Shaka Ponk : le côté obscur de la force

Shaka Ponk : le côté obscur de la force
Shaka Ponk © DR

Seulement six mois après The White Pixel Ape, les créatifs Shaka Ponk reviennent avec un cinquième album, versant dark de son prédécesseur : The Black Pixel Ape. Un disque sombre, ténébreux et enflammé, qui exorcise la rage et les affres de l’existence, à grands coups de guitare. Let’s play.

A rebours des impératifs marketing, Shaka Ponk ose tout, même les coups les plus fous. Six mois après la sortie de leur quatrième opus, en mars dernier, les voici brandissant leur cinquième, dans un marché du disque sinistré. Explications ? Les trublions transgenres, punks numériques au singe iconique, ne suivent que leur(s) voie(s) : celle de la création et de l’instinct.

Flashback. De sa tournée, fin 2012, le groupe sort HS ; Frah, le chanteur, s’est bousillé un genou, lors d’un slam… Le burn out guette ce band qui remplit les salles et se distingue par son énergie pyromane ! De retour en studio, les compositions, cathartiques, reflètent, en une fulgurance, leur état d’esprit : dark, énervées. Le break s’impose. Retour pour une deuxième session. Un deuxième bouquet surgit. Plus apaisé. Joyeux. Résultent de ces deux moments 26 titres, et deux ambiances, l’une sombre, l’autre solaire.
 
Voici alors les deux disques, le yin et le yang. Au printemps dernier, paraissait The White Pixel Ape (Smoking Isolate to Keep in Shape. Fumer dans son coin pour garder la forme), la face gaie. Aujourd’hui voici The Black Pixel Ape (Drinking Cigarettes to Take a Break, Boire des cigarettes pour faire une pause), la force obscure, un disque pour exorciser le mauvais sort, combattre le cafard, à grands coups de guitares. Riffs saturés, atmosphère hard-rock, textes désenchantés, énergie qui claque comme un coup de poing, violence qui s’exprime en notes, rythmes et lyrics… composent les ingrédients de ce disque survolté.
 
Pour autant, Shaka Ponk n’en conserve pas moins sa signature, sa marque de fabrique : le grand mélange de styles et d’ambiances, qui enjambe allègrement "cases" et barrières. Ainsi, dans cette dominante hard, surgit le mélodique, ludique et poppy The Shell Maid Freak ; des riddims reggae sur Time has come ; un groove hip-hop sur Mocks The Party, etc. Et toujours ce grain de folie qui les caractérise !
 
The Black Pixel Ape ? Noir, bien sûr, mais pas sans nuance. Un noir riche et éclatant, doté de toutes les teintes !
 
Shaka Ponk, The Black Pixel Ape, Drinking cigarettes to take a break (Tôt ou Tard) 2014.
Site officiel de Shaka Ponk
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