#Session Live Maïa Barouh et Badume’s Band & Selamnesh Zéméné

Badume’s band & Selamnesh Zéméné (Innacor) et Maïa Barouh (Saravah). © Innacor / Saravah

2 sessions live au menu de l’émission, la 1ère avec l’artiste franco-japonaise Maïa Barouh, à l’occasion de la sortie des clips Tokyo Ondo et Sushi. L’album Aïda (Entre 2 en japonais) est attendu en 2022.

© Saravah
Tokyo Ondo.

 

Chanteuse, flûtiste, auteure, compositrice et arrangeuse franco-japonaise. 

Maïa est une artiste unique mélangeant les chants ancestraux japonais avec du  rap franco-Japonais, groove, electro, chanson avec une grande liberté.

L’une de ses particularités est sa grande technique vocale – largement inconnue  provenant d’une île au sud du Japon qu’elle associe à sa flûte traversière, percussive et insolente.

La presse allemande la nomme "la Shaman punk!"

Maïa a cette capacité exceptionnelle à réaliser des mélanges improbables. C’est de là que naît son style inimitable et reconnaissable.

Bercée par la musique dans le sillage de son père Pierre Barouh, Maïa se met très tôt aux instruments comme le piano, la guitare et la percussion. Mais, la flûte a été sa première arme pour affronter le métier.

Elle débute sa carrière à 16 ans dans l’underground tokyoïte en jouant de la flûte dans des groupes de rock, saxophone dans une fanfare de rue japonaise, accompagnant  drag-queens, danseurs strip-teaseurs, des musiciens griots guinéens, brésiliens…. Avant de monter son propre groupe fondé de basse électrique et percussions, où son chant deviendra central avec lequel elle enchaînera des concerts et tournées dans toutes l’archipel.

Après 11 ans de carrière au Japon la rencontre et collaboration avec le célèbre producteur Martin Meissonnier (Fela Kuti, Robert Plant & Jimmy Page, Khaled, Don cherry, Manu Dibango..) la fera venir à Paris pour réaliser l’album Kodama qui la fera tourner dans toute l’Europe, pendant 5 ans, avant de préparer son tout nouveau projet "AIDA". AIDA veut dire entre deux en japonais. C’est un album évoquant son identité franco-japonaise, le racisme asiatique, l’exode et le féminisme.

Produit par Maïa sur plusieurs années, réalisé par MAJiKer (producteur anglais connu par son travail avec Camille ou Berywam). Le coeur de sa recherche a été de composer à partir de sa base qui est le chant et la flûte et trouver une manière naturelle de mélanger ses deux langues en travaillant avec la rappeuse  Elea Braaz, pour trouver la justesse des mots français sur des mélodies ancestrales japonaises, ou faire sonner du français comme du japonais sur un rap.

En même temps que la sortie de son nouveau single et clip stupéfiant de TOKYO ONDO qui a fait plus de 50 000 vues en 1 semaine, Maïa se challenge à nouveau pour la scène. Contrairement à son album produit avec des sonorités electro, elle décide de se lancer seule en guitare voix car oui, personne le sait mais Maïa joue aussi de la guitare et a un sacré style rock, groove avec des sonorités des fois brésiliennes !

Vous pouvez la voir se produire à Paris et dans ses régions. Vous pouvez aussi voir Maïa sur scène avec le projet "L’Ultrabal" orchestré par Fixi ainsi que sur le spectacle de danse “Vestige” de la danseuse chorégraphe franco-japonaise Satchie Noro. Avec sa grande expérience de la scène, sa folie, son énergie volcanique et sa musicalité sans frontières, Maïa Barouh nous emmène au cœur de ses racines où mélancolie et transe, groove et musique électronique, rap et chant ancestraux se côtoient, et saisit le public par sa voix qui vous prend aux tripes !

© Laurence Aloir/RFI
Maïa Barouh à RFI.

 

Titres interprétés par Maïa Barouh (guitare-voix) à RFI

- Tokyo Ondo voir le clip

- Sushi.

 

Mini playlist de Maïa Barouh

La Chica Ratas voir le clip

- Iara Renno Mama-Me voir le clip.

