2. Hommage à Cesaria Evora

Hommage à Césaria Evora, la diva aux pieds nus qui fit rayonner le Cap Vert dans le monde entier.

Cesária Évora est née le 27 août 1941 à Mindelo au Cap Vert, ancienne colonie portugaise. Sa mère, Dona Joana, est cuisinière dans les familles de riches blancs. Son père, Justino da Cruz Évora, pratique le violoncelle, le cavaquinho, la guitare et le violon. Il permet surtout à sa fille, grâce à ses relations artistiques, de fréquenter les plus grands musiciens du pays. A 16 ans, elle rencontre l'amour : Eduardo est marin, vaguement guitariste. Entre autres choses, il initie la jeune fille à quelques subtilités d'interprétation, et l'incite à se produire dans bars et cafés, du quartier interlope de Mindelo. Cesária est âgée de 20 ans lorsqu'elle croise la route de Gregorio « Goy » Gonçalves. Ce musicien émérite (l'un des plus fins guitaristes du pays) lui permet de se produire sur les ondes de la radio locale.
Au début des années 70, la chanteuse est une vedette incontestable de l'archipel. Après l'indépendance du pays en 1975, elle plonge dans une longue dépression, persuadée que sa musique ne la nourrira pas. Il faut attendre la fin des années 80 pour que sa carrière soit relancée, grâce à José Da Silva, directeur du label Lusafrica. Le succès se construit doucement et, en 1993, elle remplit l'Olympia. Dès lors, la machine est lancée et elle enchainera disques et tournées dans le monde entier. Elle sera souvent décorée : disques d'or, Grammy Awards, Légion d'Honneur pour ses disques toujours bouleversants.