Raspigaous : un « Nouvel R » toujours aussi contestataire

Le groupe de reggae marseillais Raspigaous. © RFI

20 ans après sa création, le reggae big band marseillais Raspigaous est de retour avec un 4e album, bien décidé à souffler un « Nouvel’R » toujours aussi festif et contestataire. Avec Léo, le chanteur du groupe, Hortense Volle nous invite à une visite guidée – et en audio 3D – de Marseille, l’une des capitales mondiales du reggae. Un podcast original à écouter au casque.

Après Kingston, Londres ou Abidjan, Marseille se flatte d'être l’une des capitales mondiales du reggae. Et si les Marseillais vénèrent le reggae roots des origines, ils y ajoutent leur sauce : de la tchatche, assurément, avec Jo Corbeau, de l’électro avec le Watcha Clan, des chants en anglais, mais aussi en français et en arabes avec Gang Jah Mind ou encore de l'humour – toujours-  avec Raspigaous.

Dès 1999 et son 1er album, Chaud Time, un indispensable dans le paysage reggae Français, Raspigaous symbolise une musique festive et revendicative avec des hymnes comme Mois d'août, Marseille et, bien sûr, Vitrolles.

« Ouyep ! Ouyep !

J'en appelle à la banderole

Ouyep, manifestez, on nous a volés Vitrolles

Car il est un microbe qui ne cessera de progresser

Un virus ignoble qui paralyse les gens et leurs idées

Certains un peu aveuglés et n'ayant pas l'esprit précoce

Croyaient voir venir la paix, l'attendaient d'un appétit féroce

Regardez-les, ils ont encore la bouche ouverte

Ils attendront longtemps avant la triste découverte

Certains n'amènent rien, ne changent rien, mais font leur possible

Si d'autres sont filous, en tout cas, ils laissent les gens paisibles

Que voulez-vous que fassent un mafioso et une folle ?

 Qu'on se le dise c'est pas eux qui rendront belle Vitrolles

Réagissons ! Il faut faire opposition !

Réagissons ! N'agissons plus comme des moutons ! »

Aujourd’hui, le reggae big band marseillais est de retour avec 4e album, bien décidé à souffler un Nouvel’R toujours aussi contestataire. 

Avec Léo, le chanteur des Raspi, connu pour ses célèbres phases de scat directement inspirées du chanteur jamaïcain Barrington Levy, SessionLab vous invite à une visite guidée au sein du reggae marseillais. Une visite qui commence au Labo Klandestino, le studio où Léo nous a donné rendez-vous…

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Titres diffusés dans le podcast :

Extraits de l’album Chaud Time (Raspigassos - 1999) : Vitrolles, Mois d’août, Le chant des Cigales, Marseille.

Extraits de l’album Chiens des quais (Ailissam / Raspigassos – 2002) : Le panier, Vitrolles 2

Extraits de Mauvaise herbe (Arcenic / Boucan prod - 2005) : Le rasta, Chars et Soldats, Ville de fous

Extraits de Nouvel R (La vieille montagne- 2019) : On lâche, lâche rien, Marsilia, C’est ça l’idée, Lève toi, Le son de la basse, Prélude, Cours.

Joe Corbeau : La bouillabaisse, J’aime l’OM

Archives : RFI_INA avec le concours de la sonothèque de RFI

Au cours de notre conversation Léo a évoqué :

Le groupe marseillais Massilia Sound System. 

Le morceau qui, pour lui, a été une révélation : Here I come de Barrington Levy (1985)

Mais aussi : Eek-A-Mouse and the Sagittarius Band Live Reggae Sunsplash 198