Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte
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British Blues

De 1958 à 1968, un courant musical hérité de l’âme noire a rythmé le quotidien des citoyens britanniques. Une génération toute entière découvrait, par ricochet, les vraies valeurs du Blues ancestral. De jeunes musiciens anglais se passionnaient soudainement pour leurs homologues américains et les réhabilitaient auprès d’un public européen friand de nouvelles sonorités.

Ces agitateurs inspirés s’appelaient John Mayall, Eric Clapton, Jimmy Page ou Keith Richards. Leur goût pour la culture noire allait provoquer un regain d’intérêt inattendu pour les pionniers du genre. Ainsi, Muddy Waters, John Lee Hooker ou Willie Dixon auront le bonheur de vivre une seconde jeunesse sur le vieux continent.
Au-delà de ce retour en grâce, les vétérans provoqueront indirectement une nouvelle lecture du Blues. Leurs nouveaux héritiers londoniens sauront exploiter ce patrimoine inestimable pour donner des couleurs à la pop des sixties. Les Rolling Stones, les Yardbirds, Eric Burdon & The Animals, ou Cream revitaliseront « L’épopée des Musiques Noires ».

Cette décennie fabuleuse continue de susciter la curiosité de nombreux historiens et musicologues. Notre invité, Gilles Blampain, est l’un de ces encyclopédistes acharnés. Son dernier ouvrage, « British Blues » (Ed. Castor Music) retrace les grandes étapes de cette reconquête du Blues électrique au cœur du «Swingin London». 

 

 

 

 

 

 

 

Led Zeppelin, Les Kinks, les Who, Jethro Tull ou Fleetwood Mac auraient-ils marqué leur époque si, avant eux, outre atlantique, de valeureux virtuoses n’avaient pas exprimé une identité musicale profondément inscrite dans l’histoire du peuple noir ?

http://www.johnmayall.com/

 

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