L’afrobeat mandingue de Balaphonics ‎

La joyeuse bande constituant Balaphonics © Mathieu Choinet

Avant la sortie d’un nouvel EP pour l’automne, Balaphonics signe un single intitulé A taraa. Avec son mélange d'afrobeat et d'afro-jazz, ce brass band français a invité le griot Moriba Diabaté. Une voix qui donne une nouvelle esthétique à l’ensemble.

Ils ne sont pas moins de quatorze musiciens ! Sousaphone, saxophones baryton et ténor, trombone, trompette… Une section de cuivres impressionnante à laquelle s’ajoute un balafon, constitue l’ossature musicale de Balaphonics. Ce brass band français a pour volonté de mêler la puissance festive d'une fanfare funk aux sons d’un instrument venu d’Afrique de l’ouest. L’afrobeat combattant du Nigéria, le high-life dansant du Ghana, le bikutsi camerounais ou la musique mandingue d’Afrique sont autant d’influences que cette belle bande d’artistes a infusé dans la soul, mixé à du jazz et greffé sur un funk explosif. Après la sortie d’un LP en 2016, elle revient avec un nouvel EP intitulé Balamako à paraître à l’automne. En attendant, le groupe vient de signé un single titré A taraa accompagné d’un clip tourné à Bamako dans le fameux studio Bogolan fondé par feu Ali Farka Touré. Un morceau sur lequel figure un invité de marque le griot Moriba Diabaté. Sur scène, ce groupe propose un groove volcanique qui ne peut laisser le public insensible. En un mot, Balaphonics est une machine bien huilée et haute en couleurs avec un dresscode lumineusement vintage.

 

 

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