Rover

Rover
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Parisien romantique et voyageur, Rover sort de l’ombre avec un premier album inspiré par les géants de la pop anglo-saxonne. Une révélation.

Allures de colosse, regard de braise : derrière le classicisme mystérieux de la photographie signée Philippe Lebruman, se cache Timothée Regnier, alias Rover, artiste solitaire et musicien autodidacte au talent plus que prometteur. Globe-trotter, l’homme a suivi dès son plus âge les déplacements de ses parents aux quatre coins du globe : Philippines, New York, Suisse… Un mode de vie qui le fera plonger dans la musique comme un refuge (Beach Boys, Beatles et Bach en tête) et lui inspirera, plus tard, son nom d’artiste ("rover", errer en anglais).

Ses premières armes dans le métier, Timothée les fourbit au Liban, où il rejoint son frère au milieu des années 2000, à Beyrouth, pour quelques années d’exil. Là-bas, le jeune chanteur et guitariste forme aec son frère le groupe de punk-rock New Government, rapidement connu dans le pays, et se forme à l’enregistrement en studio et aux tournées. Parenthèse glorieuse mais de courte durée, puisque le jeune homme est expulsé du Liban en 2008, faute de visa. L’événement malheureux devient l’acte de naissance de Rover.

Isolé dans une maison en Bretagne, Timothée compose l’essentiel de son répertoire actuel, et commence sa conquête de la scène parisienne, couronnée par un premier EP chez Cinq7 en 2011, puis un album enregistré seul, avec l’aide de l’ingénieur du son Samy Osta.

Emmenée par une voix exceptionnelle, tour à tour céleste et rocailleuse, la musique de Rover a tout de l’évidence mélodique de Bowie (Champagne), des sublimes progressions harmoniques de Brian Wilson (l’excellent single Aqualast) ou du rock ténébreux d’Interpol (Remember). De l’ambition, du souffle et une sensibilité rare qui colle à l’âme et au cœur. Déjà incontournable !

Rover Rover (Cinq7/Wagram) 2012
Le 17 avril à Tourcoing, le 24 avril au Printemps de Bourges, le 23 juin à Solidays, le 24 octobre à l’Alhambra (Paris)…