Le grand bleu de Cocoon

Le deuxième album de Cocoon, Where the oceans end, a été enregistré entre l’Angleterre, Paris et la Bretagne. Mark Daumail et Morgane Imbeaud ont quitté le cocon de Clermont-Ferrand pour prendre le large du territoire folk acoustique sur lequel leur groupe a éclos, sans pour autant abandonner le duo de voix et les mélodies simples. Le résultat est fort convaincant et emmène les amateurs en croisière à bord de leurs douze chansons pop.

Where the oceans end

Le deuxième album de Cocoon, Where the oceans end, a été enregistré entre l’Angleterre, Paris et la Bretagne. Mark Daumail et Morgane Imbeaud ont quitté le cocon de Clermont-Ferrand pour prendre le large du territoire folk acoustique sur lequel leur groupe a éclos, sans pour autant abandonner le duo de voix et les mélodies simples. Le résultat est fort convaincant et emmène les amateurs en croisière à bord de leurs douze chansons pop.

Le succès de leur précédent album My friends all died in a plane crash, aidé par ce tube Chupee, repris par les publicitaires et une foultitude de spectateurs français et étrangers, a sûrement aidé Cocoon à viser beaucoup plus loin avec Where the oceans end. La musique du groupe séduit par cette douceur propre aux comptines - les univers marins, animaliers et humains sont décrits dans les douze chansons de manière onirique et enfantine – ainsi que par cette délicate approche de la mélodie pure, au plus près de l’os.

A l’écoute, on pense à feu Elliott Smith, voire Scott Walker, compositeurs pop magistraux jamais aussi présents que dans les intentions orchestrales de ce nouveau Cocoon. Le piano trouve aujourd’hui une vraie place même si la formule harmonique n’a pas fondamentalement changé : deux voix qui s’entremêlent quasiment tout du long.

La luxure mélodique de Dee doo - admiration pour Arcade Fire ? - s’étoffe toujours encore un peu plus grâce à sa richesse d’arrangements de piano, de violons et trompettes. Les chansons sont souvent simples et organiques : la vie au plus près de la nature, les mauvais souvenirs qu’on enfouie sous les manteaux de neige, la vie tourmentée des bêtes aquatiques et son cortège de métaphores de l’humanité à la dérive. La beauté cinématographique d’Oh my god nous plonge dans un univers "cocoonien" à la narration léchée et aux ambiances cotonneuses, un album sûr pour ceux qui aiment des aventures musicales subaquatiques. 

Cocoon Where the oceans end (Sober and gentle-Barclay/Universal) 2010

En tournée française. En concert à Paris le 13 décembre au Casino de Paris et à l'Olympia le 26 avril 2011.