Disparition de Lucky Dube

Une des stars du reggae africain, Lucky Dube, est mort ce 18 octobre dans des circonstances très violentes à Johannesburg en Afrique du Sud. Il était âgé de 43 ans.

Mort violente à Johannesburg

Une des stars du reggae africain, Lucky Dube, est mort ce 18 octobre dans des circonstances très violentes à Johannesburg en Afrique du Sud. Il était âgé de 43 ans.

Dans la banlieue de Johannesburg, Lucky Dube a essuyé le 18 octobre dernier les tirs de malfaiteurs qui tentaient de lui voler sa voiture. Il est mort sur le coup. L'Afrique du Sud perd un de ses musiciens les plus connus dans le monde.

Lucky Dube est né dans le Transvaal. Il débute sa carrière, en se lançant dès 1979 dans le "mbaqanga", un style de musique zouloue traditionnelle. Cinq disques plus tard, alors qu'il a déjà acquis une certaine notoriété, il enregistre son premier disque reggae, Rastas never die. Même si ce disque ne rencontre que peu de succès, Lucky décide de continuer sur cette voie avec Think about the children. Moins confidentiel que le précédent, cet album sorti en 85, met Lucky Dube sur l'orbite de la reconnaissance nationale puis internationale. Au cours de sa carrière, il aura enregistré plus d'une vingtaine d'albums dont le fameux House of exile en 91 et le dernier en 2006 Respect. De nombreuses tournées en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis lui permirent d'accroître sa notoriété. On le vit sur scène avec Céline Dion, Sting ou Peter Gabriel.

Saluant un artiste "exceptionnel et réputé dans le monde entier", le président Thabo Mbeki a présenté ses condoléances à sa famille. "Nous devons pleurer la mort d'un Sud-Africain exceptionnel et nous engager à tous agir ensemble pour combattre le fléau de la criminalité, qui a emporté tellement de vies, et continue de le faire chaque jour", a-t-il ajouté. (AFP 19/10/2007)

Alors qu'il affichait un mode de vie (sans alcool ni drogues) allant à contre courant des us et coutumes de son milieu, Lucky Dube longtemps engagé dans la lutte anti-apartheid, prônait le respect : "Nous avons essayé l'amour, l'unité, la camaraderie, mais ça ne semble pas beaucoup marcher pour nous. Il faut du respect, parce que c'est ce dont le monde a besoin maintenant." (AFP 2006). Las, la réalité sociale de l'Afrique du sud l'a rattrapé brusquement. 

Voir aussi sur le site actu de RFI  : L'Afrique du Sud pleure sa star du reggae, un article de Valérie  Hirsch