Session live avec Olivia Flowers et Johan Papaconstantino, du Deep South au Pirée ou Marseille

Olivia Flowers (photo Julien Joyeux-Vittoriani) et Johan Papaconstantino (photo Marie Deteneuille). © Julien Joyeux-Vittoriani/ Marie Deteneuille

Olivia Flowers Cd Incandescence
Née en Caroline du Sud, aux États-Unis, Olivia Flowers a vécu une enfance musicalement ancrée dans le gospel et le rhythm’n’blues du Deep South. Devenue chanteuse et auteure, elle poursuit la voie de tant de Noirs américains avant elle et s’installe à Paris, ville monde, pour créer son premier opus de titres originaux. La soul suintant de sa peau, elle la mixe aujourd’hui de reggae et de blu-dub. Grâce à ses paroles poignantes et engagées, son chant authentique et sans inhibition, ses mélodies riches et sensuelles, son œuvre distille un groove nouveau et unique. Conviction et profondeur caractérisent cette artiste, pour qui Paris est une "inspiration perpétuelle".

- Olivia Flowers page Facebook

- Olivia Flowers vidéo Unda Wata

© RFI/Laurence Aloir
Olivia Flowers et William Camara à RFI.

Johan Papaconstantino Cd Contre-Jour
Cela pourrait être un lever du jour sur les rives du Bosphore ou un coucher de soleil posé dans les calanques à la pointe de Marseille.

Une balade plus intense dans le port du Pirée. Ou tout simplement les états d’âme, de cœur et de fête, d’un jeune homme autodidacte peignant dans son atelier de Saint-Ouen, 93, parisien, exilé marseillais. À vrai dire, c’est un peu de tout ça que l’on vit, que l’on ressent quand on écoute la nouvelle, jeune, brillante, sexy musique de Johan Papaconstantino. Johan est souple. Il connaît son corps qui s'exprime posément. On entend cette légèreté organique et c'est sur elle que nous allons nous transporter, planer, nous abandonner. La musique de Johan Papaconstantino fait ralentir le monde grâce à sa poésie saccadée, nonchalamment portée par son flow (parfois) soigneusement autotuné. Johan nous invite dans son voyage sensuel, alors, avec délectation, on grimpe sur son micro, son pinceau - on ne sait plus trop - et langoureusement, on se laisse aller. Musique consciente. On reste en éveil dans ces contes tissés d'horizons sans frontière, kaléidoscopiques. Kalos pour beau, eidos pour image et skopein pour regarder. En témoigne Lundi, son nouveau morceau, hymne instantané, présent sur l'EP Contre Jour (réunissant toutes ses précédentes chansons), dont le clip dépeint avec un regard bienveillant mais lucide une scène typique d’un mariage grec.

La musique de Johan Papaconstantino, c’est la vie, c’est votre vie, c’est notre vie. On y sourit, on s’aime, on s’engueule, sans la moindre naïveté mais toujours en dansant, bras en l’air, à l’orientale, chantant haut, fort, à tue-tête : "Pourquoi chérie tu cries, pourquoi mon cœur tu pleures ?". Sur scène comme sur clip, Johan se présente entièrement à son public, libre, fort, en artiste total. Accompagné de sa guitare, son bouzouki et de ses machines, il donne une seconde vie, tel un Ulysse moderne, au Rebetiko, la musique de son enfance, celle de ses parents, mais surtout celle des bas-fonds d’Athènes des années 30, chantés par une génération des Grecs de Turquie chassés de chez eux. Johan porte son héritage grec comme un savant, respectueux et libre, au plus près de sa propre nature. Comme l'ont fait ces musiciens grecs bravant les interdits d’une dictature pour pouvoir chanter la vie…

Vaillamment, Johan s'est donc fabriqué son monde. La nature y est un poil trippée, l’Orient raisonne et la langue dessine le paysage.
Johan Papaconstantino peint comme il chante, et chante, compose, produit en autodidacte, comme il manie son pinceau.

- Johan Papaconstantino site

-Johan Papaconstantino vidéo J’aimerai

© RFI/Laurence Aloir
Olivia Flowers, William Camara et Johan Papaconstantino à RFI.

Titres interprétés
Live 1 Johan Papaconstantino J’aimerai
Live 2 Olivia Flowers On My Mind
CD Johan Papaconstantino J’sais pas
Live 3 Olivia Flowers Unda Wata
Live 4 Johan Papaconstantino Pourquoi tu cries
CD Olivia FlowersWhat You want

Musiciens
Olivia Flowers, chant
William Camara, guitare
Johan Papaconstantino, chant, bouzouki.

Facebook/Twitter édition