 

© Innacor
Badume’s Band et Selamnesh Zéméné.

 

Puis nous recevons Badume’s Band & Selamnesh Zéméné pour la sortie de l’album Yaho Bele / Say Yeah et Bertrand Dupont du label Innacor.

 

Le son Badume’s Band et le nouvel album Yaho Bele / Say Yeah (Innacor).

 

Révélé par la grande voix d’Éthiopie Mahmoud Ahmed, le Badume’s backing band breton de la légendaire voix d’Éthiopie arrange aussi depuis près de 10 ans les chansons de la jeune diva Selamnesh Zéméné. Révélation du WOMAD UK 2018. Selamnesh Zéméné & Badume’s Band présentent aujourd’hui un nouveau répertoire issu des pépites du patrimoine ancien de la communauté Azmari de la Région de Gondar d’où vient la jeune chanteuse.

© Laurence Aloir/RFI
Selamnesh Zéméné avec Bertrand Dupont, Rudy Blas et Antonin Volson à RFI.

 

Selamnesh Zéméné appartient à la communauté nomade Azmari de la région de Gondar dans les Hauts Plateaux à 750 kms d’Addis Abeba. Chanteurs et musiciens éthiopiens comparables à nos bardes, les Azmaris se produisent souvent dans des bars que l’on appelle azmaribet. Ces artistes sédentarisés sont réputés pour leurs talents d’improvisation des paroles et leur humour persifleur. Les azmaris sont des véritables colporteurs de la mémoire collective et jouent un rôle primordial dans la transmission des musiques populaires éthiopiennes.

C’est au Fendika, azmaribet dirigé sous la direction artistique du génial danseur Melaku Belay que Selamnesh fait chanter et danser le tout Addis. Elle participe au collectif artistique du célèbre azmaribet et collabore à de nombreux projets internationaux.

"Dans les années 60, Morvan Lebesque, journaliste au Canard enchaîné, se demandait dans un retentissant essai : Comment peut-on être breton ? (Seuil). Aujourd’hui on pourrait répondre à cette question en évoquant le BADUME’S BAND, un groupe de musiciens bretons formés au répertoire traditionnel, qui se sont intéressés à la musique éthiopienne avant d’accompagner les grands maîtres du groove éthiopien sur les scènes internationales », Patrick Labesse, Le Monde août 2011.

BADUME’S BAND est un véritable passeur de cette culture musicale éthiopienne en Occident. Pris d’amour pour ce genre musical original mais un peu oublié qu’est l’éthio-groove, ce groupe atypique originaire de Bretagne, s’est mis en tête de recréer l’atmosphère de l’Addis-Abeba des année 60 et 70, lorsque la capitale africaine tourbillonnait au son du twist, de la soul et du rythm’n’blues.

Amené par la voix du chanteur Eric Menneteau, qui a appris l’amharique de lui-même, le Badume’s Band revisite depuis 2005 l’âge d’or de la musique éthiopienne avec une maestria jubilatoire.

Aklilu Zewdié clarinettiste et directeur du Conservatoire d’Addis Abeba rencontré lors d’une toute première résidence en France, présente très vite le Badume’s Band à la star éthiopienne Mahmoud Ahmed. Ce dernier n’est pas moins que l’inventeur de ce genre musical propre à l’Éthiopie des 70’ : une mélopée lancinante et hypnotisante entre groove, jazz et tradition, appuyée de cuivres langoureux et vigoureux, et d’une langue aux intonations saccadées. Bref, il est à l’Éthiopie ce que Fela Kuti est au Nigeria : un mythe. Pour le Badume’s Band, c’est le début d’une longue amitié et collaboration.

© Laurence Aloir/RFI
Badume’s & Selamnesh à RFI.

 

Titres interprétés :

- Yé’Ambassel Mare Live RFI

- Laliye Laliye extrait de l’album Yaho Bele

- Bati Ketemawu Live RFI.

 

Musiciens

- Sélamnesh Zéméné, chant

- Rudy Blas, guitare

- Antonin Volson, batterie.

 

Son : Benoît Letirant et Fabien Mugneret.