Irma

Repérée sur le web, la jeune chanteuse camerounaise Irma a signé sur le label musical communautaire My Major Company : en résulte un premier album r'n'b-soul à la douce sensualité, Letter to the Lord.

Adolescente, la Camerounaise Irma écrit des chansons. Sur la guitare chipée à son père, elle forge des textes et des mélodies à la douceur lumineuse, des bribes de vie qui la racontent : l’amour, la tendresse, la foi... Les premières pudeurs passées, la jeune femme biberonnée à Michael Jackson, Eric Clapton ou Ben Harper poste ses compositions sur le web.

La rumeur enfle, jusqu’aux oreilles des producteurs du label musical communautaire, My Major Company dont le catalogue a vu naître, entre autres, Grégoire ou Joyce Jonathan. En août 2008, moins de 48h00 suffiront à recueillir les 70.000 euros nécessaires à la réalisation de son premier album, généreusement prodigués par 416 internautes-producteurs.

Un record... et un buzz immédiat, qui place d’emblée cette chanteuse d’une vingtaine d’années dans la cour des grands. Les premières partie d’Amel Bent, M, Micky Green, Tété, ou encore sa résidence à la Java, à l’automne dernier, participent à l’émancipation de son style soul, folk, r'n'b, servi tant par ses rythmiques efficaces, que par sa voix ronde et éthérée, douce et chaleureuse...

Letter to the Lord ("Lettre au Seigneur"), son premier album, révèle ainsi ses promesses : des mélodies sensuelles, des refrains efficaces et un univers intimiste, qui se balade sur le piano, la guitare ou la voix. Manquent toutefois encore l’originalité, la petite griffe particulière et le supplément d’âme, qui parviendront à distinguer durablement le style d’Irma du mainstream soul-r'n'b emprunté par ses aîné(e)s.

Irma Letter to The Lord (My Major Company) 2011
En concert le 15 mars au Café de la Danse à Paris et en tournée en France.