De Palmas, côté ouest-américain

De Palmas, côté ouest-américain
De Palmas © DR

Dans Sortir, son album précédent, il avait tout fait seul. Une compilation et trois ans de tournée plus tard, Gérald De Palmas revient avec un nouveau disque éponyme enregistré avec ses musiciens dans les conditions du live.

Vingt ans de carrière solo, six albums au compteur, et pourtant, à l’écoute de Serait-il ?, le premier single sorti au printemps dernier, c’est à Johnny Hallyday –pour qui Gérald de Palmas a d’ailleurs composé il y a quelques années– que l’on pense immédiatement… le côté Hell’s Angels en moins dans la voix, quand même. Mais l’ombre de l’idole des jeunes-qui ne le sont plus vraiment-, se dissipe à mesure qu’apparaît celle de l’idole des jeunes –qui le sont encore un peu mais plus pour longtemps : l’ombre du mouvement grunge.

Gérald de Palmas, qui nous avait jusqu’à présent, habitués à des ballades souvent teintées de funk, livre aujourd’hui un album beaucoup plus rock, y compris vocalement. De certaines parties musicales jusqu’au phrasé, aux intonations éraillées du chanteur, tout rappelle les années 90. Les guitares électriques viennent y secouer à plusieurs reprises des chansons, plus de la moitié des titres sont pour la première fois en anglais. Même le son a un goût de madeleine, et en plus il y a des slows.

 

Comme seuls les claviers seventies font entorse à l’époque, l’histoire ne dit pas si Gérald De Palmas aime en réalité plus The Doors que Pearl Jam et Nirvana, mais une chose est sûre : s’il dit être "descendu du bus" pour faire son nouvel album, c’est, par la pensée au moins, quelque part entre Los Angeles et Seattle.
De Palmas De Palmas (Mercury) 2013
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En concert le 13 février 2014 à La Cigale (Paris)