#SessionLive x 2 avec Maïa Barouh et El Comunero

Maïa Barouh et El Comunero. © Saravah / Tu veux qu'on en parle

Notre 1ère invitée est l’artiste franco-japonaise Maïa Barouh qui sort un nouvel album Aïda chez Saravah.

Chanteuse, flûtiste, auteure, compositrice et arrangeuse, Maïa Barouh est une artiste unique mélangeant les chants ancestraux japonais avec du rap franco-japonais, groove, électro, chanson avec une grande liberté. L’une de ses particularités est sa grande technique vocale - largement inconnue provenant d’une île au sud du Japon qu’elle associe à sa flûte traversière, percussive et insolente. La presse allemande la nomme «la Shaman punk!» Maïa a cette capacité exceptionnelle à réaliser des mélanges improbables. C’est de là que naît son style inimitable et reconnaissable.

Bercée par la musique dans le sillage de son père Pierre Barouh, Maïa se met très tôt aux instruments comme le piano, la guitare et la percussion. Mais, la flûte a été sa première arme pour affronter le métier. Elle débute sa carrière à 16 ans dans l’underground tokyoïte en jouant de la flûte dans des groupes de rock, saxophone dans une fanfare de rue japonaise, accompagnant drag-queens, danseurs stripteaseurs, des musiciens griots guinéens, brésiliens.... Avant de monter son propre groupe fondé de basse électrique et percussions, où son chant deviendra central avec lequel elle enchaînera des concerts et tournées dans tout l’archipel.

Après 11 ans de carrière au Japon, la rencontre et collaboration avec le célèbre producteur Martin Meissonnier (Fela Kuti, Robert Plant & Jimmy Page, Khaled, Don Cherry, Manu Dibango...) la fera venir à Paris pour réaliser l'album «Kodama» qui la fera tourner dans toute l’Europe, pendant 5 ans, avant de préparer son tout nouveau projet «AIDA». AIDA veut dire entre deux en japonais. C’est un album évoquant son identité franco-japonaise, le racisme asiatique, l’exode et le féminisme.

© Tijana Feterman
Maïa Barouh.

 

Produit par Maïa sur plusieurs années, réalisé par MAJiKer (producteur anglais connu par son travail avec Camille ou Berywam), le coeur de sa recherche a été de composer à partir de sa base qui est le chant et la flûte, et trouver une manière naturelle de mélanger ses deux langues en travaillant avec la rappeuse Elea Braaz, pour trouver la justesse des mots français sur des mélodies ancestrales japonaises, ou faire sonner du français comme du japonais sur un rap.

En même temps que la sortie de son nouveau single et clip stupéfiant de TOKYO ONDO qui a fait plus de 50 000 vues en 1 semaine, Maïa se challenge à nouveau pour la scène. Contrairement à son album produit avec des sonorités électro, elle décide de se lancer seule en guitare voix car oui, personne le sait, mais Maïa joue aussi de la guitare et a un sacré style rock, groove avec des sonorités des fois brésiliennes ! Vous pouvez la voir se produire à Paris et dans ses régions.

Avec sa grande expérience de la scène, sa folie, son énergie volcanique et sa musicalité sans frontières, Maïa Barouh nous emmène au cœur de ses racines où mélancolie et transe, groove et musique électronique, rap et chant ancestraux se côtoient, et saisit le public par sa voix qui vous prend aux tripes ! 

© Taguy M'Fah Traoré/RFI
Maïa Barouh, Delphine Langhoff, Aksel Bahouche et Laurence Aloir à RFI.

 

Titres interprétés au Grand studio

- Hafu Live RFI voir le clip 

- Ringo, extrait de l’album Aïda voir le clip 

- Tokyo Ondo Live RFI voir le clip. 

 

Line Up : Maïa Barouh, chant, Aksel Bahouche, claviers, machines, Delphine Langhoff, batterie.

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.

► Album Aïda (Saravah 2022).

Maïa Barouh à lire sur RFI Musique (2015).

© Benoît Gatti
El Comunero.

 

Puis, nous recevons El Comunero pour la sortie de l’album Raices y Semillas.

Tomas Jimenez est auteur-compositeur et interprète. Chanteur et multi-instrumentiste (cordes et percussions), il officie au sein du groupe EL COMUNERO, qu’il constitue en 2008 en hommage à son grand-père, combattant Républicain Espagnol. Le groupe sort son 5ème album Raices y Semillas.

Dès 1998, il a créé le groupe de chanson française L’AIR DE RIEN avec qui il fera ses premières armes sur les scènes de France, d’Espagne, de Suisse et de Belgique et avec qui il enregistrera notamment deux chansons avec les OGRES DE BARBACK (un million d’enfants, la route du rom).

Il collabore également avec de nombreux artistes comme en 2013, où il se produit sur scène et enregistre un mini-album avec le groupe ZEBDA pour un hommage à Victor Jara, ou sur l’album hommage à Mano Solo des Hurlements d’Léo paru en 2015 et l’album Mondial Stéréo de HDL.

Il compose des musiques de documentaires (Angel, une enfance en exil, La traversée solidaire, etc.), de pièce de théâtre (Fragments d'Exil) et de films d'animation (Boléro-Paprika pour lequel il obtient le prix de la meilleure bande-son de court métrage animé au festival international «Voix d'étoiles 2018», Par-dessus tout, Rojava...).

Il anime également, depuis plusieurs années, des ateliers d'écriture en milieu scolaire, en milieu carcéral ou auprès de réfugiés notamment avec la CIMADE.

Il est aussi auteur de nouvelles (dans les recueils Brigadistes aux éd. du Caïman en 2016, 1917, Octobre Rouge Nouvelles Noires aux éd. Arcane17 en 2017, Des Nouvelles de Mai 68, éd. Du Caïman en 2018), MAUVAISE REPUTATION aux éd. Arcane17, Une Plongée dans le Noir à paraître en 2023 aux éditions M+, et de contes pour enfants (Mondial stéréo, livre/disque des Hurlements d'Leo paru en oct. 2019).

© Laurence Aloir/RFI
Thomas Jimenez et Jocelyn Gallardo à RFI.

 

Titres interprétés au Grand studio

- La Balade de Cara Quemada Live RFI

- Rosario dinamitera, extrait de l’album Raices y Semillas

- Destellos de Esperanza Live RFI.

 

Line Up : Thomas Jimenez, chant, guitare), Jocelyn Gallardo, accordéon.

Son : Benoît Letirant et Fabien Mugneret

► Album Raíces y Semillas (Tu Veux Qu’on En Parle 2022)

chaîne YouTube El Comunero.