Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte
Retrouvez la playlist de l'Épopée des musiques noires sur Deezer

Du 30 juin au 21 juillet 2019 : Diffusions supplémentaires de L’épopée des Musiques Noires 

  • Le Dimanche à 10h10 (Temps Universel)
  • Le Lundi à 00h10 (Temps Universel)
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Hugh Masekela

Le trompettiste sud-africain Hugh Masekela. © Dino Codevilla & Mark Shoul

La libération de Nelson Mandela, le 11 février 1990, fut pour le peuple sud-africain un formidable espoir de réconciliation entre Blancs et Noirs. Le trompettiste Hugh Masekela eut alors le bonheur de retrouver son pays natal, après 30 ans d'exil... Cette date historique est à jamais gravée dans l'inconscient collectif. Pour nombre de musiciens, cette ouverture vers le monde extérieur fut un moyen de pouvoir revendiquer une culture à l'échelle planétaire en s'appuyant sur le patrimoine ancestral de cette terre australe.

Depuis son retour, il y a 23 ans, à Johannesburg, Hugh Masekela se fait un devoir de célébrer la valeur des musiques sud-africaines, mais aussi les bienfaits de nombreuses formes d'expression qui ont rythmé sa destinée pendant plus d'un demi-siècle. A 74 ans, cet impeccable compositeur et chef d'orchestre de renom réalise combien, jadis, son statut d'apatride a façonné sa musicalité. Aurait-il accueilli dans son univers sonore la tonalité jazz de ses homologues américains s'il n'avait pas fait le choix de fuir l'Apartheid en se réfugiant aux Etats-Unis en 1960 ? Aurait-il nourri son jeu d'une myriade d'harmonies puisées dans le répertoire de la diaspora noire planétaire ?

Pendant 3 décennies, Hugh Masekela a écouté ses contemporains de l'étranger et s'est forgé une identité métisse qui refuse les catégories, les classifications, les étiquettes... Il prêche aujourd'hui pour l'abolition des frontières géographiques comme pour parvenir à l'unité des peuples à laquelle il aspire tant. Ce vœu sincère symbolise le combat d'un artiste valeureux qui a subi l'oppression et le déracinement pour qu'enfin ses convictions l'emportent et lui permettent de connaître la gloire.

Le 21 juillet 2013, au Parc Floral de Paris-Vincennes, en présence de Manu Dibango, de Richard Bona, et de Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, venus saluer un éblouissant résistant, Hugh Masekela donnait sur scène une leçon de courage, de sagesse, et de générosité aux spectateurs du Paris Jazz Festival. Malgré la fatigue et les nombreuses sollicitations, il prit le temps, sous un soleil de plomb, de répondre à nos questions avec bonne humeur et un brin de malice... 

Hugh Masekela poursuivra sa tournée européenne en Scandinavie (Suède, Norvège, Finlande...) en août, après avoir enchanté les publics de Vannes, Marseille, Martigues en juillet.

Le site officiel de Hugh Masekela
Le site officiel de Paris Jazz Festival
Le site officiel du festival jazz cinq continents