Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, l’Épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du XXème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui.

Réalisation : Nathalie Laporte
Retrouvez la playlist de l'Épopée des musiques noires sur Deezer

 

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Martha High perpétue la tradition...

Martha High. © Blind Faith Records

Quand la chanteuse Martha High intégra l'orchestre de James Brown au milieu des années 60, elle n'imaginait sûrement pas que cette aventure durerait plus de 35 ans. Aux côtés du «Parrain de la Soul», la jeune femme découvrira la scène, les studios d'enregistrement, les tournées aux quatre coins de la planète et l'exigence d'un art populaire afro-américain, la Soul-Music ! Cet apprentissage en compagnie d'un artiste intransigeant, perfectionniste et profondément doué guidera les premiers pas de la demoiselle vers l'excellence.

 

En sa qualité de choriste, Martha High eut l'opportunité d'observer avec minutie les prestations de son mentor, de participer à des événements historiques, d'accompagner les soubresauts de la lutte du peuple noir. Le 5 avril 1968, 24h après l'assassinat de Martin Luther King, elle était à Boston sur scène avec «Mr Dynamite» qui tentait, tant bien que mal, d'apaiser les tensions raciales en appelant à la dignité de ses contemporains. Le 24 septembre 1974, elle était également présente lors du festival «Rumble in the Jungle», dont James Brown était la tête d'affiche, organisé à Kinshasa en prélude au combat de boxe qui opposait Mohamed Ali et George Foreman. Pendant 3 décennies, Martha High a donc été témoin des grandes heures de «L'épopée des Musiques Noires». 

© Blue Note Club - New York
Maceo et Martha.
© Blind Faith Records

Si ce long chapitre de sa destinée continue forcément d'occuper une place non négligeable dans ses souvenirs, Martha High veut aujourd'hui aller de l'avant. En rejoignant, le 7 janvier 2000, la formation du saxophoniste Maceo Parker (ancien partenaire de James Brown), elle indiquait clairement que l'humeur funk ne la quittait pas mais qu'il était temps, pour elle, de tourner la page et de s'octroyer un espace de liberté créative. Le XXIe siècle devait impérativement représenter le début d'une nouvelle vie artistique. Animée par cette intime conviction, Martha High prit donc le risque de faire paraître ses propres albums.
 
«Singing for the good times» est le fruit de ce travail introspectif et nécessaire. Ce nouveau disque, enraciné dans la grande tradition soul sudiste héritée des disques Stax, confirme le talent indéniable de la dame et valide, de manière évidente, son statut patrimonial au cœur de la culture noire américaine.
 

Preuve de son attachement à la source originelle, Martha High donnera quelques concerts en France, cet été, soutenue par «The JB's Original James Brown Band», en d'autres mots, les anciens musiciens du «Godfather of Soul». Voilà qui devrait enthousiasmer les gardiens de la flamme et permettre à Martha High de faire connaître, au passage, son nouveau répertoire.  
 
Rendez-vous le 12 juillet à Trélazé, le 13 juillet à Vienne et le 16 juillet 2016 à Cahors.
 
Martha High sur le site de Blind Faith Records
  

EM Image: Musique - Martha High - bannière - Singing for the good times - version EM