Island Africa Talent, spécial reggae !

<i>Island Africa Talent</I>, spécial reggae !
Les candidats d'Island Africa Talent © DR

Pour ce deuxième prime du télé-crochet Island Africa Talent, la production a imposé un thème : le reggae. Un sacré défi pour les douze candidats, qui bouleverse tous les pronostics…

C’est le deuxième volet de ce télé-crochet panafricain, l’Island Africa Talent, diffusé sur A + et plusieurs chaînes de télévision nationales. Douze pays francophones d’Afrique, douze candidats et huit émissions pour élire la plus belle voix, qui remportera un chèque de cinq millions de francs CFA et un contrat chez Island Africa, le nouveau label d’Universal. La pression monte !

Roots, rock, reggae

Pour cette deuxième émission, la production a imposé aux candidats un genre : le reggae. Island, fondé en 1959 par Chris Blackwell en Jamaïque, est en effet un label historique du mouvement. Il a révélé au monde entier Bob Marley, avec l’album Catch A Fire en 1973, puis signé des stars internationales comme Jimmy Cliff, Steel Pulse, Toots & The Maytals ou Gregory Isaac.

Si en Afrique, le genre a fait des émules depuis les années 80, l’exercice sera périlleux pour les douze candidats. Chanter en anglais n’a rien d’évident pour une bonne partie d’entre eux et la vibe reggae ne s’improvise pas !
 
Le jury constitué de David Monsoh, Barbara Kanam et Didier Awadi, promet dès les premières minutes de l’émission, de se montrer indulgent… Mais comment vont s’en tirer les douze candidats ? Kevin du Burkina Faso félicité lors du prime précédent pour sa "fraîcheur, sa sobriété et son élégance", saura-t-il relever le défi du grand classique de Chaka Demus & Pliers, Bam Bam ?
 
Deenyz de Madagascar, arrivée première au classement la semaine dernière avec Mpiarak’andro de D’Gary, s’attaque cette semaine au tube mondial Man Down de la reine de La Barbade, Rihanna. Boubacar du Sénégal qui avait peiné à interpréter le très haut perché Jammu Africa d’Ismaël Lô, a choisi un reggae en wolof, chanté et rappé, Deloussil de Daara J. Comme lui, plusieurs candidats préfèrent des titres de reggae africain, plus familiers, comme Cocody Rock d’Alpha Blondy, intensément interprété par Bill de République Démocratique du Congo.
 
Se connaître
 
Au fil des prestations, le trac de la première émission en moins, les personnalités se révèlent et s’autorisent des commentaires, des traits d’humour… L’équipe se met en place et apprend à se connaître. En tant que parrain de ce spécial reggae, Tiken Jah Fakoly dispense en coulisses quelques conseils aux jeunes talents. Il chante Ouvrez les frontières et en panafricaniste convaincu, Tiken Jah voit surtout l’occasion pour douze pays d’Afrique de se rapprocher, au moins pendant les huit semaines du concours.
Sur la scène de l’INP de Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, les candidats défilent et ne se ressemblent pas… Si le genre imposé sied à certains, il en déconfit d’autres et le classement final déjoue tous les pronostics (ou presque !). Le mot de la fin ? Il revient à Didier Awadi, en tonton encourageant mais impartial : "Globalement, le niveau a monté, mais on sera plus durs avec vous, parce qu’on a envie que celui qui sortira d’ici soit le prochain Stromae d’Afrique ou la prochaine Beyoncé. On ne va pas rigoler avec vous, donc ne rigolez pas avec le travail". Il reste six semaines aux candidats pour s’améliorer et montrer qui est qui.
 

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