Noah fait la fête

Yannick Noah met à profit sa popularité auprès des jeunes, pour continuer son action au sein des Enfants de la Terre. Au Zénith de Paris, ce 27 mai, à deux jours du début du tournoi de Roland-Garros, Yannick et ses amis, joueurs et artistes ont fait la fête pour la bonne cause.

Tennis-concert pour les Enfants de la Terre.

Yannick Noah met à profit sa popularité auprès des jeunes, pour continuer son action au sein des Enfants de la Terre. Au Zénith de Paris, ce 27 mai, à deux jours du début du tournoi de Roland-Garros, Yannick et ses amis, joueurs et artistes ont fait la fête pour la bonne cause.

Les enfants et leurs parents sont venus pour ça : voir leur tennisman favori, Yannick Noah, jouer sur une scène de spectacle: ils se sont donc régalés tandis que leur chouchou jouait au football-tennis avec ses copains de court mobilisés pour la bonne cause: le brésilien Gustavo Kuerten, Henri Leconte, Mansour Bahrami, Carlos Moya ou encore le buteur français Jean-Pierre Papin. Avec une ambition affichée pour cette 7ème édition de ce tennis-concert : réunir des fonds pour l'association "Les enfants de la Terre" que parraine Yannick Noah. Depuis 1988, cinq "maisons-tendresse" ont ouvert leurs portes pour accueillir des enfants sans foyer ou isolés de leur famille, ou tout simplement des enfants dont l'horizon n'est que béton et grisaille.

Sport et musique

"Olha que coisa mais linda, mais cheia de graça...", repris par les trois soeurs brésiliennes de Trio Esperança, parées de colliers de fleurs, très vite rejointes par Carole Fredericks. Le trio devient alors quatuor. La chanteuse afro-américaine, dont l'apparition fait grimper l'applaudimètre, s'empare du couplet en anglais de cette fameuse "Garota de Ipanema", tube planétaire de Vinicius de Moraes et de Antonio Carlos Jobim. Carole Frédericks qui accompagna un temps les tournées de Jean-Jacques Goldman, poursuit maintenant une carrière solo. La soirée, diffusée sur Eurosport, est présentée par Laurent Boyer, intarrissable sur les "surprises" à venir et rappellant au passage que cette fête du Zénith fera vivre une des maisons-tendresse pendant un an. Dans un joyeux brouhaha, course poursuite après des ballons jaunes et bleus, il en est un qui s'amuse comme un fou, c'est bien Yannick Noah. Pieds nus, en bermuda jaune, le bob sur la tête, il ne cessera tout au long de la soirée de faire des bonds de Marsupilami. L'occasion lui en est donnée dès son premier duo avec Zazie pour l'électrique "New-York avec toi" de Téléphone, accompagnés par la guitare de Jean-Louis Aubert en personne. On a alors la certitude que Yannick Noah a lui aussi écouté ce titre en boucle. Heureux aussi, les dread-locks en bataille, de pouvoir s'éclater sur "Un autre monde" par un Jean-Louis Aubert toujours aussi convaincant. Un autre duo, celui formé par Jérome Cotta et Jane Birkin (se dandinant, l'air toujours faussement débraillée), qui reprennent une chanson de Serge Gainsbourg ou encore Zazie et Jane dans la gadoue. Enfin des trios plutôt réussis comme celui de Joseph et Moïse, de Tribal Jam et Anggun, superbe voix, et leur très belle reprise de “Past Time Paradise" de Stevie Wonder.

Il est là, Renaud, pareil à celui qui inaugurait ce même Zénith en 1986. Le même perfecto, les mêmes tiags, la bedaine en plus. Elle est là aussi, la chanson qui lui colle à la peau "Marche à l'ombre" dont adultes et enfants reprennent par coeur les paroles. Toujours modeste, remercie infiniment avant d'appeler son pianiste Alain Lanty, pour une chanson que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : "Mistral Gagnant".

Avant que ne le rejoignent Manu Dibango et son saxo pour une énième version de "Soul Makossa", suivi d'une des surprises annoncées, la présence du cow-boy Jean-Jacques Goldman interprétant un tonique "Knockin' on heaven's door" en duo avec Carole Frédericks.

Enfin, la touche insolite de cette soirée est venue du joueur de tennis iranien Mansour Bahrami qui essaie d'interpréter une chanson de son pays mais difficile de rester sérieux quand derrière son dos Yannick danse la biguine puis défait un à un les boutons de la chemise de l'ancien international de tennis pour laisser apparaître son torse brun et velu.

Photos : Pierre René-Worms