La Bande passante, une maison où la musique résonne à tous les étages. La Bande, avec ses chroniqueurs et ses invités, proposent chaque soir la bande son de la planète musicale. Dès la porte d’entrée, nous vous accueillons avec la nouveauté du jour. Puis, nous vous promenons de pièce en pièce, du salon à la chambre, en passant par la cave ou le grenier, histoire de découvrir un vieux tube, rencontrer la nouvelle chanteuse glamour ou l’artiste qui franchira le pas de la porte demain ! La chanson francophone est à l’honneur, mais sans exclusivité.

 

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Erik Truffaz s'ouvre à l'Afrique sur son nouvel album «Doni Doni»

© DR

La session live avec Erik Truffaz et son quartet pour leur nouvel album « Doni Doni ». 

Erik Truffaz Quartet c'est avant tout une entité collective formée en 1997. Désormais, c'est un nouveau casting (Marc Erbetta, le batteur historique du groupe cède désormais sa place à Arthur Hnatek), une nouvelle énergie et un nouveau son. Après trois ans d'absence discographique, le quatuor sort l'album « Doni Doni ». Toujours à la frontière ténue du jazz et de la pop instrumentale, continuellement sur le fil, entre originalité et accessibilité, le Erik Truffaz Quartet, fidèle à une tradition établie depuis de nombreux albums, invite deux voix à cette communion des mots et des notes : Rokia Traoré et Oxmo Puccino. Et comme à son habitude, ce dernier s'en remet une fois encore à la force et à la magie des échanges entre musiciens plutôt qu'à une volonté de démonstration virtuose.

5 ans après une révolution échouée sur les côtes amères d’un régime militaire, la bande passe sur les notes des « lendemains qu’elles chantent »: série de portraits réalisée au Caire, avec des femmes qui chantent, composent, produisent ou mixent leur avenir sur une scène musicale indépendante qui survit aux désillusions et aux attaques de la censure d’état. Deuxième portrait avec Maie El Sabi, alias KIDMIMS, DJ autodidacte qui mixe son hypersensibilité sur les platines de son amour pour la musique, notamment au Cairo Jazz Club, repère excentré des hipsters et des artistes de la ville. C’est là qu’elle rencontre Lydie Mushamalirwa, à qui elle confie le labyrinthe intérieur de sa détermination qui, dans une ville où plus de 95% de femmes ont déjà été victimes d’harcèlement sexuel, résonne comme une rébellion souterraine et féministe.