PacoVolume

PacoVolume

Le musicien français PacoVolume publie Massive Passive, son second album de chansons pop-rock en anglais. Un cru bien équilibré, tout en finesse et en puissance, avec quelques notes sorties du passé.

Avant d’être musicien, PacoVolume a eu d’autres vies : il a étudié la civilisation maya, il a été barman, œnologue et caviste à Bordeaux, et a travaillé avec Béatrice Ardisson. On l’a aperçu dans les Pyrénées, en Nouvelle-Zélande, il vit désormais à Paris.

Un titre posté sur Internet et une sélection par le magazine Les Inrockuptibles ont assuré le succès d’estime de son premier opus, publié en 2009. Intitulé Manhattan Baby plutôt orienté glam-rock, avec David Bowie en figure tutélaire, la voix de PacoVolume y était aussi pour quelque chose.

PacoVolume avait enregistré seul chaque instrument, tel un homme-orchestre. Pour contourner les embûches du second album, notre homme a su bien s’entourer, puisqu’il a fait appel à des musiciens de The Shoes ou de Gaëtan Roussel et au producteur Julien Delfaud (Superdiscount, Phoenix, Revolver…).

Massive Passive s’ouvre sur le sombre et noisyYallah Shalom, avant de s’éclaircir à travers une pop aux mélodies et aux refrains ciselés, soutenus par des guitares omniprésentes et quelques effets électroniques. Les chansons sont autant de tubes potentiels, aux sonorités à la fois actuelles et référencées.

On reconnaît par exemple çà et là quelques influences, comme Supertramp (le refrain euphorisant de Black Shorts Henry), Jarvis Cocker (Darlings) ou encore David Bowie (le spatial Galaxy of Stars).

Le disque a parfois les défauts de ses qualités, comme on dit. PacoVolume est un auteur talentueux, ses chansons sont très abouties, plus rassembleuses que celles de son premier disque, mais sans réelles surprises ou prises de risques.

Quant au titre un peu intrigant de cet album, il ne s’agit pas de l’état d’esprit du musicien au moment de la sortie de son disque, mais du nom d’un égaliseur utilisé durant l’enregistrement.

PacoVolume Massive Passive (Discograph) 2012