Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte
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Terence Blanchard

Né le 13 mars 1962, le trompettiste noir américain Terence Blanchard fête cette année son cinquantenaire. Ce brillant instrumentiste a eu le bonheur de grandir dans l'une des capitales du jazz, la Nouvelle-Orléans, où le brassage culturel est une réalité sociale, raciale et musicale, depuis plus d'un siècle.

Il a ainsi évolué dans un environnement sonore où les influences européennes et africaines ont pu fusionner. Contre toute attente, ce n'est pas le jazz qui a d'abord éveillé Terence Blanchard à la beauté des harmonies. Son père, grand mélomane, se passionnait pour le répertoire lyrique et tentait d'inculquer quelques notions à son jeune fils. 

 

 

Cependant, au collège, Terence Blanchard fut happé par le swing d'un orchestre Dixieland. Avec son camarade, Wynton Marsalis, il va découvrir une nouvelle forme d'expression basée sur l'improvisation et le rythme. Curieux et vif, il va très vite prendre des cours auprès du pianiste, Kenny Barron, accompagnateur d'Ella Fitzgerald ou de Stan Getz, entre autres… Mais, ces quelques leçons théoriques se révèlent plus frustrantes qu’enrichissantes.

A seulement 20 ans, Terence Blanchard veut marquer les esprits. Il s'illustre alors dans le grand orchestre de Lionel Hampton. Son talent fait sensation à tel point que son ami Wynton Marsalis le recommande au célèbre batteur de jazz, Art Blakey. En quelques années, il devient un soliste irréprochable. Dizzy Gillespie, lui aussi, le réclame. Au coeur des années 80, Terence Blanchard a le vent en poupe. 

Le film «Malcolm X» réalisé par Spike Lee. Dans le rôle de Malcolm X, Denzel Washington.

Le cinéaste et producteur, Spike Lee, entend la rumeur et s'intéresse, à son tour, à ce jeune trompettiste dont tout le monde parle. Il lui propose d'interpréter le thème générique de son prochain film « Mo Better Blues ». Cette aventure cinématographique va orienter Terence Blanchard vers un autre aspect de la vie d'artiste : la direction musicale. Il devient un arrangeur réputé, et Spike Lee lui demande cette fois-ci d'écrire la bande-son de son nouveau long-métrage « Malcolm X ».

Depuis son apprentissage aux côtés des héros d'antan, Terence Blanchard a acquis une vraie notoriété et peut davantage se laisser porter par ses envies du moment, mais il n'oublie pas pour autant la valeur de ceux qui ont écrit « L'épopée des musiques noires ». 

Se mesurer aux grandes figures du jazz a toujours été pour lui un honneur et un devoir. Outre le plaisir incommensurable de partager quelques instants avec de vrais créateurs, c'est aussi un excellent moyen d'apprendre, encore et toujours, et de se forger une identité. Comme ses idoles ou ses maîtres, Terence Blanchard veut se distinguer et apporter sa contribution au patrimoine afro-américain. 

http://www.terenceblanchard.com/ 

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