la libération de Paris le 25 août 1944 : les Parisiens d’aujourd’hui revivent la joie des habitants soixante plus tôt lorsque les chars de la 2e Division blindée du général Leclerc et de la 4e division d’infanterie du général Barton entrèrent dans la capitale. Hier soir, Mireille Mathieu a chanté devant 40 000 personnes Paris en colère lors du spectacle Liberté-Liberty.

La capitale française fête les 60 ans de sa libération en musique

Swing, java, et bal populaire pour fêter la libération de Paris le 25 août 1944 : les Parisiens d’aujourd’hui revivent la joie des habitants soixante plus tôt lorsque les chars de la 2e Division blindée du général Leclerc et de la 4e division d’infanterie du général Barton entrèrent dans la capitale. Hier soir, Mireille Mathieu a chanté devant 40 000 personnes Paris en colère lors du spectacle Liberté-Liberty.

Paris libéré soixante ans après, tout y est : les costumes, la musique et les danses. Dans l’après-midi, d’authentiques véhicules militaires et civils restaurés, avec des orchestres mobiles sur des camions, traversent une partie de la capitale. Des centaines de figurants bénévoles suivent, habillés comme à l’époque – femmes en jupes vichy et socquettes blanches, hommes en casquettes, pantalons larges, uniformes militaires, principalement américains -. La pluie entre elle aussi dans la danse mais la foule des Parisiens et des touristes est quand même là pour accueillir les 'Colonnes de la liberté' place de la Bastille, où a lieu le spectacle musical de Jérôme Savary, Liberté-Liberty.

Les Dodge, les Jeep, les tanks, les ambulances, défilent. Des mains de toutes les générations agitent des drapeaux bleu-blanc-rouge. Pour Serge, la soixantaine, habillé en zazou, la libération de Paris c’est le renouveau. Ring, Hollandais, est ému : "si les Américains n’avaient pas rejoint les Alliés, ça se serait mal passé pour l’Europe! C’est bien que la France commémore ce jour d’une manière sérieuse mais aussi de façon plus légère, avec de la musique, avec l’idée d’unir les cultures : c’est important pour le futur".

A la tombée de la nuit, la troupe des Zazous entre en scène. Des tableaux chantés et dansés racontent les riches heures de la libération de Paris. Les 120 musiciens chauffent la place où se pressent plus de 40 000 personnes: Glenn Miller, Ray Ventura, Charles Trenet, tous les standards du jazz et des bals musette de l’époque y passent. Mireille Mathieu apparaît et chante Paris en colère, accompagnée des accordéonistes Marcel Azzola et Roland Romanelli. Le public en redemande. La chanteuse bisse sous les vivats et se retire. Le spectacle continue, mené par les volontaires qui dansent la java et le swing d’antan. Hemingway l’a écrit : Paris est une fête.

"Ma grand-mère était résistante. Elle a récupéré cet uniforme d'un soldat canadien"

Tous les détails y sont, rien ne manque à cette Jeep de la Croix Rouge restaurée et à son serviteur.

La foule accueille les libérateurs comme il y a soixante ans.

Pour être dans la fête, quelques Parisiens retrouvent le style vestimentaire de l'époque.

Rencontre d'hier et d'aujourd'hui sur le Pont Neuf