Ignatus, chaleureux, minimaliste et inventif

On l'avait découvert au sein d'un groupe nommé les Objets. Aujourd'hui, avec trois albums solo à son actif, Ignatus revient avec un disque à la fois chaleureux et minimaliste, Je remercie le hasard qui.

 

 

Ignatus a composé les chansons de son nouvel album, Je remercie le hasard qui, tout au long de plusieurs années de home studio. Ne séparant pas la phase d’écriture de l’enregistrement, concevant ses arrangements en même temps qu’il pense ses chansons, il cherche toujours à préserver les incidents et les surprises de l’improvisation tout en cherchant perpétuellement de nouvelles formules musicales. Aussi sa veine de chansons intimes tout en demi-sourires s’est-elle enrichie de voix pygmées, de cuivres soignés, de sanzas, d’un orchestre de mélodicas, de petits bruits rares… C’est un album à tout petit budget, mais semé d’une infinité de trouvailles sonores et de petits contrepieds.

Il se raconte beaucoup tout au long de ses nouvelles chansons, évoque toutes les figures les plus mélancoliques de l’amour, ses questions de père, ses soucis de citoyen. Et il vagabonde de la chanson folk acoustique à de belles envolées presque électro en passant par des fragrances africaines. Ce disque est à la fois chaleureux et minimaliste, léger comme un croquis au fusain et parfois aigu comme une gravure de Daumier (Les Hommes, notamment), animé par un hédonisme oblique qui le place quelque part entre les chansons joyeuses d’Albin de la Simone et la fantaisie grave d’Alexis HK.

Ignatus Je remercie le hasard qui (téléchargement sur www.microsillon.com et CD disponible sur http://www.ignatub.com/) 2009