Lofofora

Le sixième album de Lofofora, les papes du punk hard-core métal à la française fait une nouvelle fois étalage d’une constance infaillible. Grosses guitares, regard acide sur le monde, avec une énergie sans compromis. Ils livrent l’un de ses forfaits les plus violents.

Mémoire de singes

Le sixième album de Lofofora, les papes du punk hard-core métal à la française fait une nouvelle fois étalage d’une constance infaillible. Grosses guitares, regard acide sur le monde, avec une énergie sans compromis. Ils livrent l’un de ses forfaits les plus violents.

Un nouveau Lofo c’est toujours l’assurance d’en avoir pour son argent. Plus de quinze ans d’existence et une ligne de conduite tout en bruit et en furie ont forgé un ton. Reuno, chanteur longiligne à la voix de mammouth et auteur de la majorité des textes s’est fait une spécialité d’une écriture cynique, teigneuse avec ce sens du mot juste teinté d’autodérision.

Mémoire de singes poursuit donc son travail de dénonciation des systèmes qui dictent, écrasent et jettent. Coup de tête à la religion (Dernier jugement), coup de dent à la politique (Tricolore), coup de manivelle aux exploiteurs (Torture, avec la collaboration de King Ju des Stupeflip qui signe aussi la pochette), le groupe aborde aussi sans fioriture les destins tragiques des immigrés venus chercher leur salut dans les pays riches (La Belle Vie)

Enregistré au Studio des Milans, fief des métalleux de Gojira, Lofofora revient dans la forme à une musique frontale tendue à l’extrême. Le couple guitare/batterie, cette dernière excellente, lève rarement le pied et gagne en percussion (Torture, Tricolore, Nobody’s perfect) ce qu’il perd un peu sur la longueur en inspiration.

Lofofora Mémoire de singes (At(h)ome) 2007
En tournée en France