Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte
Retrouvez la playlist de l'Épopée des musiques noires sur Deezer

 

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«What a Wonderful World»!

Le 18 novembre 2013, une jeune chanteuse de Soul-Music, originaire de la Nouvelle-Orléans, faisait forte impression en interprétant, seule sur scène, le classique de Louis Armstrong What a Wonderful World devant un parterre de dignitaires et de hauts représentants internationaux réunis à Paris pour la réélection de Mme Irina Bokova en qualité de directrice générale de l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science, et la culture.

© NSJ Productions
Nicole Slack Jones, le 18 novembre 2013.

Outre les discours et les interventions des ambassadeurs présents ce jour-là pour saluer les efforts de chacun, la prestation audacieuse de Nicole Slack Jones fût un moment fort de la cérémonie. Oser relever un tel défi dans une enceinte aussi prestigieuse démontre la valeur d'une artiste dont les prouesses vocales ont subjugué l'auditoire, à commencer par l'ambassadeur américain auprès de l'Unesco, David Killion.

Même si la voix lumineuse de Nicole Slack Jones est un formidable passeport pour séduire les peuples du monde entier, parvenir à convaincre les responsables de l'Unesco du bien-fondé de sa démarche fut une autre paire de manches. Pour comprendre le cheminement artistique de la demoiselle, il faut remonter au 27 avril 2012.

© Unesco/Ania Freindorf
Herbie Hancock.

C'est à l'occasion de la première journée internationale du Jazz, initiée par Herbie Hancock, que Nicole Slack Jones va se faire remarquer. Elle donne alors une Master class intitulée « I Sing » qui incite le public à exprimer ses émotions à travers le chant. À l'issue de cette expérience gospel en plein cœur de Paris, les participants furent unanimes. La force expressive de cette nouvelle voix gospel héritée de la grande tradition afro-américaine donnait soudainement l'énergie de se dépasser et d'affronter les revers du quotidien. Ainsi, grâce à l'exposition médiatique de ce « Jazz Day 2012 », Nicole Slack Jones put défendre son projet dans la lumière des projecteurs. Depuis, elle se fait un devoir de narrer la genèse de cette idée saugrenue devenue aujourd'hui une fondation.

© NSJ Productions
Nicole Slack Jones à l'ONU le 5 décembre 2013.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Nicole Slack Jones a été conviée le 5 décembre dernier à prononcer un discours à l'ONU à New York dans le cadre du forum de l'économie créative dans lequel elle a pu inscrire son projet « I Sing For Change ». En 2014, la jeune femme envisage de porter la bonne parole sur le continent africain pour donner du sens à son engagement citoyen.

© Philippe Doignon
Nicole Slack Jones.

 

 

Soutenons cette initiative généreuse et faisons le vœu d'une harmonie planétaire pour pouvoir enfin clamer haut et fort : What a Wonderful World !

http://www.nicoleslackjones.com/

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