Vu d'ailleurs, collection d’automne

La chanteuse canadienne Céline Dion lors du défilé de haute couture d'Alexandre Vauthier à Paris, le 2 juillet 2019. © AFP/Lucas Barioulet

La rentrée 2019 est chic ! À l’heure de la Fashion Week parisienne, des artistes francophones ont choisi de marier la musique avec les arts de la mode, de la peinture et de l’esthétique abstrait.

Égérie de la presse people avec ses tenues excentriques, Céline Dion revient à la chanson. Le mois dernier, Québec était "en mode Céline" (Journal de Québec, Canada, 18/9). "La chanteuse a suscité l’engouement (…) attirant plusieurs fans venus d’aussi loin que la France ou Calgary pour assister à la première représentation de la tournée mondiale Courage", prélude à un album qui sortira en novembre.

"Robe fourreau rouge scintillante, nouvelle coupe de cheveux plus courte au carré, très en voix, la chanteuse a dit, un accent de fierté dans la voix, que c’était la première fois qu’elle s’impliquait autant dans la création d’un de ses spectacles", rapporte La Presse (Canada, 18/9). La star proposera "un spectacle bilingue" dans les pays francophones (Journal de Québec, 6/9). Elle se produira notamment en Belgique en mai 2020, "des concerts qui n’auront pas lieu à Bruxelles, mais à Anvers" (La Dernière Heure, Belgique, 26/9). "Plusieurs autres dates (…) ont également été annoncées. (…) Elle donne rendez-vous à ses fans pour quatre prestations à La Défense Arena de Paris, la plus grande salle couverte d’Europe", ainsi qu’au festival Les Vieilles Charrues en juillet.

Si Céline Dion est un défilé à elle seule, d’autres savent aussi allier mode et musique, à l’instar du DJ SebastiAn. Celui qui "a collaboré avec de nombreux musiciens tout au long de sa carrière, y compris Daft Punk, Charlotte Gainsbourg et Frank Ocean", s’apprête à faire "un retour triomphal en organisant la bande sonore du spectacle Saint-Laurent Printemps 2020 et en sortant un nouvel album" en novembre, le premier depuis 2011 (V Magazine, USA, 26/9).

En septembre, "la marque française Etam a présenté son show annuel sur le cours de tennis de Roland-Garros à Paris" (WWD, USA, 25/9). Pour l’occasion, "Beth Ditto et la star française afro-trap Aya Nakamura" ont offert "un spectacle explosif", auquel assistait Bilal Hassani, "un artiste de genre qui a fait la une des journaux lorsqu'il a été sélectionné pour représenter la France au concours Eurovision de cette année". "La chanteuse et compositrice belge Angèle a ouvert la soirée avec son hymne féministe Balance ton quoi. La vidéo de la chanson, dans laquelle elle chante le harcèlement sexuel et la misogynie, a généré plus de 46 millions de vues sur YouTube." Se sont illustrées ensuite "la pop star américaine Ava Max et la chanteuse française Claire Laffut".

Son apparence iconoclaste inspirera-t-elle un jour les couturiers ? Quoi qu’il en soit, "le chanteur français Batlik publie L'art de la défaite", son douzième album (RTS, Suisse, 2/10). "Ses chansons désenchantées autrefois caustiques se font poétiques." Pour ce nouveau disque, Batlik "a imaginé son nouveau répertoire en écho aux écrits du philosophe nihiliste, poète et écrivain roumain Emil Cioran. Un auteur qui, comme Batlik, s'est volontairement mis à l'écart du milieu qui l'abrite et le diffuse".

Quand la musique rejoint la peinture… Après s’être produit à "l’Institut français d’Alger" deux semaines avant Kendji Girac (Obervalgerie, Algérie, 5/9), Julien Clerc s’est envolé pour le Québec où il est actuellement en tournée. Le chanteur "a pris quelques minutes, lundi, pour apposer sa signature sur l’imposante fresque, peinte sur une maison de la rue de Bordeaux", à Montréal (Le Journal de Montréal, Canada, 30/9). Fan de longue date, "Charlène Boucher rêve de rencontrer son idole". "C’est ainsi qu’elle a eu l’idée de faire appel à l’artiste montréalais Rouks pour peindre le portait de Julien Clerc sur le mur extérieur de sa maison, il y a deux ans. Depuis, elle multiplie appels et courriels à différents membres de l’entourage du chanteur. Et c’est mercredi dernier qu’elle a finalement appris qu’il acceptait son invitation."

Chic et classique, "l'une des révélations de la scène lyrique internationale, la mezzo française Eva Zaïcik, se rend pour la première fois au Brésil et présente avec le prestigieux pianiste Marco Bernardo le récital Femmes Amoureuses avec des performances dans quatre villes" (ND, Mais, Brésil, 19/9). "Reconnue pour son timbre riche et sa présence scénique remarquable", Eva Zaïcik reviendra en France en novembre et décembre, notamment à l’Opéra Royal de Versailles et à la Seine musicale à Paris.