Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte

Retrouvez la playlist de l'Épopée des musiques noires sur Deezer

En savoir plus sur l'émission, les horaires, le calendrier ... En savoir plus sur l'émission

Roland Tchakounté

C’est un voyage dans le temps que nous vous proposons cette semaine. Nous allons essayer de remonter le cours de l’histoire, à une époque où le Blues n’était pas encore américain, à une époque où la terre d’Afrique insufflait une humeur musicale enracinée dans l’âme noire.

Roland Tchakounté est le fruit de cette « épopée » miraculeuse et douloureuse à la fois. Né au Cameroun, loin des champs de coton qui ont façonné le style de ses ancêtres, il a commencé son apprentissage musical avec les percussions et la guitare.

Il s’initie ensuite au piano et à l’harmonica et fait ses premières armes, au Cameroun, comme bassiste-chanteur dans différentes formations locales, spécialisées dans les reprises des chansons afro-américaines. (James Brown, Wilson Pickett, Jimi Hendrix…).

Il ne cache d’ailleurs pas son admiration pour des artistes tels que Son House, Robert Johnson, Elmore James, Muddy Waters, mais considère John Lee Hooker et Ali Farka Touré comme ses vrais maîtres. 

Il attrape le virus du blues en écoutant « crawling kingsnake » de John Lee Hooker et n'a désormais qu'un seul rêve, devenir Bluesman. Il réussi à créer une parfaite synthèse entre ses racines africaines, ses influences blues et la singularité d’interpréter son répertoire en « bamiléké », son dialecte maternel.

Roland Tchakounté qualifie sa musique de "mélodie sauvage" dans laquelle s’entrechoquent diverses émotions, toutes dictées par un constat dramatique : l’état d’abandon dans lequel est plongé le continent africain. 

En décembre 1999, il fait paraître « bred bouh shuga blues », l’album de la révélation. Suivent « Abango », « Waka », et aujourd’hui « Blues Menessen ». En quelques années, Roland Tchakounté a inscrit son nom dans la grande tradition du Blues et sillonne les routes du monde entier, de la Belgique au Canada, en passant par l’Indonésie, le Vietnam, la Malaisie, la Lituanie, la Croatie, le Burkina Faso, le Mali, mais aussi les 4 coins de France. 

Il nous donne rendez-vous le 9 novembre 2010 au New Morning à Paris pour une authentique immersion dans la mémoire d’un continent et d’un peuple…

 → http://www.roland-tchakounte.com/

Facebook/Twitter édition