Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte
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Eddie C. Campbell

Bien que son nom reste méconnu du grand public, le guitariste et chanteur Eddie C. Campbell est une figure majeure de Chicago. Sur le titre «Bluesman», extrait de son dernier album en date «Tear this world up», il s’amuse à citer tous ceux qui ont accompagné sa destinée. De Koko Taylor à Willie Dixon, de B.B King à Luther Allison, c’est tout un pan de l’histoire du Blues qui rejaillit à travers les souvenirs de ce septuagénaire attachant.

Né en 1939 dans le Mississippi, c’est au nord des Etats-Unis que le jeune Eddie C. Campbell envisage une carrière de musicien. A 12 ans, il est déjà sur scène aux côtés du célèbre Muddy Waters. En quelques années, il deviendra l’accompagnateur idéal pour nombre de légendes du label Chess Records. 

Curieusement, ce n’est qu’en 1977 qu’il ose enregistrer son premier album solo, «King of the Jungle». Fort de cette expérience, il impose une nouvelle tonalité Blues qu’il appellera le «West Side Sound», une variante plus âpre du «Chicago Blues» inventé par son parrain, Muddy Waters. 

Aujourd’hui, à 71 ans, Eddie C. Campbell est devenu un vétéran qui se plaît à raconter son « Epopée » avec la volonté farouche de transmettre un héritage culturel précieux à la jeune génération. 

Les 7 et 8 décembre 2010, ce vaillant virtuose donnera une leçon de Blues au public parisien en se produisant au « Duc des Lombards », l’un des hauts lieux de la capitale qui accueillait, il y a encore quelques semaines, un autre prodigieux bluesman américain, l’illustre Lucky Peterson qui fit salle comble. Souhaitons le même succès à un artiste trop rare et trop modeste, Eddie C. Campbell… 

http://www.myspace.com/eddieccampbell 

http://www.ducdeslombards.com/

 


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