Da Silva

Da Silva
Da Silva © DR

Moins de deux ans après La Distance, Da Silva confirme avec Villa Rosa, son nouvel album, le tournant musical amorcé sur son disque précédent, s'éloignant un peu plus de l'écriture de ballades qu'on lui connaissait à ses débuts.

Exit les ritournelles qui mettent les guitares en avant. Avec La Distance, sorti début 2012, Da Silva esquissait un premier pas de deux avec les claviers, les boucles synthétiques et leurs résonnances électro sur une partie de l’album, encore plus sur la tournée suivante.

En ligne directrice de Villa Rosa, ce grain éraillé, introspectif, reconnaissable entre mille, mais cette fois plus musical qu’à son habitude. Une fois n’est pas coutume, les sonorités des mots frappent d’entrée, davantage que leur sens. La voix, moins brute de décoffrage, berce plus qu’elle n’interpelle : Da Silva, que l’on a toujours considéré comme conteur autant qu’interprète, s’est réellement mis à chanter, sur les refrains particulièrement.
 
On retrouve l'art du récit aux allures épistolaires qui lui est si particulier (Un jour peut-être), les peines, les absences et les coups d’œil par-dessus l’épaule. Mais la vivacité l’emporte dans une ambiance successivement dansante ou étourdissante, qui nous rappellera ici la pop franco-américaine des années 80 du duo Chagrin d’amour (Gin fizz), là les envolées mélodiques du rock britannique d’aujourd’hui (Le coureur de fond).
 
Dans l’ensemble, même si l’on garde un faible pour son écriture lorsqu’elle privilégie le direct au métaphorique, on s’orientera vers le propos formulé de façon saisissable dans l’un de ses opus précédents, et présent à nouveau ici en fil rouge : "Si la vie est terrible, les journées peuvent être si belles". Le tout en attendant de découvrir ces mêmes titres sur scène, car c’est assurément pour elle qu’ils ont été pensés.
Da Silva Villa Rosa (Pias) 2013
En concert le 12 février 2014 au Café de la Danse à Paris
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